‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 391 sur 686 · Qu’il nous advienne selon (les lois de) la pureté · texte numérisé non relu

Qu’il nous advienne selon (les lois de) la pureté

II- 4. Le Rathwi. Mangez, ô hommes, de ce myazda, vous qui l’avez mérité, en raison de votre piété, de votre sainteté !

III- 5. Amesha-Cpentas, loi mazdéenne, hommes et femmes justes, et vous, Zaothras... (‘)

6. Que celui des disciples de la loi, qui parle en Mazdéen (“^), vive des dons de la piété.

7. Par la magie (^) on fait périr les biens purs de ce monde.

8. Faites connaître cet (impie), ô vous, plantes et Zaothras !

IV- 9. Si quelqu’un des jMazdéens adultes, parlant, ne répond pas à ces paroles (^) quand elles sont prononcées, l’impiété des Yâtus l’atteint (aussitôt).

V- 10. Puisses-tu, à ton gré, ô Ahura-Mazda, régner heureusement sur tes créatures !

1 1 . Règne à ton gré sur les eaux, à ton gré sur les arbres, à ton gré sur tout ce qui est bon et dont la provenance est pure.

12. Rendez le juste, puissant et dominant et le méchant, impuissant et faible.

VI- 13. Que le juste gouverne à son gré, que le méchant ne puisse le faire.

(') Sous-enteudu : je vous invoque, je vous honore ou quelque chose de semblable.

(2) Qui dit les prières, les paroles qui démontrent sa foi; telles sont par exemple les invocations précédentes. Celui qui témoigne ainsi de sa religion peut prendre sa part des offrandes.

(3) Litt. : par la Yâtuerie, c’est-à-dire, par l’infidélité, les pratiques prohibées par la loi et preserites par la doctrine d’une secte. Il semble résulter de ce texte que les Yâtus formaient une société secrète, cachant ses croyances et dont les membres se mêlaient aux Mazdéens et participaient indûment à leurs sacrifices. Le Zaota demande aux génies des eaux, des plantes et des Zaothras, de faire connaître ces impies qui viennent souiller les cérémonies et les lieux du culte de la loi sainte. Un des moyens de les forcer à se manifester, était de prononcer les invocations du § 5. Celui qui ne les répétait pas, était par là convaincu d’affiliation aux Yâtus. Ces derniers n’honoraient probablement pas les Amesha-Çpentas.

(}) Le texte doit probablement être corrigé de manière qu’il donne ce sens, qui est celui des versions pehlvie et sanscrite; ou il faut traduire : il en arrive à cela de la Yâtuerie.

La glose interprète ce § en ce sens que l’impiété de cet homme, sou affiliation aux Yâtus se manifeste de cette façon.

Arrivé à cette partie de la cérémonie, le Zaota mange des offrandes, se rince la bouche, se nettoie les dents, se lave les mains, dit quatre Ahuna-Vairya, puis récite les prières suivantes § 10.

YAÇNA

14. Que tombé dans le malheur, il soit entraîné loin des créatures de Çpenta-Mainyus ; qu’entravé (dans ses projets), il ne puisse gouverner selon sa volonté !

VII- 15. J’exhorte, moi, Zarathustra (*), les principaux des Nmânas, des hameaux, des tribus, des régions,

16. A conformer leurs pensées, leurs paroles, leurs actions à cette loi, loi d’Ahura, loi de Zarathustra.

VIII- 17. Je bénis l’aise et la beauté de toute la création pure ;

18. Je bénis la détresse, le malheur (^) de toute la création mauvaise.

YesM de Hôma (^).

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