‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 547 sur 686 · VIII. TIR-YESHT (Tistrya · texte numérisé non relu

VIII. TIR-YESHT (Tistrya

Khshnaothra à Ahura-Mazda ... Je professe mazdéen .., Khshnaothra à l’astre Tistrya brillant, majestueux, à Çatavaêça qui répand les ondes, fort, créé par Mazda, aux étoiles qui contiennent le germe de l’eau, qui contiennent le germe de la terre, qui contiennent le germe des végétaux, créées par Mazda; à l’astre Vanant créé par Mazda ; aux astres Haptôiring, brillantes, salutaires pour leur culte, leur honneur, leur satisfaction et leur gloire.

1. Ahura-Mazda dit à Zarathustra le saint : Honorons l’Ahu et le Râtu, la lune, la réunion et le myazda, aün que mes étoiles brillantes m’obéissent et accordent leur lumière aux hommes (*).

2. Je veux aussi honorer par ces offrandes, l’astre qui dispense (les biens) aux campagnes, l’astre Tistrya (^), brillant, majestueux, dont le lieu de séjour est beau, dont le lieu de séjour est bon, (astre) d’un éclat vermeil et étincelant, qui frappe la vue, bienveillant, guérissant les maux ; répandant la joie, élevé (dans le ciel), favorisant de loin (les êtres) par ses rayons brillants et purs. (Honorons aussi) l’eau de la vaste mer, bonne et pure, célèbre au loin et le nom du taureau créé par Mazda et la redoutable majesté royale, le Fravashi du pur et saint Zarathustra.

3. A cause de son éclat et de sa majesté, je veux honorer à haute voix l’astre Tistrya ; honorer par des Zaothras Tastre Tistrya, brillant, majestueux, avec le hôma, etc.

4. Nous honorons l’astre Tistrya brillant et majestueux, qui contient la semence des eaux, puissant, noble et fort, favorisant au loin (^), (placé) dans les hauteurs (du ciel); astre à l’action puissante, et qui de ces hauteurs est béni (sur la terre) et brille du sommet de l’ombilic des eaux(^). A cause de son éclat, etc.

(') Ce texte est mutilé. Il commence par un mot isolé de ses compléments (pdonhe pour la protection ou plutôt je protégerai). En outre, tout ce commencement n’appartient pas à ce Yesht.

(2) Tistrya est le principal des quatre astres qui gardent les quatre régions du ciel. Il occupe l’orient; Hapto iringa, la grande ourse, est au nord; Çatavaêça à l’ouest et Vauant au midi.

(3) Çvi ou çu, développant largement.

Apdm napât.

YESHT Vril.

5. Nous honorons Tistrya, I’astre brillant et majestueux vers lequel les troupeaux, les bêtes de somme et les hommes élèvent leurs pensées, les manifestant dans leur réalité (*), et les insectes malfaisants, mentant ouvertement (et disent) : Quand se lèvera pour nous le brillant et majestueux Tistrya ? Quand couleront (vers nous) des sources nouvelles d’eau plus large que (le corps d’) un cheval? A cause de son éclat, etc.

6. Honorons Tistrya... qui s’avance vers la mer Vouiukasha avec le coulant d’un trait (allant) au gré de la pensée, qu’un vigoureux (^) archer, de tous les aryas le plus habile à lancer des traits, lancerait d’une colline basse (^) vers une montagne (haute et) brillante.

7. Ainsi Ahura-Mazda, le créateur, l’honore (*), ainsi aussi les eaux et les plantes; Mithra qui s’étend au loin sur les campagnes lui fraie la voie.

Par son éclat, etc.

8. Nous honorons Tistrya, brillant, majestueux, qui frappe les Pairikas , qui cherche à faire périr les Pairikas qui circulent comme des étoiles (“) entre le ciel et la terre, au-dessus de la mer Vourukasha aux flots puissants, élevés et profonds, aux ondes étendues. Puis il va vers cette mer pure, au corps de cheval (®) ; il (y) réunit les eaux, et les vents y soufflent favorables.

