‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 575 sur 686 · XV. RAM (3) YESHT · texte numérisé non relu

XV. RAM (3) YESHT

Khshnaothra à Ahura-Mazda... Ashem-Vohû. Je me reconnais Mazdéen... Khsnaotlira à Râma-Qâçtra, auvent à l’action supérieure, élevé au-dessus de toutes les créatures. Honneur à toi, en ce qui est de toi qui appartient à Çpenta Mainyus, ô Vaya (^).

1. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autredeces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes (^). Nous honorons (Vayou), le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et dü vainqueur de (nos) ennemis.

2. Il lui sacrifia, Ahura-Mazda le créateur, dans l’Aryana Vaeja, de nature parfaite, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma étendu en faisceau, avec des présents répandus en abondance.

3. Et il lui demanda cette faveur : donne-moi, ô Vayou à l’action supé-

(') Litt. : des rangs qui s’agitent. Comp. le sansc. trah^ s’agiter.

(*) Il ne les fait plus triompher. On peut aussi supposer que le singulier est mis ici pour le pluriel. (*) Râma Qâçtra (Voie Fargard III, p. 28), génie de l’air et du goût; ici identifié avec le génie du vent et le vent lui-même.

(‘) Le vent était en partie bon, en partie mauvais, selon les conceptions éraniennes. En effet, il vivifie et il détruit.

(‘) Probablement le prêtre domestique.

KHOKUA AVESTA.

rieiire, que je tue des créatures d’Anro Mainyus autant qu’aucun autre appartenant à Çpenta Mainyus ne peut le faire.

4. Il lui accorda cette faveur, Vayou à l’action supérieure, comme le désirait Ahura-Mazda, le créateur.

5. Nous voulons honorer Vayou, à l’action supérieure, et ce qui de toi, ô Vayou ! appartient à Çpenta Mainyus. A cause de son éclat et de sa majesté, nous voulons l’honorer d’un culte public. Nous honorons le vent puissant, à l’action supérieure, par nos oftrandes de Zaothra, en offrant le Hôma, etc...

6. Nous voulons honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deuxgénies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou), le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

7. A lui sacrifia Haoshyanha le Paradhâta, sur le Taera, constitué de fer, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma formé et des dons répandus en abondance.

8. Il lui demanda cette faveur : donne-moi, ô Vayou à l’action puissante de tuer les deux tiers des Dévas Mazaniens et des pervers Vareniens (‘).

9. Vayou à l’action puissante lui accorda cette faveur comme le voulait Ahura-Mazda, lecréateur, etc. (v. § 5.)

10. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

(') On a voulu faire des démons varéniens les démons du Varena aux quatre angles (de Thraetaona) et de ce lieu, le ciel lui-même, oupavoç. Les Dévas varéniens seraient les Dôvas du ciel, c’est-à-dire ceux qui attaquent le ciel. C’est là une expression bien bizarre qui, d’ailleurs, n’explique pas les Mazaniens. Il faudrait des raisons graves pour l’admettre; or, tout concourt à la faire rejeter, Varena ne peut pas égaler oîipavo;. Voy. Journal asiatique, février-mars 1878, p. 126 et suiv.

YESHT XV.

11. A lui sacrifia Takhma-Urupa tout armé (*), sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or avec le bareçtna formé en faisceau, avec une abondance de dons, débordante.

12. Il lui demanda cette faveur : donne-moi, o Vayou à l’action puissante, que je sois le destructeur des Dévas et des hommes (pervers), des Yàtus et des Pairikas, que je monte dompté, Anro-Mainyus, transformé en cheval, (et le conduise) pendant trente ans, aux deux extrémités de la terre.

13. Vayou à l’action puissante, lui accorda cette faveur, comme le voulait le créateur Ahura-Mazda, etc, (§ 5.)

14. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de (ces deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons Vayou le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

15. A lui sacrifia Yima le brillant, chef des bonnes réunions, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma formé en faisceau, avec une abondance de dons, débordante.

