Des bipèdes pernicieux, des Ashemaoghas bipèdes
XI- 11. Des loups à quatre pattes, d’une armée ennemie au large front, aux bannières larges, aux bannières hautes, tenues levées, portant une bannière meurtrière.
12. Retiens ces noms et prononce-les tous les jours, toutes les nuits.
XII- 13. Je suis le protecteur, je suis le créateur et le nourricier, je suis le sage, l’esprit très-saint.
14. Mon nom est le sauveur, je m’appelle celui qui sauve mieux que tout autre. Je m’appelle l’Atharvan (‘), je m’appelle l’Atharvan suprême; je m’appelle Ahura, le maître ; je m’appelle Mazda, le sage.
15. Je m’appelle le saint, je m’appelle le très saint, je m’appelle le majestueux, je m’appelle le très majestueux.
16. Je m’appelle celui qui voit beaucoup, je m’appelle celui qui voit le plus, je m’appelle celui qui voit de loin, je m’appelle celui qui voit le mieux au loin.
XIII- 17. Je m’appelle le gardien, je m’appelle le bienveillant Q, je m’appelle le créateur, le protecteur, le nourricier, je m’appelle celui qui connaît, je m’appelle celui qui connait le mieux.
18. Je m’appelle celui qui donne la prospérité, je m’appelle celui dont la loi donne la prospérité ; je m’appelle celui qui gouverne à son gré ; je m’appelle celui qui gouverne le plus à son gré.
19. Je m’appelle le roi illustre (^), je m’appelle le roi le plus illustre.
XIV. Je m’appelle celui qui ne trompe pas, je m’appelle celui qui déjoue la tromperie Q.
20. Je m’appelle le protecteur des chefs, je m’anpelle le punisseur de la méchanceté. Je m’appelle celui qui abat; je m’appelle celui qui dompte tout, je m’appelle le formateur universel.
21. Je m’appelle celui qui possède toutes les splendeurs, je m’appelle plein d’éclat, je m’appelle le brillant.
XV. Je m’appelle celui qui produit toute utilité, je m’appelle celui qui produit tout accroissement, je m’appelle le favoriseur (®).
(>) Peut-être ici : le maître du feu. L’expression suivante porterait à le croire car athravaçtema n’est pas le superlatif de atharvan.
C^) Cf. vi désirer, aimer.
(*) Ayant un nom célèbre et non gouvernant sous un nom.
(*) Comparez vidaeva.
(*) Çev\ de çevin développé de pu.
22. Je m’appelle l’héroïque, je m’appelle celui qui favorise le plus puissamment, je m’appelle le pur, je m’appelle le grand.
23. Je m’appelle celui qui possède la puissance royale, je m’appelle celui qui possède la puissance royale la plus élevée (‘). Je m’appelle le sage, je m’appelle le plus sage, je m’appelle celui qui est éclairé au loin Q.
XVI-24. Tels sont mes noms. A celui qui, dans ce monde corporel, retient et répète ces noms, qui sont les miens,