XI. — Des cérémonies du culte
La religion mazdéenne imposait aux Atharvans de nombreuses obligations, la récitation de longues prières. Le Mobed doit se lever peu après minuit et se rendre au temple. Là, il doit réciter d’abord le Vendidàd puis au Gràh Hàvani (lever du soleil), le Vispered et le Yaçna ('); ces derniers sont accompagnés des cérémonies du sacrifice. Les Yeshts viennent aux jours des génies auxquels ils sont consacrés. Mais cette récitation journalière, obligatoire, n’en exclut point une autre supplémentaire.
Le Vendidàd se lit encore pour conjurer les Dévas ou pour expier les fautes, soit du lecteur, soit de celui qui rétribue la récitation de ce livre. Le Yaçna, en tout ou en partie (les Gàthàs, les Bishâmrutàs, etc) se lit aussi en différentes occasions et pour diverses solennités.
(') En tenant en main le bareçma, comme il a été dit ailleurs. Quand on suit le Vendidàd -Sâdé, l'ordre est tout autre ; on le verra plus loin. — Selon Anquetil, les Yeshts se récitent encore à d’autres jours ; mais ces détails sont pour nous sans importance.