‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 279 sur 686 · VII- 18. Interroge-moi avec un esprit droit · texte numérisé non relu

VII- 18. Interroge-moi avec un esprit droit

19. Moi qui suis le créateur et qui donne le développement, moi l’esprit très-sage et qui réponds le mieux (lorsque je suis), interrogé.

20. Ce sera pour toi un grand bien, ce sera pour toi (une source de) sainteté (®), si tu m’interroges.

VIII- 21. Zarathustra interrogea Ahura-Mazda (en ces ternies): Ahura- Mazda, esprit très-saint, créateur des êtres visibles, être pur ! Comment (se produit) le mal mortel pour l’homme (').

IX- 22. Ahura-Mazda répondit : par celui qui enseigne (®) une loi criminelle ;

(>) Comp. smri récite. Ce mot signifie peut-être aussi : Qui ne compte pas les prières qui doivent être récitées un certain nombre de fois. Comp. néo-pers. mar supputation.

(2) Passage obscur. On pourrait aussi traduire: qui n’enseigne pas pour donner la vie à, l’âme qui la désire; selon qu’on lit saj ou chash.

P) Cette métaphore est familière aux Parses ; c’est elle qui est la base du Minokhired. Elle désigne simplement ici l’étude de la loi.

(*) Le péché est ici désigné par un mot qui signifie proprement, resseri’ement, oppression et qui forme contraste avec les termes suivants. Comparez le sanscrit anhas. A ravaz, comp. le slave rav = TieSivo? (Miklosich, p. 72) ; goth. rums, spatiosus (Gabelenz, h. v.) peut-être « qui délivre de l’angoisse et donne le bien-être. /

(^) La traduction pehlvie fait supposer un texte primitif portant huvanhu. Cf. Haug, p. 25. — Glose : Affermissant le cœur pour le passage du cinvat.

(«) Cela sera à bien, à sainteté.

(?) Spiegel: Quel est le passager mortel f Marshaonô peut être aussi le nominatif de marshavana; ce serait alors « faisant disparaître, mourir».

(*) Les traductions pehlvies ont pris ce mot pour un ablatif et c'est aussi ce qu’exige le contexte. — Ratus. Le terme de temps ici employé est inconnu. Haug traduit : trois ans. Mais ce terme semble beaucoup trop long, la loi mazdéenne n’était pas si indulgente. Ce sont peut-être trois ratus ou gahs, parties du jour; ou trois gahanbars, parties de l’année. A sarematja comp. le sanscr. hariman temps.

FARGARD XVIII-

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