Le quatrième un arc (^) avec sa corde
36. Le cinquième un carquois (®) avec un baudrier et trente pointes de flèche en fer,
37. Le sixième une fronde avec brassier et trente pierres à fronde (®),
(1) C’est-à-dire: à des prêtres fidèles à la loi ; il ne peut être question de donner ces instruments sacerdotaux à des laïques. Nous traduirons les paragraphes analogues (32, etc.) en complétant les termes selon le sens.
(2) Ce mot est au génitif, comme le prouve le § 33.
(3) Ce couteau est probablement le Barsom cin d’Anquetil.
{}) Le Pialeh d’Anquetil ; on y mettait le lait offert en sacrifice.
(5) Le jus du homd pilé dans le mortier dont parle le § suivant; raethvois désigne simplement ce qui coule et non une chose souillant.
(5) Cette tasse servait à l’offrande et aux libations de Ixomâ.
(7) La leçon thanvoara rend cette explication plus probable encore.
(8) Rien ici ne permet de supposer qu’il s’agisse de cavalier; les guerriers de VAvesta sont appelés Rathaestha (qui se tiennent sur des chars). La traduction de Spiegel « une selle et trente pointes de flèche » est donc peu sûre. Le motpehlvi 2înn, d’ailleurs, n’a certainement pas le sens de selle au fargard II; de plus, la mention de la selle est ici déplacée. Le texte énumère d’abord les armes offensives, §§34-37; les armes protectrices, les couvertures ne viennent qu’après. Ce qui nous a porté à traduire comme nous le faisons, c’est cette considération que les trois termes inconnus de ce § semblent se rapporter à un seul objet. Le satms pourrai t-être I’ey/etpiStov d’Héi'odote; d’un autre côté, l’akana rappelle ràxtvaxï;? des soldats de Xerxès (Hérod., Vil, 54). — Nous retrouvons ici toute l’armure des Perses telle que la décrit Hérodote et que nous la montrent les monuments Achéméuides ou Sassanides (Voy. Hérod., VH. 61; Flandin, t. II, p. 259 et suiv.). Le bouclier seul ne paraît point ici; \e;:amis, serait-il le yÉppov dont parle l’historien grec et l'akana le (papexpéwv? ( àvTt Sè àcTOôwv yéppa, oiro 5s (papsTpswveç s'/p^aavTO.)
(9) Fronde. C’est le sens que Spiegel donne à ce mot, d’accord en cela avec la tradition modei-ne. Mais il y a à objecter à cette explication que ni les livres d'Hérodote, ni les bas-reliefs de la Perse ne nous montrent la fronde parmi les armes bactro-persanes. En outre, les traducteurs pehlvis y ont certainement vu toute autre chose, car ils appellent pointe acérée l’objet en rapport avec cet instrument, tout comme celui du § 36 (açlmîn sar, kufin sar). Il s’agit donc plutôt ici de piques ou de hache d’armes, comme on en voit sur les rochers et les murs en ruine de Persépolis. Les fradakhshainyas pourraient être des têtes de hache, des pointes de pique; peut-être des masses de fer à pointes. Brassier ; çnâeare })azura. Ces mots désignent quelque chose qui tient au bras ou l’atteint, comme le prouve la version pehlvie. Ce pourrait être, au cas de la seconde explication, ces hauts manches de hache d’armes qui s’élevaient jusqu’au bras.
VENDIDAD