‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 172 sur 686 · Que doivent faire les Mazdéens · texte numérisé non relu

Que doivent faire les Mazdéens

II- 4. Ahura-Mazda répondit : Qu’ils cherchent un dakhma, qu’ils construisent Q un dakhma.

5. S’ils reconnaissent que ce mort est plus facilement transportable (que sa demeure),

6. Qu’ils transportent le cadavre (^) là où on a fixé sa demeure.

7. Qu’ils parfument cette habitation avec du bois de sandal, de l’encens, de l’agallochum, du grenadier {^) ou quelqu’autre plante odoriférante.

III- 8. S’ils constatent (au contraire) que la demeure est plus facile à transporter (que le corps mort),

9. Qu’ils apportent cette demeure là où ils ont déposé le cadavre (^).

10. Qu’ils parfument cette habitation avec du bois de sandal, de l’encens de l’agallochum, du grenadier ou quelqu’autre plante odoriférante.

IV. -11 Créateur des mondes corporels. Être pur ! Si, dans unedemeure de Mazdéens, un homme ou un chien vient à mourir,

12. Et (si en ce moment) il pleut ou il neige, ou il vente ou bien si les

(1) Sur une couverture de fourrage ou de broussailles; c’est-à-dire à la campagne ou dans un bois et non en sa demeure. Ce dernier cas avait été prévu au ch. V. § 135; il s’agit maintenant du cas contraire. — (Les broussailles, les hautes herbes abondaient naturellement sur le sol de l’Éran. — Cp. Flandin, II. 320-456, etc.) Nemata ne peut donc signifier tapis.— Litt. : Comment doivent agir les Mazdéens?

(2) Radie, vici {viciyami véd.) rechercher, arranger, accomplir. — Pehlvi : élever, construire haut, évident.

(*) Ils doivent le transporter à sa demeure et de là au dakhma. Sinon, à quoi servirait ces parfums répandus dans l'habitation, si le mort n’y avait point été introduit. En outre, pourquoi le § 9 ordonnerait-il d’apporter la tente si le mort pouvait être conduit directement au dakhma?

(*) Les mots zends désignant les plantes odoriférantes, sont restés inexpliqués; nous donnons ici l’interprétation, peut-être inexacte, du traducteur guzerate. 11 est certain que l’encens et le grenadier étaient assez communs en Éran, mais il n’en est pas de même du sandal.

(®) Litt. : Le laissent là. — Le cadavre ne sera point transportable s’il est déjà tombé en putréfaction (f). Glose pehlvie : S’ils sont mieux en état de la porter.

VENDIDAD

ténèbres surviennent (*) de telle sorte qu’en plein jour les hommes et les troupeaux sont empêchés de circuler Q,

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