‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 317 sur 686 · Pour l’extinction de la misère (®), de la maladie · texte numérisé non relu

Pour l’extinction de la misère (®), de la maladie

III- 9. Si (l’un de ces maux) frappe à l’entrée de la nuit, que la guérison vienne à la seconde veille (^) ;

(') Ces mots désignent le génie des troupeaux (cf. Roth. Zeitschrift der D. M. G. tome XXV, pages 1 et suivantes) ou le taureau primordial, la première des créatures vivantes d’Aliura-Mazda, selon le Boundehesh. D’après les croyances mazdéennes, le premier être vivant avait été un taureau d’une nature merveilleuse, doué d’une âme intelligente, d’un esprit qui ne le cédait en rien aux Yazatas eux-mêmes. Anro-Mainyus voyant apparaître cette première œuvre vivante du Créateur, conspira contre son existence et parvint à lui donner la mort. Mais l’âme du taureau monta au ciel et y fut investie de la fonction de veiller sur les créatures animées, spécialement sur la santé des animaux et des hommes. Ce mythe étrange est plusieurs fois mentionné dans l’Avesta; un hymne des Gâthâs, et le Yesht neuvième lui sont consacrés. Il n’est point certain cependant que cette étrange conception appartienne à l’Avesta primitif; le docteur Roth l’interprète d’une toute autre manière. Nous en parlerons au chap. 29 du Yaçna (voy. Zeitschrift der B. M. G. tome XXV, p. 6.) — Sacré. Auguste, qui donne l’accroissement, l’abondance, comme dit le pehlvi.

(2) Version pehlvie idem. Litt. : sans naissance, sans production. Ceci semblerait prouver qu’il s’agit réellement du taureau primordial créé avant l’homme.

(*) On pourrait aussi traduire : que les Jânis... détruisent, mais ce ne sont ni ces génies impurs ni l’Ashemaogha qui ont donné la mort au taureau primordial. C’est ce dernier au contraire qui protège contre leurs coups,

(*) Ou bien : fais répandre l’eau en avant, en arrière, etc. Ces paroles seraient alors adressées à Zoroastre comme le § 6, dont l’authenticité serait ainsi moins incertaine.

(^) Les Jânis s’attaquaient non moins au corps de l’homme qu’à son âme.

(®) Comp. le néo-pers. ÿaÆa/i; — peut-être aussi : pour l’écartement du meurtre, de l’homicide; à moins que ce ne soient là des noms de maladie. Comp. le sansc. gada, maladie ; gandh, tuer, nuire; le lith. gadinti.

Ç) Le sens certain de ce mot détermine nécessairement celui des autres termes qui sont en rapport avec lui. C’est pourquoi ces trois §§ ont été traduits de la sorte. (Comp. An oldpahlam Glossary. p. 83. — Avïzagân Vardashni. Guérison; le verbe guérir peut être impersonnel, ou avoir pour sujet la pluie ou le taureau.

VENDIDAD

10. S’il frappe à la seconde veille, que la guérison vienne dans la nuit (profonde) ;

1 1 . S’il frappe au milieu de la nuit, que la guérison vienne à l’aurore ;

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