‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 521 sur 686 · V. ABAN-YESHT · texte numérisé non relu

V. ABAN-YESHT

O. Khshnaothra à Ahura-Mazda Je professe la foi En l’honneur

de l’eau Ardvicùra Anâhita.

I-l. Ahura-Mazda dit à Zarathustra le saint : Honore pour moi, saint Zarathustra, Ardviçûra Anàhita au large cours, qui guérit (les maux) et chasse les Dévas, soumise à la loi d’Ahura, digne de sacrifice pour le monde corporel, digne d’honneur pour le monde corporel, (eau) pure qui développe l’activité, (eau) pure qui fait prospérer les troupeaux , pure qui fait prospérer les êtres terrestres ; pure qui fait prospérer les possessions terrestres ; pure qui fait prospérer les contrées ;

2. Qui purifie le germe de tous les hommes, qui purifie l’utérus des femmes pour l’enfantement, qui met toutes les femmes en état d’heureux enfantement. Qui procure à toutes les femmes un lait convenable et venu à son temps :

(') Le prêtre lui-même n’a pas besoin de ces cérémonies. On peut comparer le passage précédent au Fargard IX, initio. C’est une suite de fragments détachés d’un cérémonial de purification.

(2) Rûmayêiti (?). Ashâvô de asha av ou comp. le védique rtâvant.

(3) Ardviçûra Anâhita, génie des eaux, source céleste. Litt. : des eaux.

KHORDA AVESTA.

3. Eau immense, qui se fait entendre au loin, qui est telle par sa grandeur que toutes les eaux qui coulent sur la terre ; eau qui coule avec force du sommet du Hukairyavers la mer Vourukasha.

4. Toutes les bouches (de ces fleuves) se réunissent à la mer Vourukasha. Chacun d’eux s’y réunit au milieu (de cette mer). Parce qu’elle se précipite sur eux, parcequ’elle se répand sur eux (et les entraîne). Ardviçûra Anâhita, dont les réservoirs, dont les voies d’écoulement sont (au nombre) de mille. Chacun de ces réservoirs, chacun de ces canaux est de (la longueur de) quarante jours de route d’un homme traîné par des chevaux vigoureux.

5. L’écoulement de cette seule eau se répand, divisé, sur tous lesKarshvars qui sont sept. Il amène de cette seule eau constamment en hiver comme en été. Cette eau mienne purifie le semen des hommes et le germe des femmes. Elle aussi (purifle) le lait des femmes.

6. (Eau) que je fais jaillir avec éclat (*) pour la prospérité des mnânas, des bourgs, des tribus, des contrées; pour les protéger, les soutenir, les surveiller, les défendre, les préserver.

7. Alors Zarathustra (s’avança vers Ardviçûra et lui dit) : O Ardviçûra Anâhita, (qui proviens) du créateur Mazda (^), tes bras sont beaux et dorés, larges comme un cheval. Avance vers nous avec bienveillance (^), ô belle, ô sainte ; (viens) rapide, avec tes larges bras , roulant dans ton esprit ces pensées :

8. Qui chantera mes louanges, qui m’honorera par l’offrande des Zaothras accompagnés de hôma et de morceaux de viande des Zaothras purifiés, consacrés selon les rites ? A qui m’attacherai-je, qui s’attache à moi, qui m’honore, qui me loue (®), et me soit dévoué ?

9. A cause de son éclat et de sa majesté, je veu.x honorer par des chants de louange, par un culte convenable, Ardviçûra Anâhita, pure et sainte. Par les Zaothras, sois honorée, par nos invocations (®), sois honorée d’un culte parfait, ô Ardviçûra. Par ce hôma uni au myazda, par ce bareçma, par les Manthras qui rendent la langue puissamment opérante ("), les

(>) Cf. jvaî.

(‘^) Ou peut-être que tes bras viennent d’Ahura-Mazda. Les bras d’Ardviçûra sont les flots d’eau qui, de la source céleste, viennent se répandre snr la terre et former les fleuves et les lacs.

(*) Volontiers.

(*) Transvasés.

(*) Cf. rasdmi. louer, célébrer.

(*) Sois implorée. Cf. çâs védique, louer, implorer.

P) Cf. dasma, dasra.

YESHT V.

prières et les cérémonies, les Zaothras et les paroles conformes à la vérité.

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