9. Alors Çatavaeça fait couler les eaux sur les sept Karsh vars de la terre. Il vient au milieu de ces eaux en les séparant et là, brillant, il se

(‘) Ou paraissant au dehors ce qu’ils sont. Les vers et insectes malfaisants haïssent Tistrya qui procure à l’homme la prospérité et la fertilité des champs.

(2) Ou adroit. Rj.

(*) Cp. hshudra.

(‘) Et non lui donne appui, car les plantes ne peuvent aider Tistrya.

(^) Cf. kramn. Peut-être faut-il lire caremao. Des étoiles, poissons ou vers, nous semblent inadmissibles. Les Pairikas ne peuvent se transformer en étoiles, être bons; mais bien peut-être en planètes ou en étoiles filantes.

(®) Cette image représente la force et l’étendue.

KHORDA AVESTA.

tient tourné avec complaisance vers les terres fertiles (et disant) : quand les contrées aryaques seront-elles fertilisées?

Par son éclat, etc.

10. Nous honorons Tistrya, brillant, majestueux, qui parla à Ahura- Mazda, disant ainsi : Ahura-Mazda, esprit très saint!

11. Si les hommes m’honoraient d’un culte en invoquant mon nom, comme ils honorent les autres Yazatas, je m’avancerais ])Our (le bien) des justes au moment déterminé (*) de ma course C^) brillante, perpétuelle, réglée; je viendrais pour une nuit, pour deux, pour cinquante, pour cent nuits.

12. Nous honorons Tistrya, et les biens qui proviennent de lui (^). Nous honorons le premier (^) des astres et les pléiades. Je veux louer les étoiles Hapto-iringa, pour combattre les Yàtus et les Pairikas. Nous honorons l’astre ^Anant créé par Mazda. Nous honorons Tistrya au regard ferme, pour (obtenir) la force bien constituée, la victoire conférée par IMazdaet la supériorité qui triomphe de tout et ce qui délivre des maux (^), et ce qui délivre des peines.

13. Pendant les dix premières nuits, ô saint Zarathustra, Tistrya prend (®) une forme corporelle. Il chemine dans les espaces lumineux sous la forme d’un homme de quinze ans, d’une beauté éclatante, à l’œil vif, d’une taille élevée, dans la force de l’àge, plein de vigueur, à la tournure élégante,

14. A cet âge où la plénitude des ans survient à l’homme, à cet âge où la plénitude de la force lui advient, à l’âge où l’homme vient d’atteindre la pubei’té.

15. Alors il donne cet avertissement, alors il demande : Quel est donc celui qui m’honore par des offrandes de Zaothra, avec Myazda et Hôma? A qui donnerai-je les biens, la compagnie Ç) qui conviennent aux hommes, et la puritication de l’âme? Maintenant je dois être honoré, maintenant je

(‘) Au cours du temps, zrü-âyat; thvcarsta, déterminé en un point, est opposé à ukarana, infini. (2) Ou de ma vie; c’est la même idée.

(*) Ou les étoiles en rapport avec T. Le premier sens doit être celui du pehlvi du Nyâyesh I, 2.

(‘) Tistrya lui- même. Le zend aime ces l’épétitious d’idées sous une forme différente. Les anciens croyaient que les pléiades produisaient la pluie.

(“) Ou « la délivrance de l’angoisse » vitâre ûzanh.

(6) Pénètre dans.

(•) La descendance, la famille, la domesticité. Le mot bactrien s’applique à tout cela.

YESHT VIII.

dois être célébré, en faveur de ce inonde corporel, en vue de la pureté parfaite.

