‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 220 sur 686 · Ainsi est expulsée Bushyançta aux longues mains · texte numérisé non relu

Ainsi est expulsée Bushyançta aux longues mains

38. Ainsi est expulsée la Pairika qui souille le feu, l’eau, la terre, les troupeaux et les plantes

39. Ainsi est expulsée l’impureté qui atteint le feu, l’eau, la terre, les troupeaux et les plantes.

XIII- 40. Ainsi est expulsé Aeslima auteur du mal, de la maison, du feu, de l’eau, delà terre, des troupeaux, des plantes, de l’homme et de la femme fidèles, des astres, de la lune, du soleil, des lumières subsistant par ellesmêmes, de tous les êtres bons créés par Mazda et d’origine pure.

XI V- 41 . Enfin tu répéteras encore les paroles victorieuses et salutaires ; tu diras cinq ahuna-vairyas.

FARGARD XII

1° AHURA-MAZDA INDIQUE A ZOROASTRE LES OBLIGATIONS QUE LA MORT d’uN MAZDÉEN IMPOSE A SES PARENTS ET LES CÉRÉMONIES PRESCRITES POUR LA PURIFICATION DE LA MAISON DU DÉFUNT. IL ÉNUMÈRE LES NEUF DEGRÉS DE PARENTÉ RECONNUS PAR LA LOI ET SPÉCIFIE LES OBLIGATIONS ET LES CÉRÉMONIES PROPRES A CHAQUE DEGRÉ. §§ 1-62 — 2" LA MORT d’un CONCITOYEN NON MAZDÉEN NE PRODUIT AUCUNE SOUILLURE. §§ 62-71.

Ce fargard présente des diflicultés spéciales que l’on ne rencontre point ailleurs. Le sujet principal de ce chapitre n’est point encore connu avec certitude; les premiers versets qui l’eussent expliqués, sont perdus. 11 pourrait être formulé d’une manière générale en ces mots: Lorsque des parents viennent à mourir com&ien leurs parents doivent-ils... pour eux; conibien pour les justes, comhien pour les pécheurs ? Toute la difliculté git dans le verbe upamanayen {= ûttoixevoîev, latin suhmaneant) dont le sens est incertain, et dans le nom de nombre ou plutôt dans l’absence du complément de ce nom. Que désigne le mot combien? à quoi se rapporte-t-il? Rien ne l’indique. On traduit généralement Combien de prières faut-il leur mesurer, leur compter 1 Cette explication est inadmissible. Elle prête à upaman un sens forcé qui ne peut se justifier; en outre, la tradition, et une tradition irrécusable, s’y oppose. La traduction pehlvie que possède le docteur Haug rend le verbe en question par Uatrunishn, « manendum, expectandum. » Cette interprétation est confirmé par le § 27 du présent fargard ou le mot mois, (combien de mois), est exprimé. Or, fût-il même interpolé comme le pense Spiegel, ce § n’en provient pas moins d’un auteur bactrien connaissant la langue de l’Avesta et possédant l’intelligence de ce livre. Son aflirmation indirecte est donc une preuve suiBsante.

Il résulte de ceci que le texte zend parle d’un certain temps d’attente ou de demeure imposé aux parents d’un défunt. Mais, par cette explication, tous les obstacles à l’intelligence du texte ne sont point encore levés. Que doivent attendre ces parents, où doivent-ils demeurer ? Quelles sont les circonstances de cette attente, de cette demeure, que la loi a ici en vue ? Haug pense que cette prescription concerne un certain nombre de jours de deuil que les parents doivent passer, renfermés dans leur demeure, sans communication avec le dehors. Mais cette pratique n’a laissé nulle part des traces de son existence ; en outre, la durée du temps indiquée est trop considérable pour être celle d’un temps de deuil de cette espèce. Les lois de Manou (auxquelles le docteur Haug fait allusion), toutes sévères qu’elles sont, ne prescrivent que dix jours d’isolement; ici nous trouvons trente et soixante jours. Le deuil d’ailleurs ne peut être plus long lorsqu’il se rapporte à un pécheur. Il nous semble donc que l’explication de ce fargard

FARGARD XII.

est tout en lui-même, que le § 2 se réfère au § 5, et que TA vesta indique simplement le nombre de jours qu’il faut attendre avant de purifier les demeures après la mort d’un Mazdéen. Ce nombre varie d’après le degré de parenté de ceux que le défunt laisse après lui ou qui habitaient avec lui. Ainsi s’explique tout naturellement que le temps d’attente se prolonge, lorsque le parent défunt était un pécheur ; la mort d’un Mazdéen infidèle ou coupable devait produire une contamination plus forte, plus durable que celle d’un Juste. Les §§ 63-65, s’ils ne sont point étrangers au chapitre, confirment complètement cette interprétation ; ils s’occupent évidemment de la contamination causée par la mort. Le décès d’un infidèle ne cause point de souillure, il n’y a donc pas lieu de purifier la demeure mortuaire.

Le mode de purification est le même, quel que soit le degré de parenté des survivants.

Les prescriptions contenues dans ce fargard s’éloignent beaucoup de la simplicité de celles que l’on a vues ailleurs (Farg. VIII, §§ 7-10.) On serait donc tenté d’attribuer au chapitre XII une date beaucoup moins ancienne qu’à ce dernier passage et à lui assigner une place parmi les morceaux les plus récents de l’A vesta. Il règne dans ce chapitre un désordre notable. Le commencement en est perdu; les §§ 25-30 sont hors de leur place, ils interrompent une énumération méthodique ; les §§ 43-46 devraient suivre 47-52, car selon le principe qui règle l’ordre de cette énumération, l’oncle doit être cité avant le neveu. Le § 27 semble avoir subi quelqu’altération. Spiegel le rejette avec les deux précédents, parce qu’il n’indique pas les personnes qui doivent accomplir les prescriptions de la loi. A ce prix il devrait retrancher également tout ce qui suit le § 46. Les derniers versets semblent appartenir à un autre chapitre, mais il faudrait connaître parfaitement .le sujet de ce fargard pour décider avec sûreté.

lorsqu’un père ou une mère vient à mourir (*),

2. Combien doivent attendre pour -eux le fils à cause du père, la fille pour la mère ?

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