‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 154 sur 686 · Que doivent faire les Mazdéens · texte numérisé non relu

Que doivent faire les Mazdéens

XXIX- 63. Ahura-Mazda répondit : Qu’ils retirent de l’eau tout ce qu’ils peuvent saisir avec les mains et qu’ils le déposent sur la terre sèche.

64. Par le contact de l’eau avec des os, des cheveux, des chairs, des secrétions et du sang, on ne contracte pas de souillure.

XXX- 65. Créateur des mcndes ! Quelle quantité d’eau stagnante (^) la Druje Naçus pénètre-t-elle, (la remplissant) d’infection, de putréfaction et d’impureté?

XXXI- 66. Ahura-Mazda répondit : Six pas dans chacune des quatre (directions).

67. Cette eau ne peut pas être purifiée, elle ne peut pas être bue, jusqu’à ce que le cadavre ait été emporté (^).

68. Qu’ils retirent ainsi le cadavre de l’eau, qu’ils l’emjDortent, qu’ils le déposent sur la terre sèche,

XXXII-69. Puis qu’ils jettent la moitié, le tiers, le quart ou le cinquième de l’eau (hors de l’étang); selon qu’ils le pourront ou ne le pourront pas.

70. Lorsque le cadavre est emporté et que la quantité d’eau (indiquée) a été jetée, alors cette eau est purifiée ; elle peut être bue à volonté, comme auparavant, par les hommes aussi bien que par les troupeaux.

71. Créateur des mondes ! Quelle quantité d’eau de citerne (^) ou de

(') Dans laquelle un cadavre a été jeté; même remarque aux §§ 71, 75, 79. — Comp., quant au sens, harmedan néo-pers. et pehlvi harmunatann. Voy. Pesliotan çahda kosha. — Putréfaction^ cp. aussi le néo-pers. gast.

(2) Pehlvi : Jusqu’à l’enlèvement du cadavre.

(3) Cf. le pers. cûh fossé. Spiegel et Justi traduisent : eau de puits ou de source ; mais cette interprétation conjecturale détruit la gradation des termes. 11 s’agit, jusqu’au § 78. de l’eau stagnante; l’eau vive ne vient qu’au § 79. Elle est en outre contredite par le § 73 auquel le témoignage du Vendidad-Sadé donne une authenticité suffisante. Ce dernier, du reste, n’est pas non plus exempt de lacune, car le § 72 n’indique pas l’étendue d’eau souillée par la Naçus, comme le font les §§ 66, 75 et 80. Ce devait être une longueur de 4 ou 5 pas. Cf. §§ 66 et 75.

FARGARD VI.

puits la Druje Naçus pénètre-t-elle, la remplissant de corruption, de putréfaction et d’impureté?

XXXIII-72. Aliura-Mazda répondit : Cette oau est impure et ne peut plus être bue, jusqu’à ce que le cadavre ait été emporté.

XXXlV-73. Qu’ils retirent donc le cadavre de l’eau, qu’ils l’emportent et le déposent sur la terre sèche,

XXXV. Qu’ils jettent la moitié, le tiers, le quart ou le cinquième de cette eau.

XXXVI-74. Lorsque le cadavre est emporté et que l’eau a été extraite, alors l’eau (restante) est purifiée ; elle peut être bue à volonté comme auparavant, par les hommes aussi bien que par les troupeaux.

XXXVlI-75. Créateur des mondes ! Quelle quantité d’eau de neige (‘) ou de verglas la Druje Naçus pénètre-t-elle, (la remplissant) de corruption, de putréfaction et d’impureté ? Ahura-Mazda répondit : trois pas dans chacune des quatre directions.

76. Cette eau reste impure et ne peut être bue tant que le cadavre n’en a point été retiré.

XXXVIII-77. Qu’on emporte donc ce cadavre et qu’on le dépose sur la terre sèche,

78. Lorsque ce corps a été transporté et que l’eau s’est fondue, alors celle-ci est purifiée ; et peut être bue à volonté comme auparavant par les hommes aussi bien que par les troupeaux.

XXXIX-79. Créateurdes mondes! Quelle quantité d’une eau courante, la Druje Naçus pénètre-t-elle, la remplissant de corruption, de putréfaction et d’impureté?

XL-80. Ahura-Mazda répondit : Trois pas en profondeur (^), six pas en amont, neuf pas en travers (à droite et à gauche).

81. Cette eau reste impure, elle ne peut être bue tant que le cadavre n’en a point été retiré.

82. Qu’on retire ce corps, qu’on l’emporte et qu’on le dépose sur la terre sèche,

XLI-83. Lorsque le cadavre est emporté et que l’eau a coulé trois fois sur la (place où il gisait), alors cette eau (courante) est purifiée ; elle peut (*)

(*) Outre l’autorité des traductions (V. Spiegel) on peut invoquer la racine snigh ou snigv; lat. nigs (nix), lith.; nigti, etc. Verglas ou glace. Pour le pehlvi takarg, cf. Ardâ V. N. 55. 1.

(-) Litt. : en plongeant dans l’eau. C’est aussi le sens du pehlvi nikùn. Cf. le pers. nigùn penché vers, pendant vers. — Sur le côté : à droite et à gauche à travers l’eau. Cf. (pehlvi) côté; persan husht,\d.

VENDIDAD

être Lue à volonté comme auparavant, par les hommes aussi bien que par les troupeaux.

XLII-84. Créateur des mondes ! Quand redevient-il pur le hôma qui a été mis en contact avec le cadavre d’un chien ou un homme mort ?

XLIII-85. Ahura-Mazda répondit : Il est pur, ô saint Zarathustra ; pour le hôma extrait de la branche (‘) il n’y a ni corruption ni mort;

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