J’invoquerai la création pure d’Ahura-Mazda
52. J’invoquerai Mithra aux vastes régions, Mithra aux armes excellentes, la plus brillante, la plus redoutable des armes.
53. J’invoquerai Çraosha (esprit) très-pur, majestueux, qui tient en main une massue pour (frapper) la tête des dévas.
(') C’est-à-dire celles qui proviennent du contact d’un être souillé par l’action directe d’un déva.
(2) Et non loue. — Invoquer est le sens du mot sanscrit correspondant Atoé, et du pehlvi Aariittntano.
(*) Litt.: sur la terre qui a sept Karshvoars. La cosmologie éranienne divisait la terre en sept parties appelées Karshwars ; régions terrestres et imaginaires dont le Boundehesh donne la description (ch. V. méd. ou p. 14.) Le Karshwar Qaniratha occupait le centre de la terre, l’Arie en était comme le pôle. Les autres venaient se ranger autour de lui, s’étendant dans le sens de la latitude teri’estre ; les points d’arrêt du soleil en déterminaient les limites. Dans le Boundehesh les Karshwars sont devenus des lieux merveilleux et supraterrestres que les hommes ne peuvent atteindre. On aperçoit cependant encore des signes de leur première nature, (voy. ch. V. XI. Cf. Yesht X. 8). D’un autre côté, il nous serait impossible de nous ranger à l’opinion émise par Lagarde dans ses études arméniennes et de restreindre le Karshwar Savahi à la ville de Sâvah (Voy. P. de Lagarde, op. cit. p. 8-10, 18.) Tous les textes s’opposent à cette explication.
(^) Qui a sa loi; qadhâta. La glose explique ce mot en disant que l’objet ainsi qualifié n’a besoin d’aucune autre chose dans son action, pour agir. Au § 119 la glose pehlvie dit que cette qualité des astres consiste en ce que chacun agit par soi-même. (Cf. farg. II introd.)
(^) Le texte porte : « mes paroles » au lieu de ses paroles, mais il y a là, bien probablement, une faute. Dans la traduction pehlvie, aux mots obscurs mehim stu (ou madam) il y a évidemment une distraction de copiste ; il faut là comme plus loin mehim mannstu (faire attention à, craindre et désirer) lisez açançat.
FARGARD XIX.