XIII. FARVARDIN-YESHT (Yesht des Fravashis
Khshnaothra à Ahura-Mazda... Khshnaothra aux Fravashis des justes, forts, impétueux, aux Fravashis de la loi première et des Nabânazdistas ; pour leur honneur, leur gloire, etc.
1. Ahura-Mazda dit au saint Zoroastre : je veux proclamer devant toi ô pur Çpitama, la force, la puissance, l’éclat, le secours et la joie (^) des Fravashis des purs, puissants, prompts, afin qu’ils viennent àmon secours, afin qu’ils me portent secours les puissants Fravashis des justes.
2. Par leur éclat et leur majesté Q je puis supporter ce ciel, ô Zarathustra ! ce ciel qui brille dans les hauteurs (célestes), qui se voit au loin, et qui touche et entoure (^) cette terre ;
3. Ressemblant à un tissu (®) qui s’élève comme une oeuvre céleste, solide, aux limites lointaines, fait de fer, à l’éclat pur, (s’étendant) sur les trois parties de la terre ; qu’Ahura-Mazda revêt comme un vêtement orné d’étoiles, de construction spirituelle, aidé de Mithra, de Rashnu et de la sainte Armaiti et dont les limites ne se voient point dans quelque direction que ce soit.
(') Texte tellement altéré qu’il a été abandonné jusqu’ici. Nous conjecturons hadhâna nidhâta tanavê ou naçavê.
(2) Qu’ils donnent et causent.
(3) Ou splendeur.
(*) Bhâvavant (?).
(^) Vis. Mot de sens incertain. On peut le rapprocher du sanscrit vi, oiseau femelle, ou de vî racine de vitya (angl., vîdhis, lett., vîtya, saule, baie) ou de vî, vê, tisser. Ce dernier mot seul donne un sens concordant avec la suite. Roth, traduit bâtiment et fait dériver vis de vîç; mais vîç ne signifie nulle part bâtiment, maison, et cette interprétation est contredite par le § 3. On' ne revêt pas un bâtiment. Il rend harana par couture, mais en faisant violence à la langue.
KHORDA A VESTA.
4. Par leur éclat et leur splendeur je conserve, ô Zarathustra, Ardviçûra Anâhita coulant à larges flots, salutaire, expulsant les Dévas, soumise à la loi d’Ahura, digne de louange pour le monde corporel, digne de respect pour le monde corporel, eau pure qui développe l’activité des êtres ; pure, faisant prospérer les possessions terrestres; pure, développant la richesse; pure faisant prospérer le pays ;
5. Elle qui purifie le germe de tous les hommes, le sein de toutes les femmes pour l’enfantement ; qui rend toutes les femmes heureuses génératrices et leur donne un lait convenable, venu en son temps ;
6. Anâhita, élevée, au loin célèbre, aussi vaste que toutes les eaux qui coulent sur cette terre, qui coule avec force du haut du Hukairya vers la mer Vourukasha.
7. Toutes les rives de cette mer touchent (*) (l’eau), le milieu (la) touche également, lorsque s’élance, lorsque coule sur eux Ardviçûra Anâhita aux mille réservoirs, aux mille canaux. Chacun de ces réservoirs, chacun de ces canaux est long de quarante fois le chemin que parcourt en un jour un cavalier bien monté.
8. Les canaux de cette seule eau viennent se répandre sur les sept Karshvars et amènent constamment de cette eau, en été comme en hiver. Cette eau mienne purifie le semen des hommes, le sein des femmes, le lait des femmes.
9. Par leur éclat et leur splendeur, ô Zarathustra, je maintiens la vaste terre, créée par Ahura, cette terre grande, étendue, (^), qui produit l’abondance brillante, qui porte tout l’être corporel vivant et mort et les montagnes élevées aux nombreux pâturages, aux eaux abondantes.
10. Sur laquelle les eaux, répandues en nombreux c<^urants, coulent par canaux ; sur laquelle des plantes de nombreuses espèces croissent du sol, pour l’entretien des troupeaux et des hommes, pour l’entretien des contrées aryaques, pour celui de la vache aux cinq liens ('^), pour l’avantage des hommes purs.
(') c'est la figure opposée à celle que nous employons; mais c’est la seule tournure qui explique ce passage.
(*) Perethu, longue à traverser. Rac. par : Pathana=patens.
(3) Pancôhya, mot inconnu. Justi : attelé à cinq, mais cela ne devait pas être le cas dans l’Éran. Spiegel lit panfd e't traduit : attelée au chemin. Les cinq liens peuvent être ceux de la tête et des jambes (t).
YESHT XIII.
11. Par leur éclat et leur splendeur, je maintiens, ô Zarathustra dans (le sein des) mères les fils bien enfermés, préservés de la mort jusqu’à la délivrance régulière, de sorte que dans les involucra (*) je fasse développer (^) les os, le poil, les muscles, la taille (^), les jambes et les membres sexuels.
12. Car si les puissants et redoutables Fravashis des justes ne me prêtaient point assistance, il n’y aurait point pour moi d’hommes ni de troupeaux de cent espèces (^) et parhiits. A la Druje appartiendrait la force; à la Druje la puissance , à la Druje le monde corporel.
13. En la terre et dans le ciel, les deux esprits prospéreraient pour la Druje : en la terre et dans le ciel, les deux esprits combattraient pour la Druje. Anro Mainyus ne céderait plus à Çpenta Mainyus qui l’accable de coups (®).
14. Par leur éclat et leur majesté, les eaux coulent, en flots continus, aux sources intarissables ; par leur éclat et leur splendeur, les plantes croissent de la terre près des sources intarissables ; par leur éclat et leur majesté, le vent s’élevant des nuages souffle près des sources intarissables.
15. Par leur éclat et leur splendeur, les femmes conçoivent (®) leurs fils. Par leur éclat et leur splendeur elles engendrent d’un heureux enfantement. — Par leur éclat et leur majesté elles obtiennent des fils.
16. Par leur éclat et leur splendeur, l’ho'mme naît, intelligent, manifestant ses pensées (^), entendant bien ce que l’on dit, en qui est déposée l’intelligence, qui échappe aux questions du méchant Gaotama (®).
(1) Vyà. Comp. vyê, envelopper. Justi compare via et en fait développement (?).
(2) Urvat, achèvement. XJvvat ji, produire l’aehèvement comme un triomphe. Vîdâttt, formation, posément dehors; délivrance.
(*j Ou les intestins; de rudh, couler.
{*) Lis. Yâ çatô, comme K. 12.
(5) Malgré les coups. Le sens est : les deux esprits seraient également soumis à la Druje. Ainsi la phrase s’explique naturellement : le sujet au duel, le verbe au singulier; drujô au génitif comme dans le membre précédent. On ne peut dire que les deux esprits auraient des Drujes, ni que celles-ci combattraient pour l’un contre l’autre. Le texte interdit cette explication.
('’) Contiennent.
(") Vyâkhnô, marque l’état; vyakhma. l’acte, etc. Vyakhmanya signifie, de l’aveu de tous, délibérer. Des expressions telles que une 'postérité qui rassemble n’ont pas de sens. Vyâkhnô, comme le sanscrit vyakta, vient de vyanj et non de vyac.