16. Pendant les dix nuits qui suivent, Tistrya, brillant, majestueux, prend un corps, cheminant dans les espaces lumineux sous la forme d’un taureau aux cornes (‘) d’or. Il avertit alors et demande :

17. Quel est donc celui qui m’honore par des offrandes de Zaothra, avec Hôma et Myazda? A qui donnerai-je les biens, la compagnie qui conviennent aux hommes et la purification de l’âme ? Maintenant je dois être honoré, maintenant je dois être célébré en faveur de ce monde corporel, en vue de la pureté parfaite.

18. Pendant la troisième série de dix nuits, Tistrya, brillant majestueux, prend un corps, cheminant dans les espaces lumineux sous la forme d’un cheval brillant, aux oreilles vermeilles, au licou d’or (^). Puis il avertit et demande :

19. Quel est donc celui qui m’honore par des offrandes de Zaothra, avec Hômaet Myazda? Aquidonnerai-jeles biens, la compagnie qui conviennent aux hommes, et la purification de l’âme ? Maintenant je dois être honoré, maintenant je dois être célébré, en faveur de ce monde corporel, en vue de la pureté parfaite.

20. Alors Tistrya l’astre majestueux et brillant, ô saint Zarathustra ! cherche à gagner la mer Vourukasha, sous la forme d’un coursier brillant et superbe, aux oreilles vermeilles, au licou d’or.

21 . S’avançant vers lui, le Déva Apaosha se précipite sous la forme d’un cheval noir, aux oreilles, à la queue écourtées, au dos contrefait (*), méchant (^), tout frémissant (de colère) (®).

22. Alors ils en viennent aux mains (®), ô saint Zarathustra, le brillant et majestueux Tistrya, et le Déva Apaosha ; ils combattent trois jours et trois nuits, ô saint Zarathustra ! Le Déva Apaosha l’emporte sur le brillant et majestueux Tistrya, triomphe de lui et le chasse loin de la mer Vourukasha, l’espace d’un hâthra.

(') Comp. le paragr. suivant.

(2) Cf. abhi dhânî.

0 C’est là le sens du sanscrit kharva. On pourrait aussi comparer le persan kurak, « calvus ex porrigine » quelque chose comme galeux, rogneux, qu’on nous permette ce terme.

(*) Dagha, brûlant, destructeur, féroce,

(^) Aivoiclûto doit se rapporter au sujet et non à l’objet. Litt. : qui a le tremblement imposé sur lui. {•') Ils apportent leurs bras courant l’un contre l’autre. Urmstra, ce qui presse à l’extrémité.

KHORDA AVESTA.

23-24. Alors Tistrya... annonce l’échec (qu’il a subi) et la défaite (qu’il essuie) : un échec ô Ahura-Mazda, une défaite (\), eaux et plantes, m’est survenu (^) ô loi mazdéenne ! (Parce que) les hommes ne m’honorent pas en invoquant mon nom, comme ils honorent les autres Yazatas. Carsi les hommes m’honoraient en invoquant mon nom, comme ils honorent les autres Yazatas, je me donnerais la force de dix chevaux, la force de dix chameaux, la force de dix taureaux, la force de dix montagnes, la force de dix fleuves.

25. Moi qui suis Ahura-Mazda je sacrifie de la sorte à Tistrya et je lui donne ces forces.

26. Alors Tistrya, l’astre majestueux et brillant, ô saint Zarathustra ! cherche à gagner la mer Vourukasha, sous la forme d’un coursier brillant et superbe, aux oreilles vermeilles, au licou d’or.

27. S’avançant vers lui, le Déva Apaosha se précipite sous la forme d’un cheval noir, aux oreilles, à la queue écourtées, au dos contrefait, méchant, tout frémissant de colère.

28. Alors ils en viennent aux mains, Tistrya, brillant, majestueux et le Déva Apaosha; ils combattent jusqu’à midi, ô Zarathustra! Alors Tistrya, le brillant, le majestueux lui devient supérieur en force, et triomphe du Déva Apaosha.

