‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 282 sur 686 · Un long sommeil, ô mortel, ne te sied pas · texte numérisé non relu

Un long sommeil, ô mortel, ne te sied pas

XVII- 41. Ne soyez pas opposé (^) aux trois plus grands biens : l’esprit dont les pensées sont pures, la voix dont les paroles sont saintes, l’action dont les œuvres sont parfaites.

42. Soyez opposé à ces trois choses les plus mauvaises ; les pensées coupables, les paroles mauvaises et les actions criminelles.

XVlII-13. Le feu qui estàmoi, le feu d’Ahura-Mazda implore le secours du chef de maison pour le premier tiers de la nuit (et lui dit) :

XIX- 44. Chef de maison, lève-toi, revêts-toi de tes habillements, lave-toi les mains, va chercher du bois à brûler, dépose-le sur moi et avec tes mains purifiées, allume à ma flamme des bois bien purs.

45. (Sans cela) Azis, la créature des dévas, viendrait m’assaillir ; il vient m’enlever la vie (®).

XX- 46. Pour le second tiers de la nuit, mon feu, le feu d’Ahura- Mazda sollicite le laborieux pasteur (et lui dit) : Pasteur, lève-toi.

XXI- 47. Lève-toi, revêts-toi de tes habillements, lave-toi les mains, va chercher du bois à brûler, dépose-le sur moi et, avec des mains purifiées, allume à ma flamme des bois bien purs. (Sans cela) Azis la créature des dévas viendrait m’assaillir ; il vient m’enlever la vie.

(') Peu après minuit, Cf. fargard XIII, § 2.

(2) Et non : les dévas ont fui. Glose pehlvie : les dévas sont mis en fuite, quand on loue la sainteté, la fidélité à la loi.

(3) Déva du sommeil intempestif, du repos que la paresse seule réclame.

(*) Parce que, dit la glose, on ne doit pas interrompre les œuvres delà loi.

(^) Litt. : qui va contre, adversus , mot composé de aiwi et du suffixe thya. On ne peut, pour l’expliquer, attribuer ces paroles à la Druje. Le § 40 interdit cette interprétation, rien ne permet de supposer que ce déva prenne la parole.

(6) Il vient pour enlever ma vie. Pehlvi : il veut ma vie jetée à bas, abattue. Comparez Peshotun, op. cit. p. 432; Arda V. N. gloss, p. 192.

FARGARD XVIII.

XXII-48 Pour le troisième tiers de la nuit, mon feu, le feu d’Ahura implore le secours de Çraosha-le-saint (et dit) : Saint et majestueux Çraosha.

49. Que l’on m’apporte (*) avec des mains purifiées l’un ou Tautre des bois à brûler, bien purs.

50. Sans cela Azis la créature des dévas viendrait m’assaillir ; (car) il vient m’enlever à la vie.

XXIII-51. Alors Çraosha-le-saint éveille l’oiseau appelé parôdar, d Zaratliustra,

XXIV- 52. Que les hommes au langage mauvais appellent kahrkatas . Cet oiseau fait entendre (élève) sa voix au retour de la brillante de l’aurore (et crie) : Levez- vous, mortels, louez la sainteté parfaite, périssent les dévas. La dévî Bùshyansta, aux longues mains, s’élance sur vous. Elle veut plonger de nouveau dans le sommeil tout le monde corporel éveillé à la clarté du jour. Un long sommeil, ô mortel, ne te sied pas.

XXV- 53. Ne soyez pas opposé aux trois plus grands biens : l’esprit dont les pensées sont pures, la voix dont les paroles sont saintes, l’action dont les œuvres sont parfaites. Soyez opposé à ces trois choses les plus mauvaises : les pensées coupables, les paroles mauvaises et les actions criminelles.

XXVI- 51. Alors (à cette voix) l’ami dit à son compagnon (^) étendu sur sa couche :

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