(*) Phra.se entièrement obscure. Parstâ, peut être questions ou attaques; plus probablement questions. Le contexte le dit, du reste; car il ne s’agit, dans ce qui précède, que d’actes d’intelligence. Spiegel traduit : qui va contre les insulteurs an dos du campagnard. Gaotama ne peut signifier campagnard, homme à bœufs, ce doit être un nom propre coinine l’admettent Justi et Hübschmann. Le texte fait probablement allusion à quelque mythe du genre de, celui de Yo ht-i-Fryânô (V. Yesht V. 82). Le sens naidhyanhô est très incertain; il peut venir de nad, crier, insulter. Nous avons pris un terme général. Geldner traduit ; qui va au devant des demandes du protégé faible? V, p. 374, note2.
KHORDA A VESTA.
Par leur éclat et leur splendeur, le soleil se meut sur sa route (*), —
Par leur éclat et leur majesté la lune et les étoiles se meuvent sur leur route.
17. Dans les combats violents ils sont les plus puissants à porter secours Q, les Fravashis des justes. Ceux-là sont les plus puissants des Fravashis des justes, ô Çpitama, ceux des premiers croyants (^) et ceux des Coshyants non encore nés, qui doivent régénérer le monde. Des Fravashis des autres hommes, Zarathustra, ceux des vivants sont plus puissants que ceux des morts, ô Çpitama.
18. L’homme qui, vivant, fait des offrandes parfaites aux Fravashis des justes, (de chef d’une contrée) devient souverain suprême. Celui-là, quel qu’il soit, deviendra maître absolu, qui fait des offrandes parfaites à Mithra qui s’étend au loin sur les campagnes (^) et à Arstàt qui fait prospérer et croître les biens terrestres.
19. Ainsi je proclame devant toi, ô Zarathustra, la vigueur, la force, l’éclat, le secours et la félicité des Fravashis des justes, redoutables, impétueux; ainsi ils viennent à mon secours, ainsi ils me prêtent assistance,
les Fravashis des justes. (
20. Ahura-Mazda dit à Zoroastre-le-saint : Si dans ce monde corporel, ô saint Zarathustra, il vient en ton chemin quelqu’objet d’un éclat redoutable, quelque méchant inspirant la terreur et qui soit à redouter (®) pour (ton) corps, alors dis ces paroles, prononce ces prières victorieuses :
21. Je loue les bons, puissants et saints Fravashis des justes, je les invoque, je les exalte, je les honore, ceux des demeures comme ceux des vies, des tribus et des contrées, tous zoroastriens ; Fravashis, réellement existants, des justes vivants, des justes qui ont existé et de ceux qui existeront ; (je loue) tous les Fravashis de toutes les régions, les Fravashis très bienveillants des contrées les plus dévouées ;
(1) Ou se met en mouvement.
(2) Upaçtanm dépend évidemment de dàhistâo, comme la construction l’indique. Partout d’ailleurs ils sont dits les plus parfaits dans ce qui est indiqué.
(3) Les Paoiryô-tkaeshas doivent être les premiers adeptes de la loi mazdéenne, car Zoroastre est
dit le premier des Paoiryo-tkaexhas. I
(‘) Et non maître du vaste espace. Voy. § 86, note.
(‘) Plutôt que mal; dushita a le premier sens. Ce mot doit être différent du premier. On a ici des génitifs partitifs.
YESHÏ XIII.
22. Qui soutiennent le ciel, qui soutiennent l’eau, qui soutiennent la terre, qui conservent le bétail et dans (le sein) des mères enceintes les fils bien enfermés, préservés de la mort jusqu’à la délivrance régulière, de sorte que dans les involucra je fasse développer les os, le poil, les muscles, la taille, les jambes et les membres sexuels ;
23. Qui soutiennent avec force, à la marche redoutable, allant (*) de leur propre mouvement, montés en char, à la marche rapide et précipitée, prompts (“^) dans les bonnes actions, prompts à la victoire, prompts dans les combats;
24. Qui donnent la victoire à celui qui les invoque, qui accordent leur faveur à celui qui les aime, qui donnent la santé au malade et la bonne splendeur à celui qui les invoque en leur offrant un sacrifice et les satisfaisant, et leur présentant des Zaothras.
25. Qui viennent le plus (souvent) là où les justes sont le plus attachés à la pureté, là où (leur sont données) les plus grandes marques d’honneur, où l’homme juste est contenté, là où l’homme juste n’est point maltraité.
26. Nous honorons les bons, puissants et purs Fravashis des justes, les plus puissants des monteurs de chars, les plus rapides des guerriers.
Il s’avançant portés en char (^), les moins bruyants (^) de ceux qui font entendre leur voix(^), les plus fortes à soutenir d’entre les poutres (®), les plus (’) sûres des armes, les plus sûrs des boucliers, dont Faction manque moins le but (*).
27. Ils sont la force là où ils viennent, ces Fravashis, bons et parfaits ;
' nous honorons ces bons, forts et saints Fravashis des justes, (en tenant)
(') Zu ju, se hâter dans sa course.
(2) Eretô de er, ar, aller.
(3) Vaz, qui va en char, comme l’assure la tradition; fravaz, qui s'avance en char. — Frakava, de fra, ku, faire du hiuit, crier, injurier. Comp. Farg. Il, 80. — Apaçruyé,êtve entendu au loin. Les Fravashis se fout entendre sans clameurs avec puissance, par le plus léger son. Les clameurs, le.s injures sont contraires à la loi mazdéenne.
; (*) Afrahava, qui ne crie pas haut.
(*>) Le sens de ce mot doit être actif comme celui de tous les mots parallèles.
\ (®) Les Fravashis sont ici comparés à des poutres, comme plus loin à des glaives et des boucliei’s.
I Protecteurs des maisons, ils en sont comme des poutres. La traduction : qui favorise la pose des ^ po%itres, détruit le parallélisme de ces expressions.
(^) Qui ne frappent point, ne se portent point à côté.
(*) Qui agissent sans aller trop avant; fra urviç. Qui agissent sans aller en avant, n’a pas de sens.
KHORDA AVESTA.
les bareçmas étendus. Ils sont prompts dans les luttes victorieuses, dans les combats ; ils sont là où les hommes puissants et actifs combattent dans les luttes pour la victoire,
28. Ce sont eux qu’Ahura-Mazda appela à son secours; à son secours comme soutiens (*), de ce ciel, de la terre, de l’eau, de la plante et de la vache ; lorsque Çpenta Mainyus voulait soutenir le ciel et la terre, et l’eau, et la plante, et la vache, et dans le sein des femmes enceintes le üls bien enfermé, etc. (V. § 10). Çpenta-Mainyus les soutient,
29. Ces (Fravashis) puissants, silencieux, à la vue excellente, aux yeux actifs, écoutant (tout), toujours réjouis, ces Fravashis élevés, (qui habitent les hauteurs), à la haute ceinture (^), aux belles demeures, aux vastes demeures (^), parcourant l’espace immense, possédant la plénitude des biens (^), jetant au loin l’écume, renommés ; ils soutiennent le ciel.
30. Nous honorons les bons, puissants et saints Fravashis des justes, bons compagnons, bons voisins, (très favorables) aux amitiés durables; très bons à servir (®), quand ils ne sont point offensés, pour les hommes de bien ; les Fravashis excellents, qui(®) habitent les profondeurs (des deux), brillant au loin, guérissant les maux, célèbres, qui frappent dans les combats et n’offensent pas les premiers C).