29. Il le chasse un hâthra loin de la mer Vourukasha. Alors le brillant et majestueux Tistrya proclame son heureux succès. Bonheur à moi, ô Ahura-Mazda! Bonheur à vous eaux et plantes. Bonheur à toi loi mazdéenne, bonheur avons, contrées aryaques! Des flots d’eau couleront vers vous sans arrêt, vers les champs de grain fertiles, vers les prairies peu productives, vers tous les biens visibles.

30. Alors Tistrya brillant, majestueux, ô saint Zarathustra, s’avance vers la mer Vourukasha sous la forme d’un coursier brillant et superbe, aux oreilles vermeilles, au licou d’or.

31. 11 réunit (les eaux de) la mer ou les sépare, il met la mer en mouvement ou la contient ; il la fait couler ou la détourne. Toutes les extrémités touchent (l’eau) (^) dans la mer Vourukasha, tout courant du milieu s’y unit.

32. Alors Tistrya, brillant et majestueux se lève de la mer Vourukasha,

(') Ca prouve une double idée.

(2) Comp. 29 qui justifle cette explication.

(•’) Atteint les eaux. Le sujet ne peut être Tistrya.

YESHT Vlir.

Ô saint Zarathiistra. Çatavaeoa s’est aussi levé brillant et majestueux, de la mer Vourukaslia. Alors elles s’élèvent (‘) les vapeurs des flancs de la montagne Hindvaqui se dresse au milieu de la mer Vourukaslia.

33. -Alors Tistrja entraîne (^) les vapeurs pures qui forment les nuages, il amène un vent fort; par ces chemins que suitHôma, (le génie) qui favorise le développement des biens terrestres. Puis un vent fort et puissant créé par Mazda amène la pluie, les nuages, les ondées sur les campagnes, sur les champs habités, sur les sept Karshvars.

31. Apàm Napàt distribue au monde corporel les eaux accordées aux champs et le vent large et fort, la splendeur lumineuse qui réside dans les eaux et les Fravashis des justes (^) (les distribuent).

A cause de son éclat, etc.

35. Nous- honorons l’astre, Tistrya brillant et majestueux, qui amène ainsi les eaux du séjour brillant de la lumière dans les espaces lointains, dans l’atmosphère créée par le Bagha, dans le séjour réservé aux eaux, pour satisfaire Ahura-Mazda et les Amesha-Çpentas.

A cause de son éclat, etc.

36. Nous honorons Tistrya, brillant, majestueux, qui se lève et garde les biens annuels de l’homme, les chefs doués d’intelligence, les bêtes fauves qui habitent les montagnes, les animaux à griffes, qui parcourent les déserts, pour la contrée fertile, qui s’élève pour celle qui est stérile (en disant) : quand les contrées aryaques seront-elles fertiles ?

37. Nous honorons l’astre Tistrya, brillant, majestueux, qui file avec rapidité et s’avance en glissant comme file un trait partant au gré de la pensée, qu’un vigoureux archer, de tous les aryas le plus habile à

(') Il faut nécessairement admettre un barbarisme. Ce sens nous paraît le mieux cadrer avec ce qui suit.

(*) Frashâ âpay. Cf. prâpayâmi.

(3) Ces derniers mots nous semblent interpolés.

KHORDA AVESTA.

lancer des traits, lancerait d’une colline basse vers une montagne (haute et) brillante. Vers lui viennent Ahura-Mazda et les Amesha-Çpentas (‘).

38. Aliura et INIithra aux vastes campagnes lui frayent une large voie. Puis Ashi-Vanushî la noble et Parendi, au char retentissant, suiventcette route en la lui aplanissant (^), jusqu’à ce qu’il atteigne, en avançant, la montagne brillante, les lieux brillants de son coucher (^).

Par son éclat, etc.

