XXXI- 102. Vohumanô s’est levé de son trône d’or
103. Vohumanô s’est écrié : Comment es-tu venue parmi nous, âme pure,
lOd. De ce monde passager (®) au monde impérissable?
(') Ou bien peut-être : celui qui est destiné au monde du mal, etc. Pehlvi : le méchant et le juste.
(-) Spiegel : ils interrogent l’âme sur la conduite qu’elle a tenu dans le monde corporel. Mais cette traduction s’applique difficilement au texte. Peut-être « (les morts) demandent pour l’âme et l’intelligence, la part etc. »
(3) Litt. : Elle, les belles actions ou elle faite belle. Le texte n’indique pas clairement quel est le personnage mis ici en action et que la traduction pehlvie qualifie de jeune fille. D'autres passages permettent de supposer qu’il s’agit de la conscience des bonnes actions, personnifiée et représentée sous la figure d’une jeune fille douée des qualités les plus brillantes (comp. Yesht XXII, 9-15. Minohliired II, 123-1S9.) Le Boundehesh dit simplement ; chaque homme verra ses bonnes et mauvaises actions, elles se manifesteront à ses yeux. Voy. 73, 3-4. — Peut-être çrlra kereta désignent-ils la personnification des bonnes actions. — Pleine de jeunesse, parée, etc. La version pehlvie porte : pleine de discernement, de sagesse (cf. vicaritanô) pleine d’éclat, de splendeur (comp. bôc néo-pers.), de bons désirs.
(^) Ce passage manque dans VAvesta accompagné de traduction. Il paraît aussi hors de place. Le sort des méchants a été décrit au § 94. Si ce § était authentique, il ne pourrait plus être question ici de la conscience des bonnes actions. Peut-être, y a-t-il lacune et suppression d’un passage représentant la mauvaise conscience {Minok. II. 167).
(6) La glose pehlvie prend ces termes dans le sens de : séjour des Yazatas, le mont Alborj.
(<■) Litt. : que l’on doit laisser, qui doit rester en arrière. — Au pârsi cêshmant, comparez le sansc. çish, çêsha.
FARUARD XIX.
XXXII-105. Transportées de joie, les âmes des hommes justes avancent
106. Vers le trône d’or d’Ahura-Mazda, vers ceux des Amesha-Çpentas ;
107. Vers le Garônman, demeure d’Ahura-Mazda, demeure des Amesha- Çpentas et des autres justes.
XXXIII-108. Les dévas méchants, auteurs du mal, tremblent (en sentant) l’odeur parfumée (*) du juste purifié, après sa mort,
109. Comme une brebis au pouvoir d’un loup tremble devant lui. XXXIV-110. Les justes se réunissent à lui ;