31. Nous honorons... ces Fravashis aux joies redoutables pour ceux qui nuisent, qui agissent avec puissance, qui développent toutes choses, qui du dessus (du champ) de bataille brisent les bras vigoureux des ennemis qui se plaisent à nuire.
(1) Propr. par le soutien. Dareghem est souvent pris dans le sens de constamment.
(2) Ceint comme de riches et nobles guerriers.
(3) Yaona, demeure, comparez Vend. IV, 125. Perethugaona, protégeant largement, n’est pas admissible.
('*) Daçatha. Comp. daçvare. — Fraothmanô. Les Fravashis sont comparés à des coursiers ardents et forts.
• (6) Ou : à habiter près, wpashiti.
(6) Fdî doit être effacé; c’est ydr, répété, puis transformé par un copiste qui n’en devinait pas l’origine. Peut-être vâ ou yavâ.
(7) Se rapporte aux Fravashis; ce sont eux qu’on offense les premiers; ils sont les premiers offensés, lésés. Le contexte l’exige.
YESHT XIII.
32. Nous honorons ces Fravashis... généreux, puissants, pleins de force, incompréhensibles (*), brillants, protecteurs Q, qui guérissent les maux en employant les moyens de guérir d’Ashi-Vanuhi, (lesquels sont) de l’étendue de la terre, de la longueur d’un fleuve, de la hauteur du soleil.
33. Nous honorons les Fravashis... puissants dans leur action, portant des armes protectrices, formant les armées en bataille (^), répandant la terreur, voyant au loin; brisant la haine de tous ceux qui nuisent. Dévas et mortels, abattant (par la force) les ennemis, à leur gré et bon plaisir.
34. Vous mettez au pouvoir du bon la victoire créée par Mazda et la supériorité triomphante, ô vous, qui procurez tous les avantages à ces contrées, lorsque (vous, qui êtes) bons, vous n’êtes point offensés, (mais que vous êtes) satisfaits, sans blessures, nullement peinés; ô vous (qui êtes) dignes de sacrifice et d’hommage, libres dans la marche pour atteindre où vous voulez (^).
35. Nous honorons les Fravashis, célèbres, luttant dans les combats, très forts, portant des boucliers, intrépides, que les justes appellent à (leur) secours et celui qui assaille et celui qui est assailli ; pour échapper invoque l’assaillant, pour échapper (invoque) l’assailli (^),
36. Qui viennent le plus, là où les hommes purs sont le plus attachés à la pureté, où les offrandes les plus considérables (leur sont faites), où le juste est satisfait, où le juste n’est point maltraité.
37. Nous honorons les Fravashis... aux nombreuses armées, aux cent armes, aux étendards levés, brillants, qui dans les combats terribles, des-
(') Ou plutôt, à cause de ce qui précède : qu’on ne peut attendre, dont on ne peut supporter le choc.
(2) Neriosengh ; pâlaka, protecteur.
(3) De areza, bataille. Litt. : formant des batailles.
(‘) Vaçoyaona, atteignant à volonté, ou étant dans un lieu à volonté.
(3) L’assaillant lui-même peut être vaincu. Geldner corrige upagatéè, mais sans que rien l’y autorise.
KHORDA AVESTA.
cendent vers les Khstavis (‘), lorsque ces vaillants guerriers dirigent le combat contre les Dânus.
38. Vous, alors, vous détruisez la victoire des Dânus touraniens; vous, alors, vous abattez la haine des Dânus touraniens ; par vous, les chefs de clans Q deviendront vaillants, brillants, d’un puissant secours, eux qui sont les forts Khstavis, les puissants sauveurs, les puissants vainqueurs; sanglante, est par leurs armes la postérité des Dânus aux mille chefs.
39. Nous honorons les Fravashis... qui pour arrêter les armées rangées en bataille brisent les ailes et font plier le centre, et s’élancent aussitôt après pour secourir les purs et écraser les hommes aux actes criminels.
10. Nous honorons les Fravashis... actifs, impétueux, vainqueurs, combattant des combats, frappant avec force (^), abattant, allant çà et là, écoutant, tout oreilles (^), à l’âme céleste, purs; qui donnent la victoire à celui qui les invoque, qui donnent leur faveur à celui qui les honore, qui donnent la vigueur au malade,
41. Qui donnent la bonne splendeur à celui qui les honore d’un culte comme le fit le pur Zarathustra, chef du monde corporel, tête du monde bipède, venu pour (coopérer) à chaque oeuvre (de la loi), redoutable pour tout ce qui tourmente (®),
42. Qui convenablement invoqués, très favorables de disposition ; convenablement invoqués, viennent invisiblement au secours, du haut du ciel, acquérant une force bien conditionnée, et la victoire créée par Ahura et la supériorité victorieuse et l’utilité qui procure des biens, qui apporte des dons, pure, et la satiété digne d’un culte et d’hommage, conformément à la pureté parfaite.
(') Khsthavi, nom mythique inconnu. Le nom indique valeur ou âge. Comp. sc. sthavira, sthüla, etc. Ils représentent les Éraniens en guerre contre le Touran. Pour les mythologues, ce seront des représentants du dieu-orage, comme les dânus du démon-orage.
(2) Bareznazô. Comp. néo-pers. barzan^ bourg. Peut-être : cavalier. Comp. néo-pers. harzdn.
(3) Comp. ram. 9 cl. — Se léjouissant est ici hors de place.
(‘) Alii : Au corps célèbre^ mais pour cela il faudrait çruta tanu.
(S) La similitude de construction exige cette traduction qui n’en est du reste que meilleure, quant au style. Kahmdi^yâonhâm. Kahmâi'dzanhâm .
YESHT XIII.
43. Ces Fravashis répandent entre le ciel et la terre, (la constellation) Çatavaeça (*) qui verse l’eau en faisant entendre son bruit, qui verse l’eau faisant croître les plantes pour l’entretien du bétail et de l’homme, pour l’entretien des contrées aryaques, pour l’entretien de la vache aux cinq liens, pour le soutien des hommes purs.
44. Entre le ciel et la terre, Çatavaeça s’avance, versant l’eau, en faisant entendre son bruit, versant l’eau et faisant croître les plantes, brillant, lumineux, éclatant, pour l’entretien du bétail et de l’homme, pour l’entretien des contrées arj^aques, pour l’entretien de la vache aux cinq liens, pour le soutien des hommes purs.
45. Nous honorons les Fravashis... au casque de fer, aux armes de fer, à la cuirasse de fer, qui combattent dans les (combats), victorieux et pleins d’éclat (^), rapides dans leurs courses, armés de lances, s’avançant à cheval pour tuer mille Dévas, lorsque souffle entre (leurs rangs) un vent qui leur apporte l’odeur des hommes.
46. Ces hommes les reconnaissent ; eux en qui est l’odeur de la victoire ; ils apportent des offrandes, aux bons, puissants et saints Fravashis des justes avant qu’on saisisse les traits (^), avant que (les guerriers) lèvent les bras (^).
47. Du côté où on leur offre le premier sacrifice, d’un esprit plein de foi, d’un cœur dévoué, là viennent les redoutables Fravashis des justes avec Mithra et Rashnu et la redoutable malédiction de la pensée et avec le vent victorieux.
