Que l’homme (y) répande des parfums
XXV- 82. Alors (son) bon esprit sera purifié, l’homme sera pur.
83. Que Vohumanô élève de nouveau ses vêtements (?) du bras droit et du gauche, du bras gauche et du droit.
84. Que Vohumanô dise : vénération à Ahura-Mazda, vénération aux Amesha-Çpentas, vénération aux autres (esprits) purs !
XXVI- 85. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Ahura-Mazda (omniscient) !
86. (Dis-le-moi) dois-je presser l’homme pur, dois-je presser la femme fidèle, dois-je presser (de s’éloigner) des adorateurs des dévas, des hommes qui vivent dans le péché (^),
87. (En sorte) qu’ils propagent sur la terre les eaux fluviales, la croissance des grains, qu’ils propagent les autres biens ? (^)
88. Ahura-Mazda répondit : Presse-les, ô sage Zarathustra. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda * Ahura-Mazda, créateur des êtres visibles !
XXVlI-89. Où a lieu la rétribution (^)(des peines et des récompenses) ? où s’accomplit cette rétribution ? où s’exécute-t-elle ? où atteint-elle (l’homme) qui dans le monde corporel l’attire (^) sur son âme ?
XXVIII-90. Ahura-Mazda répondit : Après que l’homme est mort; après que l’homme est parti (de ce monde),
91. Alors les dévas, êtres méchants, et créateur des êtres mauvais, viennent rôder autour (de lui) (pendant trois nuits) (®).
(') Sur ses vêtements, dit la glose pehlvie ; mais le texte n’autorise pas cette interprétation, ni les rites mazdéens non plus. Le sens peut être ; se parfume.
(2) Et non : dois-je presser les pécheurs (de s'éloigner des adorateurs des dévas)-, ce qui est contraire au texte. Merezu-jitlm est à l’accusatif; c’est là une licence très-fréquente dans VAvesta. Voy. § 94. C’est une forme adverbiale.
(2) Nous avons vu au chap. IX, que l’infidélité et le péché répandent la mort et la stérilité sur la terre ; la pratique de la loi a l’effet tout opposé.
(^) Et non : jugements ; ni le texte, ni la traduction pehlvie n’autorisent cette traduction. Les interprétations données à ce passage ne rendent ni la valeur des verbes, ni la progression. Des auteurs qui admettent le sens jugements sont forcés de reconnaître (\\x&dâthra dérive de dû donner. (Voy. A. Hovelacque, Revue de linguistique , 1869. oct. p. 173.)
(^) Ce verbe signifie livrer, procurer, promettre et non répondre, comme le pense Rückert; des-pondere n’est pas respondere. Version pehlvie, idem. On peut traduire aussi « en sorte que l’homme. »
(6) L’âme, comme on l’a vu dans l’introduction, erre trois jours avant d’être jugée; pendant ces trois jours les dévas cherchent à entraîner l’âme en enfer. Aussi doit-on prier assidûment Çraosha pour qu’il écarte les mauvais esprits. Pairithnem K. ils font une allée autour. On pourrait traduire aussi : Les dévas font une attaque. C’est le sens du pehlvi bâmya; le pehlvi bâmîk = brillant, lumineux. Ardû V. N. 14. 14 ; 15. 16. — Persan bâm, lumière.
VENDIDAD
92. Après la troisième nuit la lumière s’avance (dans l’espace) et répand ses rayons ; Mithra, aux armes brillantes, atteint le sommet des montagnes à l’éclat pur,