‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 254 sur 686 · On le verra habiter la demeure de la Druje · texte numérisé non relu

On le verra habiter la demeure de la Druje

(1) Les principes énoncés dans ce paragraphe se retrouvent dans les lois antiques de l’Inde. Là aussi, le frère peut donner sa sœur en mariage, et les ornements de la mariée constituent une partie essentielle du contrat. (Voy. Manou, 111. 21, 28, V. 151.)

(*) Litt. : pour douze lieux (propres aux troupeaux) qui n’ont point d’entreteneur conforme aux règles, qu’il fasse pour chacun un entretien convenable; pour que les troupeaux puissent y être gardés pendant la saison favorable (comp. la glose pehlvie).

(S) Comp. le sanscrit sti]}, découler, distiller. — La leçon vianhara pourrait mettre sur la trace d’un vyanuhara... rongeant les chairs.

(1) Pourvoie ou nourrisse selon le sens qu’on attache aux mots pehlvis. — Pain, s’il faut en croire la glose pehlvie lahmâ. (Qu’il les comble de tout, dit la glose, autant que cela est nécessaire et convenable).

(5) Litt. : ils seront existences visibles dans la demeure de la Druje.

FARGARD XV

1» FAUTES QUI RENDENT LE COUPABLE PESHOTANUS. §§ 1-29. — 2° PRESCRIPTIONS DI- VERSES RELATIVES AUX FAUTES CONTRE LA MORALE ; OBLIGATIONS IMPOSÉES AUX PÈRES. §§ 30-60. — 30 DU SOIN DES CHIENNES ET DES JEUNES CHIENS ; PERSONNES A QUI CE DEVOIR INCOMBE ; DURÉE DE CES SOINS. §§ 61-126.— PUNITION DES MAUVAIS TRAITEMENTS INFLIGÉS A UNE CHIENNE. §§ 140-142.

Ce fargard est, pour ainsi dire, une page d’un code criminel religieux. Il est possible qu’à l’origine, il fut revêtu de la sanction du pouvoir civil, mais il est bien plus probable qu’il n’en n’eut jamais d’autre que celle de la conscience du Adèle Mazdéen. La première partie traite des cas où ce Adèle devient peshotanus ; on a vu plus haut ce que c’est.

Certes, on ne peut méconnaître la sagesse de la plupart des dispositions de la première et de la deuxième partie; mais il est déplorable de les voir accompagnées, déparées par d’autres qui sont peu louables. Sont également peshotanus celui qui fait apostasier un Adèle et celui qui donne un os trop dur à un chien ; la loi a autant de sollicitude, plus même pour les chiennes que pour les femmes, etc.

Il y a dans le texte de ce fargard un certain désordre qui prouve qu’il n’est plus dans son état primitif. La manière dont le sujet de la proposition est exprimé aux§§ 54 et 61, annonce des lacunes. Le § 60 n’est qu’une interpolation maladroite entre deux matières très-diflférentes; la Anale est évidemment altérée.

Plusieurs des prescriptions contenues au XV® fargard remonte à une très-haute antiquité ; les lois indiennes en présentent d’analogues, inspirées par les mêmes principes.

I- l. Combien j a-t-il d’actes qui s’accomplissent sur cette terre.

2. Et par lesquels, une fois commis, (s’ils ne sont) point effacés par le repentir et l’expiation.

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