‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 210 sur 686 · S’il n’a point commis d’autres méfaits · texte numérisé non relu

S’il n’a point commis d’autres méfaits

186. Alors tout est pour lui efPacé pour jamais, pour l’éternité ?

Ll-187. Quel est, ô Ahura-Mazda ! l’etre qui produit le dépérissement (*),

qui détruit la prospérité et l’accroissement, qui apporte les maladies, qui apporte la mort ?

LII-188. Ahura-Mazda répondit : C’est, ,ô saint Zarathustra, l’impur Ashemoagha

189. Qui accomplit les cérémonies purificatoires (^) sans avoir appris les prescriptions de la loi (de la bouche) d’un purificateur (légal).

LlII-190. C’est pour cela maintenant, ô saint Zarathustra, que s’éloigne des lieux (‘), des champs, Tabondance et la prospérité, la santé et la guérison des maux, l’extension, la prospérité, le développement, la croissance des blés et des pâturages.

LIV-191. Créateur des mondes! Quand reviendront en ces lieux, sur ces terres l’abondance et la prospérité,' la santé et la guérison, l’extension, la prospérité, le développement, la croissance des blés et des pâturages?

LV-192. Ahura-Mazda répondit ; L’abondance et la prospérité (®), la santé et la guérison, l’extension, l’accroissement, la croissance des blés et des pâturages, ne reviendront point en ces lieux, sur ces champs.

(') La leçon ■caçtrâo est évidemment la bonne et non vaçtrât. La version pehlvie s’exprime de même; Litt. ; Qu’on ôte de lui les vêtements.

(2) Le texte ajoute : Pour moi, datif semblable au iaoi grec. Spiegel traduit : Qui m’attaque, mais cette idée ne cadre pas avec le reste (â çad = â çatayûmi sanscrit).

(3) Littér. : Qui répand l’eau.

(*) Pehlvi idem. — Barâ se rapporte au verbe et non à knn (Spiegel). On a vu au ch. IV. 149, ce qu’était l’Ashemoagha. Il est probable que ces dissidents s’attribuaient un sacerdoce indépendant de la hiérarchie zoroastrienne. C’est ce qu'indique le § 189. On peut traduire aussi « avant cela provenait de cette contrée, etc. » Mais cette tournure est très singulière ; de plus elle suppose que le pays est en ce moment stérile et elle oblige à admettre une forte ellipse« maintenant ne se produisent plus.»

(!■) Frat/m = prat/ut (?). cp. wh (védique) liquide, lait, sève se répandant avec abondance, abondance de biens. — Azuiti cp. âhuti, liquide répandu sur l’autel, sève, fertilité.

FARGARD IX,

193. Avant que l’impur Ashemoagha n’ait péri accablé de coups,

LVI-194. Ou que dans ces contrées on ait, pendant trois jours et trois nuits, fêté le saint Çraosha,

195. En faisant briller le feu, en tenant le bareçma formé en faisceau, en offrant le hôma.

LVII-196. Alors reviendront en ces lieux sur cette terre l’abondance et la prospérité (*), la santé et la guérison des maux, l’extension, la prospérité et l’accroissement; alors reviendra la fertilité des grains et des pâturages.

(') Ces deux mots signiflent proprement l’abondance du lait et de la graisse, ou plutôt des offrandes du sacrifice. — Santé ; Pehlvi : intégrité. Le mot bactrien signifie plutôt la distribution de tous les biens. Cp. le sanscr. dâçva, etc.

. FARGARD X

P AHURA-MAZDA EXPLIQUE A ZARATHUSTRA CE QUE SONT LES HYMNES BISHAMRUTAS, TRISHAMRUTAS, ETC., DONT IL A ÉTÉ QUESTION AU FARGARD PRÉCÉDENT; PAROLES MAGIQUES QUI METTENT LES DÉVAS EN FUITE, §§ i-31. — 2° NATURE ET ÉLOGE DE LA PURETÉ, DE LA SAINTETÉ, §§ 35-39.

Le X* fargard n’est que la continuation du précédent, ou plutôt ce n’est qu’un fragment détaché soit de ce chapitre, soit d’un autre traitant le même sujet. La preuve en est dans les §§ 32-;t4, qui [)arlent des trous et du lieu de la purification et dont la présence serait Inexplicable si notre supposition était fausse.

Les §§ 17, 18, 23-31, contenant des prières conjuratoires sont, jiour cela même, considérés comme interpolés. On argumente de ce fait que le manuel indien des formules imprécatoires et conjuratoires est moins ancien que celui des hymnes. — Mais cet argument est-il suffisant? Si l’Atharva-Véda est plus récent que le Rig, toutes les formules magiques sont-elles aussi moins anciennes ? C’est ce qu’il faudrait démontrer. Il n’est pas non plus certain que la littérature religieuse de l’Éran ait s.uivi la même marche que celle de l’Inde. Ici nous devons constater l’influence de la Chaldée.

Les derniers paragraphes (35-39) semblent à première vue ne se rattacher que faiblement au reste et avoir été ajoutés après coup. Cependant, rien n’est au fond plus naturel que de terminer l’exposé des cérémonies de purification, en exaltant la vertu qu’elles font récupérer et en excitant les fidèles à se soumettre à ces pratiques pénibles, en vue des précieux avantages que confère la pureté. Le commencement de ce passage se trouve également au fargard V, §§ 66-68, et là il est évidemment interpolé ; mais on ne peut rien conclure de ce fait relativement à l’àge de la finale du chap. X. Les §§ 37-39 seuls portent en eux un indice de date récente; ils proclament, en effet, avec insistance un principe tout chrétien et défavorable à la puissance des prêtres de Mazda, à sa.oir que la pureté véritable est intérieure, qu’elle appartient àl’àme.

I- l. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda • Ahura-Mazda esprit trèssaint, etc.

2. Comment chasserai-je la Naçns qui d’un mort s’élance sur un être vivant? Comment expulserai-je cette Drujequi d’un cadavre (se jette) sur un corps vivant (et le) souille?

II- 3. Ahura-Mazda répondit : Prononce ces paroles qui sont (contenues) dans les hymnes Bishâmrûtas.

4. Prononce ces paroles qui sont dans les hymnes Trishâmrùtas.

5. Prononce ces paroles qui sont contenues dans les hymnes Cathrushâmrùtas.

6. Dis les paroles qui sont dans les Bishâmrûtas, dans les Trishâmrùtas et les Cathrushâmrûtas.

III- 7. Créateur des mondes visibles ! Quelles sont ces prières bishâmrûtas qui se trouvent dans les Gâthâs?

8. Ahura-Mazda répondit : Voici les prières bishâmrûtas des Gâthâs.

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