Je louerai la mer Vourukasha
118. Je louerai le ciel éclatant de lumière (^), la voûte étoilée.
119. Je veux louer les astres sans commencement, subsistant par euxmêmes.
XXXVI-120. Je veux louer le séjour céleste des justes, séjour brillant, de toute splendeur (®).
(') Ou peut-être, tremblent devant la conscience du juste. Ce serait plus en harmonie avec ce qui précède; le même mot d’ailleurs peut avoir deux formes. Les glossateurs pehlvis l’ont compris dans le premier sens, car ils ajoutent au § 109 : comme une brebis tremble à l’odeur du loup.
(2) Et non l’envoyé {aç est aller, mais pas envoyer; le persan firistah n’a rien à faire ici.) Peut-être aussi : le favori. Nairyoçanha paraît plusieurs fois dans VAvesta et le Boundehesh \ toutefois sa personnalité n’est pas bien définie. C’est probablement une personnification de la flamme du sacrifice, intermédiaire entre l’homme et les habitants du ciel ou quelque génie en rapport avec le feu. Voy. Yaçna XVII, 68. — Le mot sanscrit correspondant narâçansa est une épithète du dieu du feu. Son nom pourrait signifier, qui parle pour l’homme. Le texte ajoute mrùidhi, (die) qui est certainement interpolé.
(3) Texte probablement altéré, il faut lire hê « ejus » et non mê « mei ».
(*) Pehlvi : hâm bâmihâ composé intensif dérivé de bâmik, éclatant.
{^) Pehlvi : hamâh hvârlh ; comp. Tépithète de la Druje, hvârîh.
VENDIDAD
121. Je veux louer le Garônman, la demeure d’Aliura, la demeure des Amesha-Çpentas, demeure des autres justes.
122. Je louerai le pont Cinwat, créé par Aliura-Mazda, (qui conduit) au Gatû-Miçvâna (‘) subsistant par lui-même.
XXXVII- 123. Je louerai Çaoka (^), la parfaite, dont le regard s’étendau loin.
124. Je louerai les puissants Fravashis des justes qui développent (^) toutes les créatures.
125. Je louerai Veretraghna, créé par Aliura, gardien de la majesté (céleste) (^), créé par Mazda.
126. Je louerai Tistrya, l’astre brillant, étincelant, à la forme de taureau, aux cornes d’or (^).
XXXVIII-127. Je louerai les Gâtbâs saints, qui président au temps, purs.
128. Je louerai le Gâthâ Ahunavaiti (®). Je louerai le Gâthâ Ustavaiti.
(') Ces deux mots et l’objet qu’ils désignent attendent encore une exiDlication tout-à-fait satisfaisante. A en juger d'après la version pehlvie, ces mots signifieraient : lieu de gain, de plaisii* incessant. La glose, ajoutéeàla version, n’est qu’une paraphrase du nom et n’apprend rien de la nature de ce lieu. Cette interprétation ne provient-elle pas de doctrines moins anciennes que VAvesta ? Le Miçvûnagâtus serait, selon Spiegel, un lieu où se conservent les mérites suraijondants des justes morts, d’où ces mérites jn-ofiteraient aux vivants. Mais l’existence d’un tel trésor, Ahura-Mazda compensant le manque de bonnes œuvres de l’un par le surplus de l’autre (comme dit le Sadder Bound.), sont des conceptions qui u’ajjpartienucnt pas à VAvesta. Ce passage du reste porte des marques évidentes d’interpolation, telles que la forme grammaticale de ces look's et rabscnce du verbe ni:bayêmi. Le texte pourraitêtre compris en ce sens, que le pont Cinwat est situé dans le, «(zpréne, litt. : « du niiçtûna Selon certains auteurs, le miçvâna. serait ce lieu intermédiaire entre le ciel et l’enfer où vont lésâmes des liornmcs dont les bonnes et mauvaises actions ont été trouvées égales au jour du jugement (comp. Minokhired VII, 18, 19. XII, 14). L’épithète de qadhüta appliquée à ce lieu nous indique une portion de l'espace l’ormée par la nature, peut-être l’espace intermédiaire entre le monde terrestre et le garônman, ou entre les demeures et les lieux d’action des deux esprits.
(2) Génie de l’utilité, selon Spiegel ; de la prospérité, selon Vindischmann. 'WAvesta n’indique son rôle que très-imparfaitement. Il semble personnifier la flamme qui porte la prière au ciel. Son nom viendrait alors de eue, briller ; (comp. çaoka brandon).
(3) Ou, selon le pehlvi : qui font gagner toute créature, procurent du profit.
(*) Cette majesté est une noblesse de nature jointe à un éclat de splendeur extérieure, qui appartient dans le ciel aux Yazatas et même aux justes. Sur la terre, elle a été conférée principalement à la race aryaque, la race noble par excellence, et à ses rois. Mais à ces derniers, Ahura-Mazda l’enlève lorsqu’ils abandonnent la voie de la justice.
(5) Les Aryas prêtaient généralement aux êtres bienfaisants les attributs du bœuf ou de la vache, ces animaux bienfaisants par excellence, auxquels ils attribuaient une noblesse spéciale et qui, selon les croyances éraniennes, avaient été créés les premiers des êtres vivants. Çrava, corne ou sabot.
(*’) Les Gôithâs, hymnes sacrés, après avoir été personnifiés et divinisés, furent identifiés aux génies des parties du jour pendant lesquelles ces hymnes devaient être chantés. Ou finit même par donner aux divisions de la journée le nom de ces chants (gah). Ils sont les maîtres des temps parce que les autres dépendent d’eux dans la supputation; ainsi dit la glose.
FARGARD XIX.
Je louerai le Gâthâ Çpenta-Mainyus. Je louerai le Gâthâ Vôhûklisliathrem. Je louerai le Gâthâ Vahistoistôis (^).
XXXlX-129. Je louerai le Karshwar (^) Arezahi Çavahi. Je louerai le Karshwar Fradadhafshu Vîdadhafshu. Je louerai le Karshwar Vourubareçti Vourujarsti. Je louerai le Karshwar Qanirathabâmya (où nous sommes) (^).