39. Nous honorons l’astre Tistrya... brillant, majestueux, qui abat les Pa.irikas, qui fait disparaître les Pairikas qu’Anrô-Mainyus, plein dehaine a suscitées (^) pour combattre tous les astres qui contiennent les germes des eaux. Tistrya les accable et les chasse de la mer Vourukasha.

40. Il s’élève alors des nuages qui portent en eux des eaux fertilisantes, amènent des nues pluvieuses continues (®) qui se répandent au large (®) et apportent le salut aux sept Karshvars.

Par son éclat, etc.

41. Nous honorons l’astre Tistrya, brillant, majesteux, auquel pensent toutes les eaux, les eaux stagnantes et coulantes, . . . eaux de source et de torrent, de rosée ou de pluie ; disant : Quand le brillant et majestueux Tistrya se lèvera-t-il ?

42. Quand couleront pour nous des sources d’eaux larges comme un cheval, d’un cours abondant, se répandant sur les terres brillantes, sur les lieux habités, sur les champs ; arrosant les bourgeons des plantes pour qu’elles croissent d’une croissance forte?

Par son éclat, etc.

43. Nous honorons l’astre Tistrya... brillant, majestueux qui écarte

(') Ce passage est probablement mutilé ou interpolé. Peut-être faut-il lire Amesha-Çpenta (comp. dâta, § 6, page 433) ou bien tenir âmesho avdnu pour une incidente.

(■*) Comp. anumarjdmi, balayer en suivant,

(3) Nirata? Comp. nîra.

(*) Mamanus, de man. Comp. [jlÉvoç, laatvoj.

(3) Cf. yas, yahva, neutre pl. se référant à awrâo.

(6) Ur (uç), vâ.

YESHT VIII.

les (causes de) destruction (’) pour tous les êtres, et s’élève apportant les moyens de salut (^) ; il guérit toutes les créatures, les faisant prospérer lorsqu’il est honoré, contenté, bienveillant et reconnaissant.

Par son éclat, etc.

44. Nous honorons l’astre Tistrya brillant, majestueux qu’Ahura- Mazda a constitué chef et surveillant de tous les astres, comme Zarathustra (l’est) des hommes ; Tistrya que ne peuvent faire périr ni Anro-Mainyus, ni les Yàtus, ni les Pairikas, ni les Yàtus humains ; tous les Dévas réunis ne pourraient le saisir pour le faire mourir.

Par son éclat, etc.

45. Nous honorons l’astre Tistrya, brillant, majestueux, à qui Ahura-Mazda a donné mille membres, lui le plus puissant des (astres), qui contiennent le germe des eaux, pour faire croître (toutes choses),

46. Lui qui va circulant dans les espaces lumineux, pour les (astres) (^) qui contiennent les germes des eaux, qui atteint tous les seins de lamer VoLirukasha, puissante, bien développée, profonde, aux eaux larges, et tous les déversoirs et tous les canaux d’écoulement, sous la forme d’un cheval fauve, brillant, aux oreilles d’or, au licou d’or.

47. Alors les eaux de la mer Vourukasha, ô saint Zarathustra, en arrivent, coulantes, bienveillantes, salutaires; il les distribue à ces contrées, lui tout-puissant pour faire croître, lorsqu’il est honoré, satisfait, bienveillant, reconnaissant.

Par son éclat, etc.

48. Nous honorons l’astre Tistrya, brillant et majestueux, qu’invoquent toutes les créatures de Çpenta-Mainyus, toutes celles (qui vivent) sur terre, sous terre, dans l’eau ou dans l’atmosphère et les êtres ailés et

(I) Cf. çim p. çam.

P) Apaya vazhdris; apaya vaz. Cornp. apâya^ moyen d’échapper.

(*) Pour les faire luire. Ou peut-être : pour les plantes, etc., qui ont leur germe dans l’eau, pour les faire croître en faisant venir les eaux et tomber la pluie.

