‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 280 sur 686 · Qui reste trois ratus sans revêtir le cordon sacré · texte numérisé non relu

Qui reste trois ratus sans revêtir le cordon sacré

24. Qui ne chante pas les Gâthâs (*) et n’honore pas les eaux saintes.

X- 25. Si quelqu’un délivre et met au large cet homme pris dans un étroit resserrement Q.

2G. Il ne fait pas mieux que s’il lui arrachait la peau de la tête.

XI- 27. La bénédiction d’un tel homme pervers, impur (criminel comme un) assassin de fidèles, ne dépasse pas ses mâchoires (^).

28. Celle de deux de ces méchants ne dépasse pas la langue, celle de trois d’entr’eux n’est d’aucune valeur. Celle de quatre se dissipe (^) d’ellemême.

XII- 29. Celui qui donne à un seul de ces meurtriers de fidèles, et impurs une part du borna préparé (pour le sacrifice) ou des viandes consacrées,

30. Commet un crime aussi grand que' s’il conduisait une armée de 1,000 chevaux (^) contre un bourg de Mazdéens ;

31. Que s’il tuait les hommes et emmenait les troupeaux captifs.

XIII- 32. InteiToge-moi, ô saint Zarathustra, avec un esprit droit, moi qui suis le créateur et qui donne le développement, moi l’esprit trèssage et qui réponds le mieux (lorsque je suis) interrogé. Ce sera pour toi un grand bien, ce sera pour toi (une source de) sainteté, si tu m’interroges.

XIV- 33. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Ahura-Mazda, esprit très-saint... Quel est le ministre de Çraosha, saint et puissant (génie), l’incarnation de la loi (®), ferme dans son élan ('), dévoué à Ahura?

(') C’était une psalmodie monotone. Voy. Hyde, p. 351.

(2) Cette interprétation des §§ 25-28, si obscurs, n’est peut-être pas le dernier mot. Elle est du moins philologiquement sûre et seule, donne à ces versets un sens satisfaisant et naturel, qu’on les considère en eux-mêmes ou dans l'ensemble du passage. En voici le sens général : Ahura-Mazda condamne celui qui enseigne une loi d fférente de la sienne et n’obéit point à ses préceptes. Un tel homme, un tel prêtre est un infidèle qui ne peut exercer aucune fonction du culte mazdéen. Il ne peut bénir les fidèles, sa bénédiction serait inefficace, §§ 27-28; on ne peut l’appeler à prendre part aux sacrifices, 29-31. Celui qui communique de la sorte avec lui se rend coupable d’une faute trèsgrave. Les lois de Manou contiennent des dispositions analogues. Ou pourrait traduire la glose pehlvie: S’il donne la liberté à (laisse courir) celui qui est condamné, qui a une sentence contre lui.

(*) Litt. : Est de la longueur de la mâchoire.

(*) Nous croyons devoir adopter la variante j'auafff (s’enfuit).

(6) C.-à-d. de cinq cents guerriers. Il s’agit ici de chars; chacun d’eux avait deux chevaux.

(*) Le terme dont se sert ici le texte est l’opposé de celui qui désigne l’état du pécheur dont le corps est entièrement perverti et livré aux dévas (peshotanus). Çraosha, le génie de la loi et de l’obéissance a, pour ainsi dire, le corps pénétré de la loi; c’est elle qui en meut les organes, il n’agit que par elle.

(^) Litt. : dont l’élan, la course est ferme. Spiegel traduit : à l’arme hardie, forte; mais la version pehlvie qu’il suit se trompe certainement ici, car elle rend le premier composant par merveilleux et non par hardi, ferme.

VENDIDAD

XV- 34. Ahura-Mazda répondit : C’est l’oiseau appelé ô saint Zarathustra !

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