‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 150 sur 686 · Pour (y mener) l’existence la plus misérable · texte numérisé non relu

Pour (y mener) l’existence la plus misérable

(') Tout ceci doit se rapporter à la femme; c’est d'elle seule qu’il est question, comme le prouve le § 168 et les formes des mots indiquent un composé unique. — Accident interne. Il s’agit d’accidents propres aux femmes (comp. XVI. 64) — Açkenda ce doit être ici une rupture interne ou fracture; comp. néo-pers. skanî, coup. Le sens des mots zends et pehlvis est incertain, mais il est évident qu’il s’agit d’une blessure quelconque. Comp. Trxtffdw, sscr. pish; vieux persan, nipish, graver au stylet.

(2) Ce- pronom doit se rapporter aux mots précédents sans quoi la mention de ces objets serait sans raison d’être. Jusqu’à ce que et non aus^i longtemps que; le verbe est au subjonctif. Cf. II. 79, VII, 144. — Frenê. Comp. saçtê. Visp. XVIII. I. On trouvera du reste l'explication de cette dernière phrase dans le chap, du Sadder, cité par Spiegel et qui prescrit aux femmes de tenir leurs mains enveloppées et cachées aussi longtemps que dure l’impureté légale. V. Porta, 45 et aussi P. 75. On peut cependant aussi traduire : avec la prière (prescrite), pendant cette prière.

(3) L'açperenô. Voy. p. 49. Spiegel traduit : un fil; mais il n’y aucun motif de changer ici le sens de ce mot; évidemment, au IV. § 144, il ne peut avoir cette valeur. Rien d’ailleurs n’indique qu’il s’agisse ici de fil ou de fileuse. — Caraitika est simplement la Jeune fille demeurant chez son père et le verbe de la phrase (harekê haresayât) ne peut signifier filer; comp. le § 172. Il nous semble plus probable que le texte parle de ces morceaux d’étoffe ou de fil que la couseuse jette parce que leur petitesse ne permet de les employer à aucun usage. — Avacino est démonstratif indéfini « d’une telle petite valeur. »

(1) Avec ‘ce § commence un fragment indépendant, la similitude des termes aura fait ajouter 172 à la suite de 171. On ne peut dire avec certitude quel est l’objet de ces derniers §§. Défendent-ils, comme on le dit, de jeter un vêtement sur un cadavre ? C’est possible, mais le texte n’en dit absolumert rien. S’agit-il des vêtements souillés, des §§ 160 et s. ? Cela serait plus admissible. Il n’y a cependant dans le texte qu’une interdiction générale de couvrir les cadavres, comme cela se pratiquait en certains endroits. Cp. VIII. 65 et s.

(q Litt. ; ténèbres des ténèbres engendrées par les ténèbres.

FARGARD VI

DISPOSITIONS RELATIVES AUX SOUILLURES CAUSÉES PAR LE CONTACT DES CADAVRES. — SOUILLURE DE LA TERRE, § 1-53. — CADAVRE FLOTTANT SUR L’EAU, § 54-64. — PURIFICATION DE L’EAU, §64-84. — PURIFICATION DU HÔMA, §85-91. — DES CIMETIÈRES, § 92-106.

Ce fargard est une suite de la seconde section du chapitre précédent ; il traite également de l’impureté causée par les cadavres. 11 appartient, on ne peut en douter, aux parties les plus anciennes de l’Avesta ; il forme un tout composé d’éléments homogènes et se montre en tout Adèle à ce système de gradation régulière et d’énumération complète qui distingue les livres de l’antique Éran. Les versets 101-106 seuls ont été ajoutés longtemps après la rédaction de ce chapitre. Nous retrouvons encore ici des conceptions communes aux deux nations aryaques. Dans l’Inde comme dans l’Éran, c’est principalement la graisse et la moelle des cadavres qui causent la contamination de l’objet que touchent ces derniers. Comp. Farg. VI. §§ 17, 22, 27, et Manou, V. 87.

I- 1. De quelle durée doit être l’inculture de la terre sur laquelle sont morts des chiens (*) ou des hommes ?

2. Ahura-Mazda répondit : (Elle doit être) de la durée d’une année entière, l’inculture de cette terre sur laquelle sont morts des chiens ou des hommes.

II- 3. Que les Mazdéens ne la cultivent point et ne répandent point d’eau là où sont morts des chiens ou des hommes et cela pendant la durée d’une année.

4. Qu’ils cultivent après cela à leur gré le reste de la terre, qu’ils y répandent de l’eau à leur gré.

III- 5. iNIais si, pendant le courant de l’année, des Madzéens labourent ou arrosent d’eau la terre sur laquelle sont morts des chiens et des hommes,

6. Ces Mazdéens souillent, (comme) par (^) l’ensevelissement d’un cadavre, la terre, l’eau et les plantes.

IV- 7. Créateur des mondes ! Si des iMazdéens cultivent cette terre ou bien y répandent de l’eau pendant la durée de l’année,

Page 1