FAR6ARD IX
165. Quelle sera, après la séparation du corps et de Pâme, la récompense de celui qui délivre de la Naçus un homme impur?
XLIV-166. Aliura-Mazda répondit : Promets à cet homme (‘), (comme) récompense dans le monde futur, la plénitudedela jouissance du paradis (*).
XLV-167. Zarathustra lui demanda : Créateur des êtres corporels. Etre pur !
168. Comment chasserai-je la Naçus, qui d’un mort s’élance sur un être vivant? Comment expulserai-je cette Druje qui, d’un cadavre (se jette) sur un corps vivant (et le) remplit de souillures ?
XLVI-169. Ahura-Mazda répondit : Prononce les paroles qui sont contenues dans les hymnes Bishâmrutas (^) ;
170. Prononce les paroles qui sont dans les hymnes Trishâmrutas, prononce les paroles qui sont dans les Cathrushâmrùtas.
171. A ces (mots) la puissance de la Naçus s’évanouit comme la force d’un trait livré à son propre poids, (elle se flétrit) comme le feuillage au déclin de Pan, comme la couverture (du sol terrestre) parvenue à son terme (*).
XLVII-172. Créateur des êtres visibles ! Si celui qui a fait les ablutions purificatoires, n’a point appris la loi mazdéenne d’un purificateur légal (^),
173. Comment pourrai-je alors chasser la Naçus qui d’un corps mort saute et se jette sur les vivants ?
174. Comment exjDulserai-je cette Druje qui (s’élançant) des corps morts souille les vivants ?
XLVIII-175. Ahura-Mazda répondit : Cette Druje, en ce cas, devient beaucoup plus puissante qu’elle ne Pétait auparavant.
176. Elle cause les maladies, les morts, toutes les choses funestes, bien plus qu’auparavant.
XLIX-177. Créateur des mondes ! Quel est le châtiment de l’homme (qui a ainsi illégalement exercé les fonctions de purificateur) ?
(P Lit. : Que l’on annonce, indique à celui-là.
(■-*) Spiegel traduit : L’obtention, la translation ; impossible d’admettre un composé de ce genre. Glose pehlvie : naclükih, bonté, bonheur. Oserait-on comparer le mot bactrien à vastu, possession, richesse ? Ou peut être vah a-t-il le sens d’apporter, entasser des biens ?
P) C’est-à-dire : qui doivent être répétées deux, trois, quatre fois. — Le sens littéral est : Quisout à répéter deux, trois, quatre fois dans les Gâthâs ou hymnes. Le fargard X nous apprendra ce que c’est.
(P Spiegel traduit : La Naçus fuit comme un trait lancé, comme l’herbe morte depuis un an, comme la couverture annuelle de la terre. Mais les termes de cette triple comparaison ne s’accordent pas entr’eux. Le deuxième est évidemment impossible. La Naçus fuit, passe comme une herbe morte depuis un an ; ce sens d’aiileurs n’est pas dans le texte. La traduction pehvie s’éloigne de celle-ci, mais ses auteurs avaient certainement sous les yeux un texte différent du nôtre ; il ne portait pas yathavâ et avait varené.
(») Comp. § 6, page 109.
VENDIDAD
178. Ahura-Mazda répondit : Que les Mazdéens le chargent de liens.
179. Qu’on lui lie d’abord les mainset qu’on lui enlève ses vêtements (*);