‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 131 sur 686 · La priorité sur celui qui n’en use point Q · texte numérisé non relu

La priorité sur celui qui n’en use point Q

140. Pour le chef de maison sur celui qui n’en possède point ;

141. Pour le père de famille, sur celui qui n’a pas d’enfants; pour le possesseur de terres, sur celui qui n’en a point.

XLVIlI-142. Celui qui nourrit et développe (son corps) en mangeant de la viande (^) obtient le bon esprit, bien mieux que celui qui ne le fait pas.

143 que celui qui est mort (®).

{') C’est-à-dire : actives, pénétrantes, produisant le zèle et l’ardeur,

(2) Ou plutôt si on en a, s’il en est — Pehlvi : si apud te (zyat) sit. Cf. Goshi F. f. I, 23. Litt. : qu’on ne dise pas le non-donner de viande, etc., à celui qui le mérite.

(*) Ou mieux encore peut-être; je me révèle à toi marié plutôt qu’au célibataire etc. La construction de la phrase est plus favorable à cette seconde interprétation et le sens à la première.

(*) Litt. : erecti penis.

(^) Litt. : qui nourrit son développement par la viande ou nourrit le développement de sa chair. Ce sens est évidemment meilleur que celui de : « nourrit son ventre » uruthware pourrait être intestins mais non ventre (R. rwrf couler). On ne peut d’ailleurs admettre ici, comme le fait M. Darmesteter, le sens donné par le farhang d’Anquetil, car la version pehlvie, beaucoup plus ancienne et par conséquent plus sûre, traduit « croissance ». Nous comprenons ce passage comme la version pehlvie ; le texte veut louer celui qui fait usage de cet aliment qui entretient le corps sain et favorise son développement. Ce passage, du reste, estfort obscur. L’Avesta veut proscrire les pratiques qui affaiblissent le corps humain et flétrir ceux qui s’y livrent ou les recommandent. Il vante d’aboi'd (134-45) les avantages de la bonne nourriture ; elle entretient, dit-il, l’esprit de sainteté dans le corps et le cœur de l’homme (134); elle écarte le démon de la mort et affaiblit celui de l’hiver. Fort de sa bonne nourri ture, l’homme brave l’hiver, et en se conformant à l’esprit de la loi, il écarte ces impurs sectaires, méchants et tyranniques qui l’empêchent de soigner son corps. Non content de ces éloges donnés à la forte nourriture, l’Avesta prononce les peines les plus sévères contre celui qui, en prêchant la pénitence, attaque les bases du dualisme mazdéen. La même explication s’étend aux §§ 130-134 ; là aussi le Vendidâd proclame la supériorité des états qui favorisent le bien-être du corps, la prospérité matérielle. Tous ces §§ 130-155 semblent dirigés contre une secte ou une religion qui prêchait la continence et la pénitence ; on pense involontairement aux Bouddhistes et aux persécutions exercées contre eux. (Voy. par ex. le massacre général des Bouddhistes que raconte Mâdhava dans le Çankarajaya, livre 1".) Spiegel croit possible qu’il s’agisse de Mazda le mainchéen et que ce passage ait été ajouté à cette époque.

(®) Il est impossible de ne pas voir ici une lacune. Ces mots forment le second terme d’une comparaison toute semblable aux précédentes, mais le premier manque. Spiegel pense qu’il s’agit ici d’un pécheur pour qui on doit faire ces offrandes ; les §§ 145 et s. prouvent le contraire, nous semble-t-il.

FAKGARD IV.

144. Celui-là est digne de (recevoir) un açpereno (‘), une brebis, une bête de trait, la valeur d’un homme.

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