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Je te maudis, impureté, je te maudis, douleur

VII- 21. (Qu’il nous soit donné), ô Ahura ! un pouvoir fort Ç) ;

le dit la traduction pehlvie. On se demande en vain pourquoi Khshatra-Vairya, le génie des métaux, est ici mentionné. Thrita demanda-t-il un instrument de chirurgie ou un talisman d’or ? Les §S 15-17 semblent prouver le contraire, puisque Ahura-Mazda ne lui apporte que des remèdes végétaux. Lui dîm. Rien n’indique à qui ce pronom se rapporte.

(') Pour la résistance à.

(2) Le Vendidâd Sadé contient d’autres noms de maladie entièrement inconnus ; nous avons suivi le texte pehlvi.

(3) Litt. : a créés sur ou contre, et non : a apportés à.

(*) Gaokerena. Le Hôma blanc, ai’bre merveilleux qui croit au sein de la mer Vourukasha, près de l’Ardvi-Çûra, la source céleste, et que le Karo-Maçyo garde contre les entreprises des dévas. Le Gaokerena confère l’immortalité à celui qui en mange ; c'est lui qui rendra la vie au corps à la résurrection générale. Sur la terre, il préserve de la vieillesse. Il est impossible de ne point reconnaître dans le Gaokerena bien des traits de l’arbre de vie.

(®) Litt. : apostropher pour chasser. Glose pehlvie, idem.

(®) Tout ce qui suit ne se trouve qu’au Vendidâd Sadé. La plupart de ces mots n’ont point été expliqués. Ces imprécations ressemblent parfaitement aux incantations accadiennesrpdrasftet çârastya. Elles pourraient très-bien être les maux de tête que beaucoup de ces incantations sont destinées à guérir .Voy. Rawlinson IV, 3 et 4 ; 22, 1. etc.

(^) Il est bien probable que le second pronom relatif que contient le texte y a été introduit par erreur ; il n’est point au Yaçna et il trouble le sens. — Litt. : par la puissance duquel, par le développement, la prospérité duquel. Les deux propositions sont placées dans l’ordre inverse. La traduction de Spiegel est assez différente ; il ne tient pas compte du sens du Yaçna et fait rapporter le pronom relatif au Gaokerena, qui en est séparé par plusieurs paragraphes traitant de choses toutes différentes. Nous ne pouvons donc nous y arrêter.

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22. Par la puissance duquel je fasse périr la Druje ; frappons la Druje par (cette) puissance.

VIII- 23. Je combats la maladie, je combats la mort, je combats la brûlure, je combats la fièvre, le mal de tête, je combats l’impureté,

24. Je combats la douleur, l’infection et la corruption qu’Anro-Mainyus a produites dans le corps des hommes.

IX- 25. Je combats toutes les maladies et la mort, les Yâtus et les Pairikas, etdes Jânis (*) perverses.

X- 26. Qu’Airyaman-Ishya (^) vienne (^) pour le bonheur des hommes et des femmes disciples de Zoroastre !

27* Qu’il vienne pour la joie de l’esprit droit et pur! que la loi accorde la récompense parfaite.

28. Je désire la bénédiction (‘) sainte de la sainteté. Qu’Ahura-Mazda (la) fasse grandir (^) !

XI- 29. Airyaman frappe toute maladie et toute mort, tous les Yâtus et les Pairikas, et toutes les Jânis perverses.

(>) Jânis. Génies du même genre que les Pairikas et les Yâtus. Leur nom rappelle, dit-on, les Djîns arabes et le Genius latin ; il ne nous semble pas possible d’admettre ces deux pai’entés à la fois. Peut-être le mot Jâni dérive-t-il simplement du bactrien jan, tuer.

(2) Airyaman. Voy. l’introduction de ce fargard.

(®) Ou plutôt : frappe (les maladies, les Yâtus, etc.), comme le prouve XXI. 40,

(*) Les §§ 26-29 reproduisent une prière du Yaçna, prière de bénédiction et de conjuration qui trouvait naturellement sa place au milieu de ces invocations destinées à conjurer les maladies et à mettre en fuite les mauvais génies, cause des maux de l’humanité.

(6) Et non : qu’Ahura soit grand. Cette version ne tient pas compte du pronom relatif et ne peut être admise.