48. Ils accablent les contrées frappées de coups, tuent (®) cinquante guerriers avec les çataghnas, cent avec les hazanraghnas ; mille avec les baevareghnas ; dix mille par les armes qui tuent un nombre innombrable (d’ennemis); là où viennent les redoutables Fravashis des justes avec Mithra et Rashnu et la terrible malédiction de la pensée et le vent victorieux.
(•) Voy. Yesht VIII.
(2) Ou plutôt : dans des vêtements brillants. La première traduction suppose un composé impossible en zend.
(3) Ou brandisse. Thanj, indique un mouvement d’attache.
('•) Avant qu’on lève les bras pour lancer les traits.
(i') Litt. : pour le meurtre; les mots zends désignent probablement des armes meurtrières. Comp. la çataghni sanscrite.
KHORDA AVESTA.
49. Honorons les bons, puissants et saints Fravashis des justes qui reviennent au viç (*), au Gah Hamaçpathmaêdaya, et là circulent pendant dix nuits, désirant connaître le secours (qu’on leur demande) :
50. Qui veut chanter nos louanges, qui veut nous offrir un sacrifice, qui nous exaltera, nous bénira ? qui nous traitera avec reconnaissance d’une main pourvue de viande et de vêtements (^), par une prière qui atteigne la (vraie) pureté ? Duquel d’entre nous, profèrera-t-on le nom ? De qui d’entre vous bonorera-t-on l’âme par un sacrifice ? Auquel de nous présentera-t-on cette offrande qui lui soit une nourriture que l’on mange, une nourriture indestructible à jamais, à toujours.
51. Si quelque homme leur offre un sacrifice d’une main munie de viande et de vêtements, avec une prière qui atteigne la (vraie) pureté, alors les puissants Fravashis des justes, contents, non offensés, non lésés, les comblent de bénédictions.
52. Il y aura alors dans cette maison de (nombreux) troupeaux de bétail et (groupes) d’hommes, il y aura des chevaux rapides et des chars solides. Il sera stable dans sa sagesse, l’homme qui nous offre constamment des sacrifices, la main munie de viande et de vêtements, avec une prière qui atteint la (vraie) pureté.
53. Nous honorons les Fravashis.... qui montrent leurs voies brillantes aux eaux créées par Mazda, lesquelles d’abord se tiennent formées, immobiles (^) au même endroit, pendant un temps prolongé ;
54. Mais maintenant elles coulent par la voie établie par Ahura, dans l’atmosphère formée par les Baghas, dans la région des eaux délimitée (^), au temps fixé, pour le bon plaisir d’Ahura-Mazda, pour le bon plaisir des Amesha-Çpentas .
(1) Ce sont ici les Pitris, les âmes des ancêtres revenant vers le pays natal. Les jours complémentaires sont les cinq derniers de l’amiée, ajoutés aux 30 fois 12 des mois. Pendant ces jours, on offrait des sacrifices, on priait pour les morts. Or, les Fravashis étaient primitivement les Genii des Latins, les lares ou les mânes. Les Fravashis circulent dix nuits. Les cinq premières de l’année nouvelle y sont comprises probablement. — Hamaçpathmaêdaya ; join's, complémentaires, derniers de l’année.
('■^) On devait offrir alors pour les morts des aliments et des vêtements destinés aux prêtres.
(3) Afrâtatkushi est opposé à fratacenti ; il y a évidemment ici erreur de copiste, il faut lire afrâtat, Comp. 35.
(0 Paiti répété ici prouve qu’il s’agit d’une conception nouvelle.
YESHT XIII.
55. Nous honorons les Fravashis.... qui font suivre (‘) aux plantes savoureuses une croissance lielle et régulière, à ces plantes qui d’abord sont là au même endroit, constituées, mais sans croissance, pendant un temps prolongé ;
56. Et maintenant elles croissent sur la voie créée par Mazda, dans l’air formé par les Baghas, au temps qui leur est assigné, pour le bon plaisir d’Ahura, pour le bon plaisir des Ameslia-Çpentas.
57. Nous honorons les Fravashis qui montrent leurs voies aux étoiles, à la lune, au soleil, aux astres sans commencement, lesquels précédemment se tenaient immobiles par crainte de la haine des Dévas, des assauts des Dévas.
58. Mais maintenant ils circulent avançant au loin, suivant la voie de la bonne Frashokeretis (^).
59. Nous honorons les Fravashis... qui président à la mer Vourukasha la brillante, au nombre de quatre vingt dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neuf ;
60. Noushonoronsles Fravashis... qui présidentauxastresHaptô-Iringa, au nombre de quatre vingt dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neuf ;
61. Nous honorons les Fravashis.... qui gardent le corps du Çâma Kereçâçpa (^) (le guerrier) au Géça, porte-massue, au nombre de quatre vingt dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neuf.
{') Montrent.
(2) Marquant le temps jusqu’à la rénovation finale du monde, laquelle vient par la voie du temps, des jours et des années. Nâshemna, cherchant à atteindre.
L’ablatif dans Frasho keretôit joue le rôle du génitif avec Itt'i, marquant direction. Les Dévas sont essentiellement ennemis de la lumière et des étoiles.
(3) Kereçûçpa périt sous les coups d’un guerrier touranien, mais son corps est gardé par les esprits
KHORDA AVESTA.
62. Nous honorons les Fravashis.... qui gardent le germe du saint, du pur Zoroastre (au nombre de) quatre vingt dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neuf.
63. Nous honorons les Fravashis qui, à la droite d’Ahura-Mazda le
souverain maitre, combattent lorsque cet (^) (esprit) pur est satisfait, s’ils sont eux-mêmes non blessés, satisfaits, sans colère, sans offense, eux les redoutables Fravashis des justes.
64. Nous honoronsjes Fravashis. ...qui sontplus grands, plus puissants, plus rapides, plus forts, plus (complètement) victorieux, plus (habiles) à guérir, plus actifs qu’on ne l’a jamais exprimé par la parole; qui viennent par dix milliers C^) au milieu des offrandes de comestibles.
65. Et lorsqu’ils apportent les eaux (•"') de la mer Vourukasha, ô saint Zarathustra, et la majesté créée par Mazda, alors ils s’avancent, les puissants Fravashis des justes, en nombre énorme, en nombreuses centaines, par nombreux milliers, par nombreux dix milliers,
66 Envoyant l’eau, chacun à sa famille, chacun à son viç, à sa tribu, à sa contrée, disant à haute voix : Que le pays de chacun de nous (soit) en repos et en joie !
67. Ils combattent dans les batailles, dans leur endroit, dans leur pays, car chacun (d’eux) conserve son endroit, sa demeure pour (les) garder (^),
célestes. A la fin du monde, il ressuscitera ou se réveillera et tuera le serpent Azhi, le chef des démons.
Gaeçus. Le sens de ce mot est encore incertain. Le Zend pahlavi Glossary donne gaeça comme synonime de chevelure séparée en deux grosses boucles. Mais si cette explication était applicable ici, comment se feralt-il que les auteurs des gloses pehlvies l’eussent ignorée et qu’ils vissent dans le gaeça une arme guerrière? Les termes du glossaire qui rendent le sens de gaeça sont {mo\ mehim roêshman, pavan dô va si ârâstah)^ cheveux arrangés en deux ou trois.
