‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 149 sur 686 · Des fruits d’espèces diverses · texte numérisé non relu

Des fruits d’espèces diverses

154. De la viande cuite, du blé émondé et du miel sans eau (®).

(1) Pour y placer la mère.

(2) Çamas est traduit par goutte (Spiegel) ou par bouteille (Aspendjarji); peut-être ce mot désignet-il la capacité du creux de la main (comp. çama, sanscrit).

(3) Allusion à la mort de l’enfant dans l’uterus; le texte ajoute : Dans les mères qui portent et donnent le développement.

(!) Litt. : coulant; peut-être au moment où l’on vient de le traire.

(^) Mots inconnus ainsi que ceux de la version pehlvie.

(®) Les corps impurs ne peuvent toucher l’eau sans la souiller; de là cette interdiction. Les Rivaiêts (v. Cod.XlI. p. 566) défendent encore de donner de l’eau à ces femmes pendant les trois premiers jours et n’admettent d’exception que quand il y a crainte de mort.

VENDIDAD

LIII-155. Créateur! combien de temps doit-elle (‘) rester là, combien de temps faut-il attendre avant qu’elle mange de la viande, du blé et du miel ?

LIV-156. Ahura-Mazda répondit : Elle doit rester là trois nuits, on doit attendre trois nuits avant qu’elle mange de la viande, du blé et du miel.

157. Après la troisième nuit Q qu’elle se lave le corps et les vêtements avec de l’eau et du gomeza (répétant cette cérémonie) près (de chacun) des neuf trous (®).

LV-158. Créateur! Combien de temps doit-elle demeurer là; combien de temps faut-il attendre après ces trois nuits, (avant qu’elle soit pour l’habitation, l’alimentation et les vêtements, en état de se réunir (^) aux autres Mazdéens?

LVI-159. Ahura-Mazda répondit : Elle doit rester là neuf nuits, on doit attendre neuf nuits après les trois (premières), avant qu’elle puisse se réunir aux autres Mazdéens pour l’habitation, l’alimentation et les vêtements.

160. Après ces neuf nuits qu’elle se lave le corps et les vêtements avec du gomeza et de l’eau et alors elle sera purifiée.

LVII-161. Créateur des mondes ! Quand ces vêtements peuvent-ils être réunis (aux autres et employés comme eux) après qu’ils ont été lavés et purifiés ?

162. (Quand sont-ils purifiés) (^) Vouvle zaota, le hâvana, V âtarevaæa, pour le frabereta, Vahereta et Vaçnâta, pour le raethwiskara e,i le çraoshâvareza, pour le prêtre, le guerrier et le pâtre-cultivateur?

LVIII-163. Ahura-Mazda répondit : Ces vêtements, même après ces neuf nuits, ne sont jamais remis en usage (réunis),

164. Ni pour le zaota, ni pour le hâvana, ni pour l’âtarevaxa, ni pour le frabereta, ni pour l’abereta, ni pour l’açnâta, ni pour le raethwiskara, ni pour le çraoshâvareza, ni pour le prêtre, ni pour le guerrier, ni pour le cultivateur.

(>) Ici comme dans bien d’autres endroits il y a dans le texte un passage continuel du singulier au pluriel; la traduction ne peut en tenir compte. Litt. : pour la manducation. L’instrumental semble souvent remplacer le datif du terme.

(2) Le mot zend équivaut à trinoctuum. On comptait encore par nuits.

(3) Trous pratiqués à cette fin dans le lieu de purification (V. Fargard IX).

0) Litt. : unie quant au lieu, etc. Yutô forme un composé avec gatus, etc. Il se rapporte au sujet corameharnyuta, § 61.

(^) Pour l’explication de ces noms, voyez l’Introduction générale.

FARGARD V.

LIX-165. Mais, s’il y a, dans cette maison de Mazdéens, une femme ayant ses règles,

16G. Si elle est au lieu de purification (d’impureté) par suite d’un accident intérieur qui l’a atteinte (‘) ou d’un coup ;

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