Nous honorons Druâçpa
17. A qui Haoma qui développe et guérit, Haoma brillant et royal, aux yeux couleur d’or, sacrifia sur le sommet le plus élevé, sur le Haraiti, (par une immolation de) cent chevaux, mille bœufs, dix mille bêtes de petit bétail.
18. Il lui demanda cette faveur ; Donne-moi, ô bonne et vivifiante Druâçpa, de lier le destructeur touranien, Franraçyâna; que je l’emmène chargé de fers et que je le conduise lié, prisonnier, à Kava Huçrava; que Huçrava le tue au-delà de la mer Caeçaçta, profonde, étendue, Huçrava, l’enfant de la fille (*; de Çyavarshâna qui périt par la violence et d’Agraeratha le valeureux ('^).
(') Impossible de traduire autrement. Huçrava ne peut pas être à la fois fils de Çyavarshâna et d’Agraeratha. Çyavarshâna est fils de Kava Uç, roi éranien qui, calomnié par sa belle-mère, dut fuir au Touran. Honoré d’abord par le roi de ce pays, il fut peu après mis à mort par ordre de ce dernier. Sa fille épousa Agraeratha, frère de ce roi impie, mais bien différent de lui. De leur union naquit Kava Huçrava qui régna après son grand’père. D’après le Schahnâmeli, Huçrava serait dis de Çyavarshâna lui-même et d’une fille de Franraçyâna. Cette légende, différente de la première, était probablement admise déjà par l’auteur du Fravardin Yesht V. § 132. Le § 131 ferait présumer que cet auteur considérait aussi Agraeratha et Franraçyâna comme beaucoup plus anciens que Huçrava. La tradition de Firdousi nous semble donc préférable. Comment croire que le fils d’un Touranien ait pu devenir roi de TÉran?Voir les notes finales.
(2) Narava comme duzhava. Comp. urvant. Peut-être chef des hommes ou d’une nombreuse postérité.
KHORDA AVESTA.
19. Elle lui accorda cette faveur Druâçpa la puissante, créée par Mazda, pure, protectrice, à lui qui présentait des offrandes, elle qui accorde ses dons à l’offrant, qui l’honore et l’implore.
A cause de son éclat, etc.