(') Aêm, se rapporte à ce qui précède et par conséquent à Ahura-Mazda.
(2) 10,000 ou 99,999 sont les nombres favoris des rédacteurs de l’Avesta; le dernier surtout (comp. Fargard, XXII). Ils manquaient de termes pour exprimer cent mille.
{*) Ceci prouve bien que haca signifie ex, ab.
(*) Ou avec la leçon aiioishitéé : comme chacun les a habités; cette dernière rétablit le rhythme, qui nous semble ici hors de conteste.
YESHT XIII.
comme un guerrier valeureux combattrait avec ardeur et vigilance pour des richesses bien amassées.
68. Or, ceux d’entre eux qui triomphent dans le combat, apportent l’eau chacun h sa propre })arenté, à son viç, à sa trilni, à sa contrée, en disant : que notre pays à chacun de ncus soit dans la prospérité et l’accroissement!
69. Si, un chef de contrée, un souverain suprême, regardé avec malveillance par ses ennemis qui le molestent, les appelle, eux, les puissants Fravashis des justes;
70. Ils viennent à son secours s’ils n’ont point été blessés, s’ils sont satisfaits, s’ils n’ont point été irrités, offensés, les puissants Fravashis des justes, ils descendent vers lui comme (^) un oiseau aux ailes agiles.
71. Ils sont son glaive, son bouclier, son moyen d’attaque Q, son mur protecteur contre la Druje spirituelle, et la méchanceté varénienne et le Kayadha qui se plaît à nuire, et le méchant, cause de toute mort, qui (s’appelle) Anro Mainyus. (Ils les frappent) comme un brave parviendrait à abattre cent, mille, dix mille ennemis.
72. Comme ne pourrait les abattre un couteau bien aiguisé, ni une massue bien maniée, ni un trait agile, ni une lance jetée avec force, ni une pierre lancée d’un bras nerveux.
73. Ils sont tout cela (pour eux), ils sont encore autre chose, ces Fravashis siégeant dans un lieu inaccessible (^}, purs, forts et saints des justes, s’enquérant du secours (qu’on leur demande^ ;
Qui nous louera, qui nous sacrifiera, qui nous exaltera, nous bénira, qui nous accueillera avec reconnaissance, tenant en main de la viande et des habillements, avec une prière parfaitement pure? De qui d’entre nous profère ra-t-on le nom? De qui d’entre vous l’àme offrira-t-elle un sacrifice? A qui d’entre nous fera-t-on une offrande qui lui soit une nourriture impérissable à jamais, à toujours?
74. Nous honorons les deux, nous honorons les esprits, nous honorons les lois, nous honorons les Çosh^'ants. Nous honorons les âmes des bestiaux, des animaux qui marchent sur le sol (‘), des animaux aquatiques,
(’) Yathanâ et non yathanû,CQ({\x\ donne le sens impossible «comme un homme oiseau.» — Manayen ahë doivent être effacés.
(2) Parstaç est parallèle à çnaithis comme varathra à pairivâra; c’est donc bien le moyen, l’arme d’attaque; de parsti, dos, on ne peut rien tirer.
(®) Le sens de solitude ne convient guère ici; l’étymologie d'airima, du reste, donne a privatif et ri, tri, aller. Le sanscrit, irina, est tout autre chose.
(‘) Daidhika ne peut évidemment signifier ici fantassins ; il ne s’agit que d’animaux. Ce sont les animaux marchant sur terre opposés aux aquatiques ou aux volatiles : ou peut-être le pankticarin de Neriosengh signifte-t-il qui vont en troupe.
KHORDA AVESTA.
de ceux qui vivent dans l’air (^), des animaux ailés, des animaux sauvages, de ceux à sabot de corne. Nous honorons les Fravashis.
75. Nous honorons les Fravashis, les généreux, les forts, les plus vigoureux, les saints, les très saints, les puissants, les bienfaisants, fermes, impétueux, redoutables, puissants, parcourant l’espace, très agiles, actifs 0, très actifs.
76. Car ce sont les plus actifs des créations des deux esprits, les bons, puissants et saints Fravashis des justes qui étaient là dressés lorsque les deux esprits créèrent leurs créatures, le bon esprit et le mauvais.
77. Lorsque Anro Mainyus pénétra dans la création de la sainte pureté, alors vinrent s’opposer Vohumanô et le feu.
78. Et ces deux (génies) écrasèrent lahained’Anro Mainyus le méchant afin qu’il n’arrêtàt pas les eaux dans leurs cours ni les végétaux dans leurs croissances. Aussitôt coulèrent les eaux fertilisantes du puissant créateur, du souverain Ahura-Mazda et les plantes se mirent à croître.
79. Nous honorons toutes les eaux; nous honorons les végétaux. Nous honorons tous les bons, puissants et saints Fravashis des justes. Nominativement, nous honorons les eaux; nominativement, les plantes; nominativement, les bons, puissants et saints Fravashis des justes.
80. Nous offrons ainsi un sacrifice à tous les premiers (^) Fravashis. Nous honorons le Fravashi d’ Ahura-Mazda, le plus grand, le meilleur, le plus beau, le plus ferme (•), le plus intelligent, le mieux formé, le plus élevé en pureté,
81. Dont l’âme est la loi sainte, éclatante, lumineuse, brillant au loin, ainsi que les corps qu’Ahura-Mazda donne brillants et actifs aux Amesha- Çpentas (^), et le soleil aux chevaux rapides.
(*) Litt. : sous le ciel.
(*) Renjô, langh rangh, signifie sauter, se mouvoir avec agilité, iïari se rapporte plutôt à ravanhi le large espace, celui où l’on peut courir en liberté.
(3) Par la dignité et le temps.
(*) Khraozhdista est appliqué ici aux Fravashis et ne désigne donc point la dureté matérielle; il doit en être de même quand il qualifie Ahura-Mazda. On ne peut donc en conclure que celui-ci a été le Dieu-ciel matériel, d’un diamant très dur. On ne peut non plus prétendre que les Fravashis sont durs en tant qu’étoiles, car ils ne sont peint encore identifiées à celles-ci dans l’Avesta; et d’ailleurs, les étoiles, elles-mêmes, ne sont point qualifiées de la sorte.
(3) Rathxcaeiti est causatif actif et signifie faire pénétrer, attribuer. Ahura-Mazda ne s’unit pas à ces corps. Il a le sien et c’est tout.
YESHT XIII.
82. Nous honorons les bons, puissants et saints Fravashis des justes, des Amesha-Çpentas, brillants, aux yeux actifs, élevés, secourables, prompts et forts, Aburiques, impérissables, purs ;
83. Tous sept de même pensée, tous de même parole, tous sept d’action commune, dont la pensée, dont la parole, dont l’action est une, et qui ont un même père et chef, Abura-Mazda;
84. Dont l’un voit l’àme de l’autre pensant aux saintes pensées, pensant aux saintes paroles, pensant aux bonnes actions, pensant au Garonmàna et dont les voies brillent d’un grand éclat lorsqu’ils viennent vers les offrandes (qu’on leur fait).
