Combien d’argent (doit-il donner
52. Ahura-Mazda répondit ; Autant que la valeur (*‘) d’un cheval mâle.
53. Créateur des mondes visibles ! Quelle quantité d’or (doit-il donner) ?
54. Ahura-Mazda répondit : Autant que la valeur d’un chameau mâle.
(') Cuirasse ou plutôt la yi'0wv d’Hérodote.
(2) Kuiri, couverture du cou.
(3) Litt. ; couverture de tête, probablemeut la tiare persique ou mitre. Le Paitidâna (pedom) des guerriers était plus long que celui des prêtres, comme l’indique la glose pehlvie.
(‘) La Çwvq d’Hérodote. — Jamhards, les àva'opi'SE;. (Hérod. VIL 61.)
(6) Termes obscurs. L’ensemble et la disposition des divers ustensiles du cultivateur portent à croire que le premier cité est la charrue. Comp. le sansc. êshana, outil de fer ; yuyu, bête d’attelage, de joug. Ce pourrait être le soc avec le joug, etc., ou la charrue avec les bœufs.
(«) Ou bien la tige qui tient le joug.
CJ) Ou autre instrument semblable, comme l’indique le pehlvi tôrâ vazînîtar.
(®) Litt. : tête qui broie pour le grain.
(9) Comparez Aai, Aaus; frapper, claquer, frapper avec bruit. Spiegel; traits. Justi : une cloche qui laisse aller (le son) sur le travailleur (le bœuf); explication impossible. Le pehlvi, tout obscur qu’il est, prouve que les deux termes se rapportent à kançtrem (kas). Les mots pehlvis : padash khefrund et hêl feraient supposer qu’il s’agit d’un râteau ou d’une herse.
(10) Et non: en or, en argent. Le texte se prête mal à cette interprétation qui a, de plus, contre elle, l’autorité des traducteurs pehlvis.
(11) Apereska, comp. le lithuanien ; même sens. 11 sera peut-être utile de rappeler ici le
mode de labourage usité en Perse. « Le labour se fait, dit Chardin, avec un soc tiré par des bœufs € maigres (aeshai), attachés non par les cornes, mais par un arceau et le poitrail (ayâvanemV). Le « soc est petit et le coutre ne fait qu’écorcher la terre. A mesure que les sillons sont tirés, les < laboureurs rompent les mottes avec de grosses maillotes de bois et avec la herse, qui est petite « et à petites dents, et puis avec la bêche ils unissent la terre et la mettent en carrés... lui faisant « des rebords hauts d’un pied plus ou moins, selon qu’il lui faut donner de l’eau.» T. IV, p. 221, 222.
FARGARD XIV.
XII- 55. Qu’il procure à des homines justes, selon les prescriptions de la loi sainte et pour le bien de son âme un flot d’eau courante (‘).
56. Créateur des êtres visibles! quelle grandeur doit avoir ce cours d’eau ?
57. Ahura-Mazda répondit : Il doit être de la hauteur et de la largeur d’un pied Q.
XIII- 58. Qu’il donne (^) à des hommes purs, selon la loi sainte, en expiation pour son âme, une terre arable et cultivable.
59. Créateur des êtres ! Quelle (doit être) l’étendue de cette terre ?
60. Ahura-Mazda répondit : De tout ce que l’eau (des canaux répandue) atteint par une double irrigation (ouverture des canaux) (‘).
XIV- 61. Qu’il donne à des fidèles, selon la loi sainte, en expiation pour son âme’, un bâtiment (propre à servir d’) étable à boeufs et pourvu de fourrage frais (“).
62. Créateur des êtres visibles ! De quelle grandeur (doit être) ce bâtiment ?
63. Ahura-Mazda répondit : (Il doit avoir) douze vitâras à la partie supérieure, neuf au milieu, six à la partie inférieure (®).
64. Qu’il donne à des fidèles, selon la loi sainte, en expiation pour son âme, un siège brillamment garni, pourvu d’un coussin (^).
XV- 65. Qu’il procure (comme épouse) à des hommes justes selon la loi
(1) Ua ruisseau, un canal d’irrigation était un bien précieux au sol aride de l’Éran; sans inondation artiflcielle, ce sol restait stérile.
(2) Ce mot signifie chien, mais il peut avoir un sens dérivé comme le mot français grue. La traduction pehlvie ferait supposer une erreur typographique et permettrait de traduire : pied.
(3) Le texte, ici et aux §§ correspondants, répète toutes les conditions du § 54.
(*) Le mot pehlvi nous semble se rapporter au texte upathwarsta, et signifier répandre, ou fendre (les canaux). Spiegel traduit : là ou l’eau apparaît quand on a deux fois travaillé la terre; nous avouons ne pas bien comprendre. Voy. la fin de l’introduction de ce fargard, page 150.
(3) Peut-être aussi : entouré d’un pré. — Spiegel prend le mot neuf pour le nom de nombre et traduit : avec neuf espèces de fourrages; neuf espèces c’est beaucoup, ce nous semble. Le pehlvi, il est vrai, lui donne raison. Navahâthra est un mot interpolé.
(«) Passage obscur. Vîtâra désigne- t-il une mesure ou une planche, une poutre? Comment cette construction en a-t-elle plus au-dessus qu’en dessous? C’est diflicile à déterminer. Spiegel suppose qu’il s’agit d’une maisonnette en planches : le dessus est plus élevé parce qu’il comprend l’étage et le toit; le dessous désignerait la cave. Mais alors on ne peut compter par nombre de planches entrant dans cette construction 1 Nous y verrions plutôt un bâtiment recouvert d’un toit simple dont la déclivité occupe la moitié de la hauteur. Il est en outi'e difficile d’admettre que les maisons de ce temps eussent des étages tandis que maintenant encore lès grandes villes de la Perse en comptent à peine quelques-unes qui aient plus que le rez-de-chaussée. Voy. Chardin, IV. 229; Flandin, Vogage en Perse, t. I. 234, 282, 397.
P) Telle est l’explication généralement admise; mais le texte nous semble désigner des objets beaucoup plus simples.
VENDIDAD
sainte, en expiation pour son âme, une jeune fille sans défaut corporel et (dont la virginité est restée) intacte.