‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 520 sur 686 · IV. KHORDAD (2) YESHT · texte numérisé non relu

IV. KHORDAD (2) YESHT

O. Khshnaothra à Haurvatât, Ratu, à la félicité de l’année, aux années chefs du monde, purs, pour leur culte, etc. Nous honorons Haurvatât, saint.

(>) Ce § n’appartient plus au Yesht. C’est une formule de conjuration ajoutée ici parce qu’il était question de la destruction ou de la défaite des Dévas. Peut-être que tout le Yesht n’est qu’une préparation à cette conjuration. On a vu cette formule au Vendidad, X. Le Yesht de Haurvatât (Kordàd- Yesht) n’est qu’une formule athravaniqu».

(-) Haurvatât. Ce Yesht est composé de deux ou trois fragments réunis par une main inhabile. Son auteur ou son dernier rédacteur ne connaissait plus, pour ainsi dire, la langue de l'Avesta.

Il nous paraît être assez récent. Au § 3, commence, semble-t-il, un fragment nouveau. Le tout forme probablement une formule athravaniquc de conjuration, dans le genre des derniers Fargard».

KHORDA AVESTA.

immortel. Nous honorons la félicité de l’année. Nous honorons les années, chefs purs du monde pur.

1. Ahura-Mazda dit à Zarathustra le saint : J’ai créé de Ilaurvatât les secours, les joies, les jouissances et le bonheur pour les hommes purs. Nous favorisons celui qui a recours à ces Amesha-Çpentas comme aux (autres) Amesha-Apentas, Vohumanô, Asha Vahista, Khshathra Vairya, Çpenta Armaiti, Haurvatât et Ameretât.

2. Celui qui invoque les noms de Haurvatât, des Amesha-Çpentas, contre mille fois mille, contre dix mille fois mille, contre un nombre innombrable de fois une multitude innombrable de Dévas, (*) celui-là abattra la Naçus, il abattra Hashi, il abattra Bashi, il abattra Çaeni, il abattra Buji (^).

3. J’appelle d’abord l’homme pur ; lorsque j’appelle l’homme pur je le dis à Rashnu Razista, (je le dis) aux Amesha-Çpentas. Que celui des Yazatas célestes dont le nom est le (plus) puissant, délivre l’homme pur,

4. De la Naçus, de Hashi, de Bashi, de Çaeni, de Buji, de l’armée au front étendu, de l’étendard levé et (flottant) au large, de l’homme méchant ettyrannique, du fer, du despote, des Yàtus, des Pairikas etde toute attaque.

5. Comment, en suivant la voie des justes, s’écarte-t-on des méchants ?(^) Ahura-Mazda répondit : Si, en se remémorant, ou en prononçant, en récitant à haute voix mon M „nthra, on trace un sillon en cercle, on préserve son propre corps : (Manthra) :

6. O toi, qui que tu sois, Druje, parmi celles qui viennent ici réellement, qui que tu sois de celles qui attaquent, qui que tu sois de celles qui souillent (les êtres) ! Je te frappe Druje(et te chasse) des pays aryaques, je t’enchaîne, toi Druje, je t’accable de coups, toi Druje, je te maudis toi, Druje!

7. (Le purificand) trace un triple sillon. J’appelle trois fois l’homme juste (^) (qui se purifle). Il trace six (^) sillons ; je l’appelle six fois. Il trace neuf sillons ; je l’appelle neuf fois, l’homme juste.

8. En nommant ces Drujes (®), il frappe d’un glaive la Naçus ; les Karapans sont atteints dans leur germe et leur race est détruite. Le Zaota

(') Pour vaincre, frapper mille, dix mille, etc.

(2) Noms de Dévas in^'onnus, cités seulement en cet endroit.

{^) C’est-à-dire, comment se purifie-t-on ?

(*) Ou j’ordonne à l'homme pur (de faire) trois (sillons). Cette traduction cependant ne nous paraît guère probable,

(^) Voy. Mns. Q.

(*) Les Drujes du S 6.

YESHT V.

(représentant) de Zarathustra est purifié de toute méchanceté, de toute perversité dans ses désirs et sa volonté quand et comme il le veut (*).

9. Après le coucher du soleil, il frappe la Naçus d’une blessure sanglante. Lorsque le soleil n’est point encore levé, de son arme étendue, il frappe à mort la Naçus d’une plaie sanglante, pour la satisfaction et la gloire des Yazatas célestes.

10. Zarathustra, ne fais pas connaître ce Manthra à tout autre qu’au père, au fils, au frère né du même sein ou au prêtre domestique, doué des qualités convenables, suivant une bonne doctrine, suivant (les préceptes de) la loi sainte, ami delà sainteté, qui réduit toutes les Drujes à l’impuissance (^).

11. A cause de son éclat et de sa majesté, nous honorons d’un culte à haute voix Haurvatàt, saint, immortel, par des Zaothros, etc.

12. Je voue culte, hommage, force et puissance au Ratu Haurvatàt, à la félicité de l’année, aux années chefs du monde pur.

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