I. YESHT D’ORMUZD
0. Satisfaction à Ahura -Mazda ; mépris à Anro-Mainyus. Des bonnes oeuvres, c’est celle que je veux honorer par de bonnes pensées, de bonnes paroles, de bonnes actions. Je loue la sainteté. — Ashem vohû. — Je professe ma foi (comme) Mazdéen, Zarathustrien, anti dévique, fidèle d’Ahura (*). Pour le culte, l’honneur, la satisfaction et la gloire d’Ahura-Mazda brillant, majestueux. Satisfaction pour (son) culte, honneur, satisfaction et gloire.
I- l. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Ahura-Mazda, esprit très saint, créateur des mondes visibles, être pur !
II- 2. Qu’(est-cequiest), delà loi sainte, le plus fort (^), le plus puissamment protecteur, le plus majestueux, le plus énergiquement opérant (^), le plus (complètement) victorieux, le plus salutaire, (le plus fort) pour écraser la haine des Dévas et des hommes (pervers), qu’est-il de tout le monde corporel de plus propre à aider l’intelligence ; qu’est-il de tout le monde corporel de plus pr-opre à purifier la nature ?
III- IV-3. Or, Ahura-Mazda répondit: Nos noms à nous Amesha-Çpentas, ô saint Zarathustra ; c’est là ce qui de la loi sainte est le plus fort, le plus puissamment protecteur, le plus majestueux, le plus énergiquement opérant, le plus (complètement) victorieux, le plus salutaire, le plus (fort) pour écraser la haine des Dévas et des hommes (pervers) ; c’est de tout le monde corporel le plus propre à aider l’intelligence ; c’est de tout le monde corporel le plus propre à purifier la nature.
(') Introduction commune à tous les Yeshts.
(*) Qu’est de la loi sainte le plus fort, etc.
(*) Ou de plus guerrier (?)
N. B. Le mot Yestit ou Yast veut dire : chantde louange ou de sacrifice (racine yaz, honorer d’un culte, sacrifier). Tous les génies de l’Olvmpe éranien avaient leur yast approprié à leur culte ; il ne nous eu
KHORDA AVESTA.
V- 1. Zarathustra dit alors : Dis-moi donc, ô saint Almra-Mazda, quel nom est pour toi le plus grand, le plus parfait, le plus brillant, le plus puissamment opérant, le plus victorieux, le plus salutaire, le plus propre à écraser la haine des Dévas et des hommes pervers ?
VI- 5. Pour que j’abatte les Dévas et les méchants ; afin que j’écrase tous les Yàtus et les Pairikas et que personne, ni Déva, ni homme, ni Yâtus, ni Pairika ne puisse m’abattre.
VII- VIII-6. Ahura-Mazda dit alors: Mon nom, ô saint Zarathustra, est celui qui doit être consulté (interrogé). Mon second nom est le pasteur (*). Mon troisième : celui qui constitue (les êtres) ; le quatrième : la pureté parfaite ; le cinquième : tous les biens créés par Mazda, d’origine pure ; le sixième (est) que je suis l’intelligence ; le septième : que je suis l’intelligent (^) ; le huitième : la sagesse ; le neuvième : le sage ; le dixième : que je suis l’accroissement ; le onzième : celui qui donne l’accroissement ; le douzième : le maître ; le treizième : qui favorise ; le quatorzième : (celui qui est) sans peine ; le quinzième : l’inébranlable; le seizième : celui qui suppute les mérites ; le dix-septième : celui qui dispose toute chose ; le dix-huitième : celui qui sauve ; le dix-neuvième : (est) que je suis le créateur ; mon vingtième nom est que je suis Mazda (le sage).
IX-7. Honore moi, Zarathustra, le jour et la nuit par des dons apportés en offrandes.
8. Je viendrai à toi pour (te donner) aide et joie, moi qui suis Ahura- Mazda. Il viendra à toi pour t’aider et te réjouir, Çraosha-le-saint, le bon ; ils viendront à toi en aide et réjouissance et les arbres, et les eaux et les Fravashis des justes.
est pai'venu que 22. Deux d’entre eux ont déjà été vus au Yaçna (Hâs IX et LVl); les vingt autres sont contenus dans le Khorda-Avesta. Presque tous témoignent d’une origine antique et d'un remaniement nécessité par la réforme mazdéenne, par la déchéance des dieux anciens. Le fond de ces Yeslits appartient aux anciennes légendes, aux anciens hymnes; mais pendant la période zoroastrienne, ils ont reçu de nombreuses transformations. Quelques passages n’y ont été insérés, semble-t-il, qu’après le règne d’Ailaxerxès Mnemon. Ce sont ceux qui tracent de ces génies des portraits qui paraissent être des descriptions de statues ou d’images (voy. p. ex. le Yesht V). On a vu précédemment l’usage qui en était fait dans la liturgie; nous n’y reviendrons pas. Quelques-uns sont formés d’anciens chants rhythmés, interpolés et transformés pour servir aux cérémonies du culte (voy. spéc. Yeshts V et X). Les Yeshts d’Orrauzd, des Amesha-Çpentas, de Çraosha et des Fravashis sont bien probablement d’origine mazdéenne. On introduit à tort parmi les Yeshts, les deux fragments du Hadhaokhta Naska, et ce que l’on appelle le Vîçtasp- Yesht.
(>) Le chef des hommes et des troupeaux. Litt. :«Je suis par le nom».
{-) Faut-il distinguer l’intelligence in se et l’intelligence par rapport à l’extérieur? Nous doutons fort que les mazdéens se soient élevés jusqu’à ces conceptions. 11 n’y a dans ces mots, à notre avis, qu’une recherche de distinctions de mots et d’énumération.
YESHT I.
X- 9. Si tu le veux, Zarathustra, tu écraseras la haine des Dévas et des hommes, des Yâtus et des Pairikas, des tyrans, des Kavis et des Karapans,