Alors Zarathustra dit : Hommage à Hôma
10. Quel est le mortel qui, le premier, pour ce monde corporel, t’a extrait (dans le sacrifice)? quelle bénédiction lui est advenue, quel avantage (®) lui en est-il revenu ?
(') Ces paroles, mises dans la bouche de Zoroastre, lui appartiennent-elles réellement? Cela est peu probable. Il se pourrait cependant que l’on eût conservé et inséré en cet endroit, l’une des sentences du réformateur, s’il exista jamais.
(2) C’est-à-dire : je prie pour que ce malheur arrive, frappe les méchants.
(3) Pour la métrique de ce chant, voy. l’introduction.
(^) Le point du jour.
(‘) Et non « le feu » (Burnouf) comme le prouvent et les gloses et le terme zend lui-même. Zarathustra nettoyait, purifiait tout ce qui entoure le feu, l’autel, le parvis, etc.
(*) Mot interpolé, qui trouble le mètre. Cf. le 7iare précédent.
(■) Comme Khshathra-Vairya, Hôma est employé tantôt pour désigner l’objet matériel, tantôt le génie qui le personnifie. Le texte semble même parfois confondi’e l’un et l’autre ; ce qui montre un culte de la natui'e approchant du matérialisme, un spiritualisme bien effacé. — Ayàç (à yâccha) aller vers, honorer, chercher.
(®) Quel don céleste (Ajyânem) lui est arrivé?
YAÇNA