XV- 49. Créateur des mondes corporels. Etre pur
50. Où doit être la place de celui qui a porté (seul) Ç) un corps mort ?
(*) Spiegel et Justi pensent que ce § fait allusion aux pleurs et aux lamentations que les peuples sémitiques prodiguaient autour des cadavres; mais ils n’apportent aucune preuve à l’appui de cette supposition. Ils auraient pu arguer d’une condamnation du même genre prononcée par les lois indiennes (Voy. Yàjnavaïhya, III. 11). Mais encore faudrait-il démontrer que le § 37 se réfère réellement à cet usage. Il n’est pas à supposer que le Vendidâd condamne cette coutume en termes voilés et indirects. Il est donc plus probable que ce passage peint la vie misérable que mènent les personnes de mauvaise conduite rejetées par leurs familles.
(2) Le texte conserve avec soin l’homophonie des verbes opposés.
(3) Voy. Introd. gén. Le mot Naçus signifie proprement cadavre (comp. vsxùç, nex). La Naçus est donc la Druje des cadavres et l’une des plus redoutables de l’enfer mazdéen.
(i) Etnon: visage, car l’ensemble démontre l’énumération des ouvertures du corps. L’étymologie serait pa:ïig'a»'(pratisvar).Cp.YeshtXl. Peut-être le paftwgar est-il le canal auditif ou le pavillon extérieur.
(6) Comparez IV. 131.
(®) Ou mieux se jette dessus en criant; interprétation qui ne manque pas de probabilité et quela comparaison avec le néo-persan autorise. — On pourrait aussi traduire § 46 : du nez souillé par la Naçus (c.-à-d. du mort) de l’œil, etc., la Druje s’élancera pour se jeter sur les ongles des porteurs; La construction grammaticale serait par là mieux suivie.
(^) Le texte ne contient pas le mot seul ; mais il est évident qu’il est nécessaire au sens, car ce passage n’est qu’une continuation du précédent; la traduction pehlvie l’ajoute également, Comp. Ardâ- Viraf Namêh ch. XXXVIIl. 6, où il est parlé du Khadukbar, porteur isolé.
FARGARD III.
51 . Ahura-Mazda répondit : ce doit être à l’endroit le plus aride de cette terre, et le plus dénué de plantes ;