85. Nous honorons les bons, puissants et saints Fravashis des justes; celui du feu Urvàzista, saint, intelligent, et celui de Çraosba, saint, puissamment actif, incarnation delà loi, à la course ferme, dévoué à Ahura, et celui de Nairyo-Çanba.
86. Celui de Rasbnu le juste, et celui de Mitbra aux vastes campagnes (*), et celui de Manthra-Çpenta, et celui du ciel, et celui de l’eau, et celui de la terre, et celui de la plante, et celui du taureau, et celui de Gayomeretan, et celui de toute la création pure.
87. Nous honorons le Fravasbi de Gayomeretan qui entendit le premier (l’expression de) la pensée d’Abura et ses commandements ; (du sein) duquel il créa le sein producteur des contrées aryaques, le germe des contrées aryaques.
88. Nous honorons la sainteté et le Fravasbi de Zaratbustra saint et pur (constitué) pour être le premier qui pensa, qui parla, qui fit ce qui est bien, pour être le premier Atbarvan, le premier Ratbaesta, le premier cultivateur-pâtre, le premier qui sut, le premier qui fit connaître, le premier qui mérita, le premier qui donna, en raison du mérite, la vache, la sainteté.
(*) Qaoyaoiti n’est pas le large espace, mais le pâturage, le lieu de séjour. Il en est de même de avyùti sanscrit. Au Rig Véda I, 25, 16, il est dit que les pensées vont vers Varuna (comme les oiseaux vers leur nid), comme les vaches vers leur gavyùti, et à l’hymne X, 6, l’autel est appelé le gavyùti d’Agui : Agnès gavyutîs ghrtê â niskattd.
L’étymologie, du reste, prouve autant contre la première interpi'étation que pour la seconde. Gavyuti vient de gau yùti, troupeau, lieu de réunion des bêtes bovines, ou de gâu ûti, soin des Taches.
KHÜRDA AVESTA.
la parole révélée, l’obéissance à la parole révélée, et la puissance, et tous les biens créés par Mazda et d’origine pure,
89. (De Zarathustra) qui fut le premier Atbarvan, le premier guerrier, le premier cultivateur-pâtre, qui fit tourner le globe céleste avant le Déva et la conception (‘) de l’homme, qui le premier loua la pureté du monde corporel, qui, destructeur des Dévas, professalafoi, eninazdéen, zoroastrien, antidévique, disciple de la loi d’Aliura ; qui, le premier, proféra la prière de la création pure destinée à conjurer les Dévas, conforme à la loi d’Aliura,
90. Qui, le premier publia la prière de la création pure, antidévique, conforme à la loi d’Almra; qui, le premier déclara indigne d’honneur et de louange tout ce qui, de la création corporelle, a été créé par les Dévas ; qui fut plein de puissance, d’une vie parfaite (^) en tout, le premier croyant des régions (terrestres), (^)
91. Par qui tout Manthra, toute maxime sainte fut promulguée, maître et chef des mondes terrestres, panégyriste de la pureté la plus grande, la plus parfaite, la plus brillante, interrogateur de la loi la plus parfaite de celles qui existent,
92. (Zarathustra) que désirèrent les Amesha-Çpentas, tous unis de désirs avec le soleil, d’un esprit plein de foi, d’un cœur dévoué; lui, le maître et le chef des mondes, le panégyriste de la pureté très grande et très parfaite, l’interrogateur de la loi la plus parfaite; (^)
93. A la naissance, à la croissance de qui les eaux et les plantes se réjouirent ; à la naissance et à la croissance de qui les eaux et les plantes grandirent; à la naissance, à la croissances de qui toutes les créatures de Çpenta-Mainyus annoncèrent le salut.
94. Salut pour nous ! il est né l’Atharvan, le saint Zarathustra ! Qu’il offre pour nous des sacrifices avec des Zaothras, et le bareçma étendu ; que
(P Lisez huta de hu engendrer (comp. Farg. XVIII, 73,75). Aota, froid, ne peut signifier incrédule; il n’est nulle part pris au figuré. — Cakhrem doit ici désigner le rnondeet son mouvement. On sait, par Dion, que les livres mazdéens appellent le monde «le char de Dieu» (de Zeus, dit l’auteur grec). On ne peut voir dans ces mots qu’une 'ouange ampoulée, comme au commencement du Hâ XIX. On ne peut rien en tirer de- concluant relativement au personnage de Zoroastre (comp. le cakhra sanscrit). — Fa.ire tourner la roue %)ar les Dévas, n’a pas de sens.
(2) Ou heureuse. Hvjyûitis nous semble devoir être pris ici dans un sens moral et non comme désignation d’une jouissance complète.
(3) Paoiryotkaeshô. Ce mot ne désigne donc point les justes antérieurs à Zoroastre, mais les premiers adeptes de la loi mazdéennc, les premiers Ahuratkaeshô.
(*) Interrogateur d’Ahura-Mazda pour connaître la loi, comme nous le voyons dans tout l’Avesta. Ce sens nous paraît mieux appliqué à Zoroastre que celui de lisant, étudiant.
YESHT XIII.
désormais la bonne loi mazdéenne se propage sur tous les Karshvars qui sont au nombre de sept.
95. Que désormais Mitlira aux vastes campagnes développe tous les biens principaux (‘) des contrées et réjouisse celles qui s’unissent ('^) ; que désormais Apàm Napât, le puissant, développe tous les biens principaux des contrées et réjouisse celles qui s’unissent.
96. Q Nous honorons la sainteté et le Fravaslii de 'Madhyômâo (^), fils d’Aràsta, qui le premier entendit la loi et les ordonnances de Zoroastre ; le Fravashi du pur Açmô-Qanvào ; le Fravashi du pur Aslmô Qanvâo ; le Fravashi du pur Gav'N’n, du pur Parshatgào, le brillant; du pur Vohuaçti, fils de Çnavaka ; le Fravashi de Yaràha le fort, le pur ;
97. Nous honorons le Fravashi deÇaena, célèbre dans le monde, qui, le
(9 Frakhshni provient de frac, frans, et non de pareç, comme le prouve le Yeslic XIX, 48. C’est un mouvement d’impulsion, de développement.
(-) Ou étendre les extrémités; fratemât : ce qui est le plus eu avant. Mitlira est le génie de la concorde.
(3) Ici commence une longue énumération de personnages dont plusieurs appartiennent aux mythes avestiques; les autres ne sont cités nulle part ailleurs. On se demande si les noms de ces derniers sont de pures créations. Ou serait tenté de le croire en voyant la signification de la plupart d’entre eux et leur arrangement symétrique. Ainsi, au § 101, nous voyons quatre noms formés du moi arstî, lance, et de quatre adjectifs exprimant différeutss dimensions de cette arme; au § 102, huit mots qui se suivent, sont composés de âtare, feu. D'autre part, il est à remarquer : 1“ que plusieurs de ces noms n’ont point de signification connue; 2> que la plupart de ceux cités dans l’.\ vesta eu ont une; 3“ que les mêmes noms sc trouvent répétés plusieurs fois (comp. §§95 et 12'7,98 etl27, 121 et 128,etc.)et que des noms formés de mêmes composants sont dispersés dans les différentes sections de ce passage. L’auteur peut avoir rapproché à dessein des noms homonymes, üu pourrait croire qu'il a voulu réunir ici tout ce que la littérature zende de son époque fournissait de noms propres sans s’interdire d’en ajouter de sou crû. Les noms des héros légendaires sont parsemés au milieu des autres. Les sections XXV, XXVI et XXVII de ce Yesht terminent toutes trois par le nom du prophète qui doit régénérer le monde à la fin du temps. Cela ne semhle-t-il pas prouver qu’il y a ici trois listes différentes réunies? — Autre question. La plupart des noms ici mentionnés sont suivis d’un déterminatif au génitif, qui peut être le nom du père du héros ou un qualificatif de ce dernier. Le texte ne peut aider à choisir entre ces deux catégories, mais, comme pour plusieurs, ce déterminatif est le nom d’un héros connu, il est à supposer qu’il en est ainsi de tous. Nous adoptons ce point de vue pour ne pas tomber dans l’arbitraire.
