Qui arrêta la corruption Ç) des os
10. Et qui délivra le corps humain de l’ardeur du feu (intérieur)?
II- ll. Ahura-Mazda répondit : C’est Thrita, ô sage Zarathustra, le premier des hommes héroïques, actifs, bienveillants, au pouvoir magique, brillants , puissants , antérieurs à la loi , qui retint en elle-même la maladie, retint en elle-même la mort ; qui arrêta la corruption des os et écarta du corps de l’homme l’ardeur du feu (intérieur).
III- 12. Il lui demanda comme marque de faveur de Khshatra-vairya un remède (®).
(■) Ou qui protègent, qui ont soin. C’est le sens du pehlvi pâhréj {Hadokht N. II, 29.) — Thamana signifie, énergique, héroïque «. khvêshkarîh-i-gôrdi'» voy. Zand pahlavi Glossary p. 31. Tham ne peut égaler çam qui est une forme première ; th devient ç, mais ç ne devient pas th. Ce n’est donc pas guérisseur; paw d’ailleurs n’a pas ce sens, c’est simplement apaiser, calmer. Enfin la forme çam s’est conservée complètement dans le nom çàma thritô çûmanûm çevistô; tham n’en dérive donc point.
(*) Varecas en védique signifie activité et non éclat; c’est là un sens tardif.
(3) Yaokhsti ne peut signifier force; ni l’étymologie, ni la tradition ne peuvent autoriser une telle interprétation, yaokhsti est désir d’utilité, bienveillance ou moyen d’action ; plutôt ici le premier, Pehlvi : plein d’amour.
(*) Le texte, sur lequel la version pehlvie a été faite, portait certainement ydfamcnfdw, ayant une heureuse part de destin.
(^) Ou riehes. Voy. Ardâ V. N. I, 9. Peut-être : possédant toutes les ressourees nécessaires. Anté~ rieurs à la loi ou qui ont sans cesse la loi devant eux.
(®) C’est-à-dire l’empêcha de se produire au dehors.
(^) Ou la destruction du corps. Ces mots sont traduits étymologiquement.
(8) Mot de signification douteuse ; peut-être pourrait-on le faire dériver de viç, poison, et cit, éloigner. Les paragraphes suivants prouvent, du reste, qu’il s’agit bien de remèdes contre les maladies, d’instruments à employer contre elles et non d’une couronne ou de tout autre objet semblable, comme
FARGARD XX.
13. Pour combattre (*) la maladie, pour combattre la mort, pour combattre la brûlure et la fièvre, pour combattre le mal de tête, le dépérissement et la consomption des os, pour combattre l’impureté Q;
14. Pour combattre la douleur, l’infection et la corruption, qu’Anro- Mainyus a produites dans (^) le corps des hommes.
lV-15. Alors moi, qui suis Ahura-Mazda, je lui apportai les plantes médicinales.
16. (Je lui en apportai) de nombreuses centaines, de nombreux milliers, des millions innombrables,