FARGARD XXI

1° INVOCATION AU TAUREAU PRIMORDIAL, §§ 1-2. — 2<> INVOCATION AUX NUAGES POUR OBTENIR LA PLUIE ET LA GUÉRISON DES MALADIES, §§ 3-19.— S” INVOCATION AU SOLEIL, §§ 20-30 ; A LA LUNE, §§ 31-32 ; aux étoiles, §§ 33-36. — 4» prières conjuratoires, §§ 37-42.

Ce fargard est peut-être celui sur lequel la verve des ennemis d’Anquetil s’est le plus exercée ; à leurs yeux, ce n’était qu’une accumulation de non-sens. Certes, les principes que ces invocations supposent se rapprochent de ceux du polythéisme et du sabéisme ; mais les notions avestiques de l’unité de Dieu et de la création universelle y sont encore conservées. L’erreur principale qui règne dans ces pages, est la croyance à l’influence des astres sur la prospérité du monde et à la vertu de certaines paroles magiques.

Quant au sens, on se convaincra aisément 'que la traduction d’Anquetil seule en était dépourvue et qu’il y a ici autre chose qu’une accumulation de fragments désordonnés.

Comme il a été dit plus haut, ce fargard est destiné aux cérémonies conjuratoires des maladies et se compose d’une série d’invocations, dont chacune est accompagnée de formules magiques. L’eifet de ces prières doit être de conserver à la terre sa prospérité ; aux hommes et aux animaux, la santé et la vigueur. C’est pourquoi l’Atharvan s’adresse ici au génie (') qui protège les troupeaux, aux nuages (-) et aux astres; il leur demande la pluie et avec elle la fertilité, puis la santé pour les hommes et le bétail.

Chaque série d’invocations est suivie d’un ensemble de paroles qui coupent le sens et dont la raison d’être n’a point été donnée (24-28). C’est qu’on y a point reconnu des formules de bénédiction que le prêtre mazdéen prononçait sur les femmes mazdéennes rassemblées ou sur l’une ou l’autre d’elles en particulier. Ces formules sont reliées aux invocations qui les précèdent, par une phrase dont le sens est très-obscur. (§ 23). Elle signifie littéralement: alors en avant le mal (ou vers le mal), alors en

(9 Ou peut-être au taureau primordial, bizarre conception mythologique dont on trouvera l’explication à la note 1, page 211.

(2) Ou à Tistrya qui, selon le Minohhired, est cause de toute fertilité, de toute prospérité, qui répand les eaux et toutes les semences (XLIX, 6 ; LXII, 41). Ce même livre enseigne que certaines étoiles sont créées pour la production des eaux, d’autres pour la multiplication du bétail (XLIX, 10) ; le soleil et la lune, pour faire réussir toute production de fruits, toute croissance. On trouvera dans ces passages l’explication de notre fargard; c’est pourquoi nous avons cru devoir en donner une traduction complète, faite sur le texte pârsi (Voy. la fin du chapitre, page 215.)

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avant la loi sainte (ou vers la loi sainte). On peut l’interpréter aussi de cette façon : alors commencent les mauvaises et les bonnes actions; ou bien : si le mal se produit que la loi sainte vienne à l’encontre ; ou encore : qu’on ait recours à la loi sainte, que les manthras soient lus. Ce dernier sens paraît être le plus en harmonie avec le contexte; cette phrase servirait en ce cas, à amener ou annoncer le manthra conjuratoire des §§ 24-28 et autres analogues.

Le fargard XXI, en terminant, revient au sujet général ; 11 énumère les maladies et les mauvais esprits qu’il est destiné à combattre et invoque la puissance d’Aryaman-Ishyo. Cette finale n’est donc point un hors-d’œuvre ; si la conclusion des trois derniers fargards est à peu près la même pour tous, c’est qu’il tendent tous trois à la même fin, la préservation ou la guérison des maladies.

I- l. Honneur à toi, taureau sacré (‘) ! honneur à toi taureau créé pur ! honneur à toi qui donnes le développement, à toi qui donnes la croissance ! honneur à toi, don du Créateur à l’homme pur, au juste non encore crééQ.

2. A toi qui détruis Q la Jâhi, l’Ashemaogha impur, l’homme méchant et tyrannique.

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