KHORDA A VESTA.

les bêtes sauvages et tous les êtres supérieurs à ceux-ci, infinis, éternels, qui sont au-dessus de la création du (monde) pur.

Par son éclat, etc.

49. Nous honorons l’astre Tistrya, brillant, majestueux, héroïque, actif, bienveillant, puissant et fort, pour (obtenir) mille dons ; Tistrya qui accorde de nombreuses faveurs à celui qui le satisfait, à l’homme qui le prie sans y avoir été sollicité.

50. Pour moi, o saint Zarathustra, j’ai créé l’astre Tistrya aussi grand par le culte, l’hommage, la satisfaction, la louange (à lui dûs), que moimême qui suis Ahura-Mazda,

51. (Et cela) pour qu’il combatte, qu’il arrête, chasse et écrase (*) cette Pairika Duzhyâirya (qui répand la stérilité) et que les hommes au mauvais langage appellent Huâirya (la prospérité).

52. Car si je n’avais pas créé l’astre Tistrya aussi grand par le culte, l’hommage, la satisfaction, la louange (à lui dûs), que moi-même qui suis Ahura-Mazda,

53. (Et cela) pour qu’il combatte, qu’il arrête, chasse et écrase cette Pairika Duzhyâirya (qui répand la stérilité) et que les hommes au mauvais langage appellent Huâirya,

54. Alors cette Pairika-Duzhyâirya viendrait tous les jours, toutes les nuits, combattre le monde corporel ; cette méchante assaillirait le monde vivant de toutes parts (^).

55. Mais Tistrya... lie la Pairika de doubles, de triples liens, de liens auxquels elle ne peut échapper, de tous les liens (possibles), comme un millier d’hommes, les plus forts de la force corporelle, lieraient un homme seul.

56. Et si les contrées aryaques,ô saint Zarathustra, rendent à Tistrya... le culte et l’hommage que prescrit la loi, de telle sorte que ce culte et cet hommage soient très conformes à la loi, en vue de la pureté parfaite ; il ne pénétrera dans les contrées aryaques ni armée, ni fléaux, ni maladies, ni poison, ni char guerrier, ni étendard levé.

57. Zarathustra lui demanda : quel est, pour le brillant et majestueux Tistrya, le culte, l’hommage le plus convenable, selon la pureté parfaite?

(') Paityaoget dvaeshanhya, de ;paiti ava get dvaeshanhi (?) Le tourmenter, frapper en se jetant sur. Ou bien : le se ruer sur la haine, la nuisance causée, pour la repousser.

(*) Litt. : contre et autour.

YESHT IX.

58. Ahura-Mazda répondit : Que les contrées aryaques offrent des Zaotliras en son honneur ; que les contrées aryaques étendent des bareçmas (‘), que les contrées aryaques cuisent des viandes d’animaux de pacage, d’une couleur jaunâtre, brillante, ou d’une couleur quelconque qui ressemble à celle du hôma.

59. Qu’il n’y prenne point partlemeurtrier(^), ni leJahika,nilefidèlequi ne chante pas les chants sacrés, qui répand la mort (dans) le monde pur, qui combat la loi d’Ahura, deZarathustra.

60. Si le meurtrier, le Jahika,le fidèle qui ne chante pas les Gâthâs, qui fait mourir le monde pur, qui combat la loid’Ahura, deZarathustra, y prend part, aussitôt Tistrya brillant et majestueux saisit et écarte ses agents curatifs.

61. Constamment sur les contrées aryaques viendront fondre les fléaux, constamment sur les contrées aryaques les armées ennemies feront irruption. Constamment dans les contrées aryaques, il est porté des coups de manière à tuer cinquante (frappés) par les çataghnas; cent, frappés par les hazanraghnas ; mille, frappés par les baêvareghnas ; dix mille par les ahankhstaghnas.

A cause de son éclat et de sa majesté, etc. — Culte, honneur, satisfaction, etc.

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