(*) Oncle de Zoroastre et son premier disciple. Les autres noms de ce paragraphe désignent probablement les premiers compagnons de ce dernier. Comp. §97 initio. Maidhyômô.onha signifie pleine lune, les noms suivants désignent le ciel et les nuages, ceux en raoca l’éclat des asti’es. Le § 98 donne la descendance de Zoroastre, les trois fils et les trois prophètes issus de lui. Cependant, la présence des deux noms inconnus, Daevotbis (l’ennemi des Dévas), et Dàonha Zaîrita, pourrait faire douter de ce dernier point. Dans Dàonha Zaîrita nous prenons, vu l’ordre ordinaire des mots, le premier terme pour le nom propre. Çaena, aux cent disciples, ne peut être, dans la pensée de l’auteur, l’oiseau Simurgh, ou l’éclair. Même réflexion relativement à Amru et Camru, § 109.
premier, parcourut le monde avec cent disciples; du pur Fradidhaya, du pur Uçmànara Peshata, du pur Vohuraoco, fils de Frâna ; du pur Asho- Raocô, fils de Frâna ; du pur Vareçmoraoco, fils de Frâna.
98. Nous honorons le Fravashi du pur Içat-Vâstra zarathustrien, du pur Urvatatnara zarathustrien, du pur Hvarecithra zarathustrien, du pur Daevo-Tbis le fort, du trio çpitamide (^) ; celui de Dâonha-le-blond, le pur.
99. Nous honorons le Fravashi de Kavi Vîstâçpa le pur, le fort, la loi incarnée, à la course ferme, Ahurique, qui, marchant en avant, chercha un vaste espace pour la sainteté; qui, marchant en avant 0, trouva un vaste espace pour la sainteté ; qui fut le bras et le soutien de la loi d’Ahura, de Zarathustra,
100. Qui l’enleva Q arrêtée, liée, publiquement aux (mains des) Hunus et l’établit (comme) assise au milieu (des peuples), élevée (^), invicible(^), pure, nourricière du bétail et des pâturages, aimée du bétail et des pâturages (®).
101. Nous honorons le Fravashi du pur Zairivairi (^); nous honorons le Fravashi du pur Yuktavairi; nous honorons le Fravashi du pur Çrîraokhsan; nous honorons le Fravashi du pur Kereçaokhsan ; nous honorons le Fravashi du pur Vyâreza; nous honorons le Fravashi du pur Vanâra; nous honorons le Fravashi du pur Bûjicravô; nous honorons le Fravashi du pur Berejyarsti ; nous honorons le Fravashi du pur Tkhyarsti ; nous honorons le Fravashi du pur Perethwarsti ; nous honorons le Fravashi du pur Vîzhyarsti ;
102. Nous honorons le Fravashi du pur Naptya ; nous honorons le Fravashi du pur Vazhâçpa; nous honorons le Fravashi du pur Habâçpa ; nous honorons le Fravashi du pur Vîçtavaru ; nous honorons le Fravashi du pur Naotara ; nous honorons le Fravashi du pur Franshamvereta ; nous honorons le Fravashi du pur Frashokereta ; nous honorons le Fravashi
(') Probablement les trois prophètes de la fin des temps, fils, eux aussi, de Zoroastre. C’est pourquoi ils prennent place ici.
(2) Litt. : qui d’une course en avant, désire aller vers. C’est-à-dire courant au but sans reculer. Ou peut-êti’e, sans changer le texte: ayant, poussant la Druje devant lui.
(3) Vîstâçpa arracha la loi sainte aux Hunus et l’emmena, au vu de tous, comme une prisonnière de guerre, mais pour l’établir au milieu des peuples comme une reine et l’imposer aux peuples.
(4) Litt. : d’un arrangement élevé.
(3) Afrahadhavaiti.
(6) Parce qu’elle favorise la vie sédentaire, pastorale, conti’e les habitudes des Iraniens nomades. Les noms cités aux §§ 101-103 sont, dit-on, ceux des fils de Vîstâçpa.
(q Voy. Yesht V, 112,
YESHT XIII.
du pur Atarevanu ; nous honorons le Fravashi du pur Atarepàta ; nous honorons le Fravashi du pur Ataredâta ; nous honorons le Fravashi du pur Atarecithra; nous honorons le Fravashi du pur Atareqareno ; nous honorons le Fravashi du pur Atareçavo ; nous honorons le Fravashi du pur Atarezantu ; nous honorons le Fravashi du pur Ataredanhu ;
103. Nous honorons le Fravashi du pur Huskyaothna ; nous honorons le Fravashi du pur Pashiskyaothna ; nous honorons le Fravashi du pur, du fort Cpentodàta ; nous honorons le Fravashi du pur Baçtavari; nous honorons le Fravashi du pur Kavâraçrna; nous honorons le Fravashi du pur Frashaoçtra-Hvova (0; nous honorons le Fravashi du pur Jâinâçpa- Hvova Q, nous honorons le Fravashi du pur Avâraostri ;
101. Nous honorons le Fravashi du pur Huskyaothna, descendant de Frashaostra ; nous honorons le Fravashi du pur Qàdaena, descendant de Frashaostra ; nous honorons le Fravashi du pur Hanhuru, fils de Jàmàçpa; nous honorons le Fravashi du pur Vareshna, fils deHanhurus; nous honorons le Fravashi du pur Volmneino, fils d’Avâraostri, contre le sommeil mauvais, contre les mauvaises visions, contre les mauvaises apparitions (^), contre les méchantes Pairikas.
105. Nous honorons le Fravashi du pur Manthravâka('‘) fils de Çîmaeça, l’Aithrapati, lechef des assemblées (de fidèles), le pur ; qui tua la plupart des impurs Ashemaoghas, à la volonté perverse, perturbateurs des chants sacrés, dépourvus de maîtreet dechef spirituels (“), à l’ardeur méchante(®), qui combattent les Fravashis(/) ; (et cela) pour arrêter la haine qui tourmentait les purs.
106. Nous honorons le Fravashi du pur Ashaçtu, fils deMaidhyomaônha; nous honorons le Fravashi du pur Avarethraba, fils de Ràstare Vagdientâ ; nous honorons le Fravashi du pur Biidhra, fils de Dàzgaràçpa ; nous honorons le Fravashi du pur Zbaurvào; nous honorons le Fravashi du pur* Karaçna, descendant de Zbaurvào, puissant, incarnation de la loi, ferme dans sa course, ahurique ;
(') Gendre de Zoroastre.
