‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 118 sur 686 · Lorsqu’il est pétri (^), alors les devas périssent · texte numérisé non relu

Lorsqu’il est pétri (^), alors les devas périssent

109. C’est pourquoi les dévas assiègent les demeures, principalement pour (empêcher la production de) ce blé.

110. L’abondance du grain les fait fuir comme si on les frappait d’un fer brûlant à la bouche (^).

XXXIII-111. Pour cette raison que l’on récite ce manthra (®) :

(1) Litt. : Qu’est-ce qui est le développement de la loi.

(2) Les commentaires n’éclaircissent point ces trois §§(102-104). Spiegel transcrit simplement les mots zends paiti stàna^&tc. Cependant, les gloses pehlvies mettent sur la voie d’une explication très-plausible. Ces trois §§ se rapportent aux deux précédents, 102 à 100; 103 à 101 ; ils signifient : celui qui produit du blé, étend la loi sainte de cent pieds; il la fortifie comme est fortifié un enfant qui reçoit mille fois le lait de sa mère. — Il l’engraisse (il la développe, la fait prospérer) comme le ferait la manducation de deux mille victimes de sacrifice ; ou lui attire les bénédictions que ces offrandes procurent.

(3) Le sens deces quatre § est également incertain. Spiegel, pour certains mots, s’en tient àla version pehlvie, la rejetant pour le reste, ainsi que ses explications. Mais nous ne voyons pas en quoi les unes sont plus sûres que les autres. Nous n’avons d’autre guide ici que l’étymologie et les exigences de la double gradation que l’auteur a établie dans les termes de cette description. — Bondissent {qiç). Burnouf interprétait ce mot par siffler [J. as. 1845, p. 277). On pourrait, à la vérité, y comparer le polonais qvisd; slave svisd; goth. sviglôn; mais le pehlvi àkhîsad (persan khîjedan = khâstan) indique que le sens doit-être: se dresser subitement; bondir et non se mettre sur ses pieds, comme disent Justi et Spiegel, interprétant à la lettre la glose pehlvie (Cowîm. II. P2). — Cris.fwp. Comp. le scr. tics.

(^) Ces deux mots doivent désigner une préparation ou un entassement de farine. Comp. le sanscrit gund, broyer. — Pistra, et. le slave farine, etc.

(^) La traduction pehlvie nous semble devoir être suivie, moyennant une légère modification. Sur leur bouche une masse de fer brûlant frappe eux courant ensemble (se détournant) lorsque il y a beaucoup de blé.

(G) Le mot manthra désigne une formule contenant l’expression d’un précepte, d’une sentence, des paroles magiques. Le sens premier est : Objet propre à avertir ou à rappeler le souvenir. — Personne, etc. Litt. : personne des non mangeants n’est capable d’une pureté forte croissante. — Ughra (racine vag, ug), marque force, puissance, développement, état de force de santé sansc.ua;, dja#,*

lithuanien augu; gothique auka; etc).

PARGARD III.

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