Nous honorons la bonne bénédiction qui en (provient
6. Et la bonne offrande, et la bonne libation, et la bonne louange (de Dieu), et la bonne richesse (^).
III- 7. Aux eaux, maintenant, nous offrons ce sacrifice, aux eaux qui vous répandez en rosée, en torrents, qui vous étendez;
8. Eaux souveraines d’Ahura, qui opérez bien, qui pénétrez bien ;
9. Qui coulez en abondance, purificatrices qui atteignez les deux mondes.
IV- 10. Ainsi par ces noms parfaits qu’Ahura-Mazda vous a donnés,
1 1 . Que le créateur des êtres bons vous a conférés ;
12. Par ces noms nous venons vous honorer, par ces noms nous vous témoignons notre dévouement, notre vénération; notre aspiration vers vous.
13. O vous, eaux lymphatiques, eaux mères, vous liquides féminins qui nourrissez le faible (embryon) (^) !
(') Ces deux noms désignent les Amesha Çpentas ainsi nommés, ou peut-être de simples personnifications du bon esprit et de la puissance juste provenant de l’esprit du bien.
(2) Proprement femmes. La suite prouve que le vrai sens est celui que nous donnons.
P) Mots obscurs. Armaiti a désigné probablement à l’origine, la disposition parfaite de toutes les choses et parties de la terre. Comp. La gnâ Aramati des Védas.
(*) Ce mot désigne peut-être le génie des richesses, des trésors enfouis en terre; peut-être aussi les biens offerts aux génies comme Purandhi. Ish peut aussi signifier désir ou collation des biens et dzuiti, abondance; fraçaçti ne peut-être « prièi’e » ce serait alors fraçti.
(®) Même remarque que plus haut. Le texte emploie, pour exprimer la dernière idée, deux termes relatifs à la génération.
GATHAS.
V-14. Nous voulons vous invoquer, eaux qui pénétrez (*) toute chose ; eaux parfaitement bonnes et belles; nous vous appelons pour l’offrande, eaux saintes !
15. (Liquides) à l’action étendue, qui vous divisez et vous répandez dans le corps de l’homme, eaux mères qui donnez la vie.
Louanges aux esprits des troupeaux et des hommes; à Ahura-Mazda.
I-l . Et maintenant nous honorons l’âme du taureau (*) et son créateur,
2. Et aussi nos âmes à nous et celles de nos bestiaux, qui tendent à nous conserver la vie ;
3. (Ces âmes) par qui ils existent et qui existent pour eux (^).
(‘) Ou bien : humectez. La doctrine mazdéenne distinguait plusieurs espèces d’eaux comme différents genres de feux. Malheureusement, les mots qui désignent ces eaux sont obscurs ou inintelligibles. Ils pourraient signifier littéralement : « qui se l’épandent en rosée, qui se précipitent, qui se répandent en avant, qui proviennent d’Ahura, qui sont à Ahura, qui opèrent bien, qui se répandent, traversent bien, qui se dii’igent elles-mêmes ou bien qui s’écoulent bien.» La tradition y voit des désignations de liquides spéciaux, comme on peut le voir dans la version pehlvie et au Boundehesh. Cette tradition cependant, n’était pas uniforme, car les explications de Nériosengh ne concordent pas toujours avec celles de ces livres. D’après cette tradition nous aurions ici la sève des ai'bres, les eaux qui coulent des montagnes, l’eau de pluie, le semen animal, le sang des veines, la salive, l’urine, la sueur; puis au § 14, la bave, la sève des racines, le semen féminin, le sang féminin des règles et ce qui nourrit l’embryon. Les mots les plus importants sont les trois derniers, mâtaras, agenyâs, drigudâyâs, dont on veut faire des termes védiques ; des eaux qui produisent agni (le feu de l’éclair) et l’alimentent quand il est produit. Il n’est pas un mot de l’Avesta ou de la tradition, qui autorise pareille supposition. Nulle part, on ne trouve ni terme ni conception qui en approche. Or, tout cela pouvant parfaitement s’expliquer sans sortir du domaine avestique, il n’est pas permis de recourir à des hypothèses sans fondement. Les trois mots en question désignent naturellement les fluides qui concourent à la formation de l’embryon animal. L’agenya est le sang féminin (de a gêna) et non de agni que l’Éran ignore. Les Védas eux-mêmes n’ont pas de termes analogues. On ne peut, d’ailleui’S, prendre arbitrairement deux ou trois mots çà et là, les isoler du contexte et les faire entrer dans un ordre d’idées entièrement étranger aux autres. Que deviennent dans cette explication les agis, daregôhazûus nâshupaiti vyâdâo, etc. Ce qui donne du crédit à l’explication de la tradition, c’est la mention des termes clairs et exprès khshvidam (lait), ûzûxti (sève), au milieu des invocations aux eaux en général, que l’on trouve au Hâ LXVIl, 20.
(3) Du taureau primordial, ou des bœufs en général. La version pehlvie le prend dans ce dernier sens. Nous ne saurions admettre que tashà signifie corps. La version pehlvie elle-même ne l’aflSrme point, comme on le prétend; elle voile le sens sous une phi’ase douteuse. Le mot corps (ïano) pi’écède âme et tashâ est rendue par qu’Ormudz a créé.
(3) Impossible de dire à quoi les relatifs se rapportent. Le sens donné ici nous paraît naturel et conforme au texte.
GATHAS.
II- 4. Et nous honorons les âmes des animaux sauvages (*) rapides,
5. Nous honorons les âmes des hommes et des femmes justes, en quelque lieu qu’ils soient nés,
6. Et dont les natures pures triomphent, triompheront ou ont jamais triomphé f).