XVI- 41 Mais (que l’on y fasse (d’abord) passer) trois fois
42. Un chien jaune à quatre yeux (^) (et un chien) blanc aux oreilles jaunes.
43. Si l’on conduit (^) ce chien jaune à quatre yeux ou blanc à oreilles jaunes, par ces routes,
41. La Druje Naçus s’enfuira vers les régions du couchant, sous la forme hideuse d’un insecte aux pattes recourbées, au podex avançant, sans borne dans (sa) nuisance comme les impurs Khrafçtras.
XVII- 45. Si l’on a point conduit le chien jaune aux quatre yeux, (le chien) blanc aux oreilles jaunes (^), alors on devra faire passer les chiens six fois par ces chemins;
46. Et, de la sorte, la Druje s’enfuira vers les régions occidentales (^).
XVIII-47. Si l’on n’a conduit ni chien jaune, ni chien blanc, qu’en ce cas on fasse passer les chiens neuf fois par ces routes.
48. Et par le passage de ce chien jaune à quatre yeux, blanc aux oreilles jaunes, la Druje Naçus s’enfuira vers les régions occidentales. Si on n’y a fait ni circuler ni chien jaune aux quatre yeux, (ni chien) blanc aux oreilles jaunes (pendant le temps prescrit),
XIX-49. Qu’alors (ce soient) des prêtres (qui) y passent en premier lieu prononçant ces paroles qui triomphent (de tous les efforts et de toute la puissance des dévas);
(') Le texte porte simplement quatre yeux, mais le mot employé par le rivaiêt correspondant à ce passage indique plutôt quatre taches rondes. Suivant Spiegel, ce chien devait avoir au-dessus des paupières deux taches qui formaient comme deux yeux. Le rivaiêt comme le pehlvi traduit « un chien jaune... ou un blanc, » mais le texte ne contient aucune particule. — Trois fois, â thriiim, Litt. : jusqu’à une troisième fois.
(2) Litt. : par le co'nduire. Le pehlvi emploie ici, comme en cent autres endroits, le verbe au lieu du nom verbal.
(3) Spiegel supplée : « si la Druje ne s’est pas encore enfuie. » Mais rien ne l’y autorise, et d’ailleurs comment les Mazdéens pourraient-ils savoir si la Druje a pris la fuite. Rückert disjoint les deux parties de la phrase du § 42 et sous-entend : si Ton a fait passer un chien qui ne possède qu’une des séries de qualités exigées; mais en ce cas le § 47 reste inexpliqué. Nous croyons donc pouvoir supposer que le § 45 prévoit le cas où l’on n’a fait passer qu’un des deux chiens, et le § 47, celui où l’on en a conduit aucun. Notre texte est certainement altéré. I.e copiste a répété deux fois les mêmes mots au lieu d’apporter à la seconde fois le changement requis par le sens; un simple vd oublié ferait l’affaire. — Faire passer. Vî est mis pour le mot entier vivadhayantu. Vadhay causatif de vad. Comp. vadere.
(*) Ici comme au § 44 se trouvent ajoutés à tort les expressions du fargard IV. La similitude des fins a amené cette interpolation.
FARGARD VIII.
50. Yathà Aim Y airy o (*). De la sainteté de l’esprit du Lien