Ministre de Vîstâçpa.
(3) Invasion de spectres. Spiegel : seminis injectio. — Aoifra de avi par.
(') C’est-à-dire le promnlgateur, le prédicateur de la loi dans les assemblées.
(‘) Ce qui est une grave faute et marque le mépris pour l’Ahuna Vairya.
(®) Ç.ima. Comp. le sansc. çimi, actif.
(') Et non aux mauvais Fravashis, ce qui ne se peut. Comp. le sansc. çvashanda^ attaque.
KHORDA AVESTA.
107. Dans la demeure de qui Ashi-Vanuhi, belle et brillante, vient sous la forme d’une jeune fille belle, très forte, majestueuse, à la haute ceinture, tenant droit son brillant visage, noble; (de Karaçna) qui, engagé(^) dans le combat, se fait avec les bras un large passage pour son corps ; qui, engagé dans le combat, lutte avec ses bras contre l’ennemi.
108. Nous honorons le Fravashi du pur Vîrâçpa, fils pur de Karaçna; nous honorons le Fravashi d’Azâta,fils pur de Karaçna; nous honorons le Fravashi de Frâyôdha, fils pur de Karaçna; nous honorons le Fravashi du pur Vanhu Arshya; nous honorons le Fravashi d’Arshya le sage, le plus fidèle aux oeuvres (de la loi), parmi les Mazdéens; nous honorons le Fravashi du pur Dârayatratha ; nous honorons le Fravashi du pur Frâyatratha ; nous honorons le Fravashi du pur Çkârayatratha (^) ;
109. Nous honorons le Fravashi du pur Arshvâo ; nous honorons leFravashi du pur Vyarshvâo; nous honorons le Fravashi du pur Paitiarshvâo; nous honorons le Fravashi du pur Amru ; nous honorons le Fravashi du pur Camru; nous honorons le Fravashi du pur Drâta; nous honorons le Fravashi dupurPaitidrâta;nous honorons le Fravashi du pur Paitivanha; nous honorons le Fravashi du pur Frashâvakhsha; nous honorons le Fravashi du pur Nêmovanhu Vardhayanha.
110. Nous honorons le Fravashi du pur Viçadha; nous honorons leFravashi du pur Ashâvanhu, fils de Bivândanha; nous honorons le Fravashi du pur Jarôdanhus, fils de Paitistîra ; nous honorons le Fravashi du pur Nara Myazdana, fils d’Athvvyôza ; nous honorons le Fravashi du pur Berezijnu, fils d’Ara; nous honorons le Fravashi du pur Kaçupatu, fils d’Ara ; nous honorons le Fravashi du purFrya ; nous honorons le Fravashi du pur Açtvateretô.
111. Nous honorons le Fravashi du pur Gaopivanhus, du fort et pur qui réunit tous les biens ; nous honorons le Fravashi du pur Çtaota Yahista; nous honorons le Fravashi du pur Pourudàkshti (^), fils de Khstâvaena (‘); nous honorons le Fravashi du pur Khshwiwrâçpa, fils deKhstâvaena.
(') Peut-être faut-il lire asgaçtô. Comp. frasgaçtô.
(.-) Ces trois derniers noms signifient : qui arrête, qui fait avancer, qui fait rouler en char. (•'*) Comp. le Yeslit V. 72.
('“) Ce nom se rapporte au.K khstavis que nous avons vus plus haut.
YESHT XIII.
112. Nous honorons le Fravashi du pur Ayôaçti, fils de Pourudâkhsti ; nous honorons le Fravashi du pur Gayadàçti, fils de Pourudâkhsti ; nous honorons le Fravashi du pur Ashavazdâo (*), fils de Pourudâkhsti; nous honorons le Fravashi du pur Urûdhu, fils de Pourudâkhsti; nous honorons le Fravashi du pur Khshathrocino, fils de Khshwiwrâçpa.
113. Nous honorons le Fravashi du pur'Ashâhura, fils de Jîsti ; nous . honorons le Fravashi du pur Fràyazanta ; nous honorons le Fravashi du pur Frêna, fils de Fràyazanta; nous honorons le Fravashi du pur Jarôvanhu, fils de Fràyazanta ; nous honorons le Fravashi du pur Ashavazdâo et de Thrita (^), fils de Çâyuzhdri ; nous honorons le Fravashi du pur Vohuraoco, fils de Varakaça ; nous honorons le Fravashi du pur Arejanhâo le touranien ; nous honorons le Fravashi du pur Uçinemo.
114. Nous honorons le Fravashi du pur Yukhtàçpa ; nous honorons le Fravashi du pur Ashaskyaothna, fils de Gayadàçti ; nous honorons le Fravashi du pur Vohunêmo le Katu (^); nous honorons le Fravashi du pur Vohuazdào le Katu ; nous honorons le Fravashi du pur Ashaçaredha, Ashaçairyans ; nous honorons le Fravashi du pur Ashaçaredha, Ashazairyans ; nous honorons le Fravashi du pur Câkhshni ; nous honorons le Fravashi du pur Çyâvâçpi ; nous honorons le Fravashi de Pourusti le Kavi ;
1 15. Nous honorons le Fravashi du pur Vareçmapa le tueur d’hommes ; nous honorons le Fravashi du pur Zarazdàti le guerrier (?) ; nous honorons le Fravashi du pur Gaevani-Vohu-Nemô ; nous honorons le Fravashi du pur Arezvât Çrûtoçpàdha ; nous honorons le Fravashi du pur Zarayanhâo Çpentokhratavâo; nous honorons le Fravashi du pur Varsni-Vàgereza ; nous honorons le Fravashi du pur Fràoya-Taurvâti ; nous honorons le Fravashi du pur Vahmadâtha le promulgateur de la loi ; nous honorons le Fravashi du puf Ustra, üls deÇadhanâo.
116. Nous honorons le Fravashi du pur Danhuçrûta; nous honorons le Fravashi du pur Danhufràdâo ; nous honorons le Fravashi du pur Açpôpadho-Makhsti ; nous honorons le Fravashi du pur Pa^^anharô-Makhsti ; nous honorons le Fravashi du pur üstâzanta; nous honorons le Fravashi du pur Ashaçavo; nous honorons le Fravashi du pur Asho-Urvatha ; nous honorons le Fravashi du pur Haomoqareno ; nous honorons le Fravashi du pur Varshna.
(1) YeshtV, 72.
(2) Voy. idem.
(’) Comp. le vieux gallique, hatu, combat, employé à la fiu des noms propres, et le vieil allemand, hadhu.
KHORDA AVESTA.
117. Nous honorons le Fravashi du pur Frava; nous honorons le J
Fravashi du pur Uçnàka ; nous honorons le Fravashi du pur Qanvào ; nous I
honorons le Fravashi du pur Daenavârezo ; nous honorons le Fravashi du 1
pur ikrejaona ; nous honorons le Fravashi du pur Aiwiqareno ; nous hono- I
rons le Fravashi du pur Huyazata; nous honorons le Fravashi du pur |
Haredhaçpa; nous honorons le Fravashi du pur Pàzino; nous honorons le I
Fravashi du pur Qàkhshathra ; nous honorons le Fravashi du pur Ashô- I paoirya; nous honorons le Fravashi du pur Açtvat-Ereto. I