16. Il lui demanda cette faveur : donne-moi, ô Vayou à l’action puissante, d’être le plus brillant de tous les hommes nés et qui voient le soleil ; que par mon pouvoir je rende les hommes et les troupeaux immortels, les plantes et les eaux exemptes de dessèchement ; que l’on ait à manger une nourriture indestructible. — Dans le vaste royaume de Yima il n’y eut ni froid, ni chaleur excessive, ni vieillesse, ni mort, ni envie produite par les Dévas.

17. Vayou à l’action supérieure lui accorda ce don, comme le voulait le créateur, Ahura-Mazda, etc. (§ 5.)

18. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer,

(') On a voulu faire de cette armure la lumière de l’èclair, mais la traduction parsie de VAfrin Zartusht et ce texte même, nous indiquent qu’il faut traduire vigilant, ce qui expli(iue mieux encore l’origine du mot et la chute ou l’adjonction de Va initial de nsinavant, lequel ne fait que renforcer l’ idée, tandis qu’avec l’explication re«,‘ue, le mot prend un sens opposé.

KHORDA AVESTA.

nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chet et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, })Our (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

19. A lui sacrifia le serpent aux trois gueules, Dahâka, près du désert, desséché et désolé (*), sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma formé en faisceau, avec une abondance de dons débordante.

20. Et il lui demanda cette fa,veur : Donne-moi, ô Vayou, à l’action supérieure ! de rendre sans habitants tous les sept Karshvars de la terre.

21. Mais Vayou à l’action supérieure C^) ne lui accorda pas cette faveur, à lui qui offrait un sacrifice, à lui qui le suppliait et l’invoquait, à lui qui faisait des offrandes et apportait des Zaothras.

22. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

23. A lui sacrifia le descendant du clan des Athwyas, du clan héroïque, Thraetaona, près de Varena aux quatre angles, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma formé en faisceau, avec une abondance de dons débordante.

24. Et il lui demanda cette faveur : Donne-moi, ô Vayou, que je sois vainqueur d’Azhi Dahâka aux trois gueules, aux trois têtes, aux six yeux, aux mille membres, la très-puissante Druje dévique, perverse, mal des mondes, la plus puissante qu’ait créée Anro-Mainyus, en haine du monde corporel pour détruire la sainteté; que, vainqueur, j’emmène captifs de ceux qui la favorisent et lui sont soumis, les plus brillants de corps, et que j’abandonne et laisse à la vie (au monde), ceux qui sont dans la condition la plus basse (®).

(') La ressemblance de ce mot avec le persan kvin ne peut être fortuite.

(2) Et non : qui agit dans l’air. Comp. Yaç. IX. Kereçâçpa, auquel cette épithète est aussi appliquée, n’est certainement pas un être aérien, dans la pensée de l’auteur de ce Hâ; peu importe ce qu’il a été des siècles auparavant.

(*) Les plus dans le bas, l’obscur, sous ce rapport (védique, a'padha). Comp. Yesht V, § 34.

YESHT XV.

25. Vayou à l’action puissante lui accorda cette faveur comme le voulait le créateur, Aliura-Mazda, etc. (§5.)

26. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

27. A lui sacrifia Kereçàçpa à l’àme virile, près des profondes bouches de la Ranha, créée par Mazda, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le hareçma formé en faisceau, avec une abondance de dons débordante.

28. Il lui demanda cette faveur : Donne-moi, ô Vayou à l’action supérieure, que j’aille punir (le meurtre de) mon frère Urvakhshaya (*). Que j’abatte Hitâçpa (*), (et le force à s’atteler) à mon char pour le traîner. Ainsi, il est un seul pouvoir sur l’abime, il est un seul chef de l’abîme le Gandarewa qui habite les eaux.

29. Vayou à l’action puissante lui accorda cette faveur comme le voulait le créateur, Ahura-Mazda, etc. (§ 5.)

30. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer, en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apportedes Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

31. A lui sacrifia Aurvaçâra (^), le maître des pays, près des fourrés blanchissants, près du fourré blanchissant, à l’extrémité de la forêt épaisse, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or, avec le bareçma formé et une abondance de dons qui déborde.

(1) Tué par le Gandarewa. C’est lui qui reçoit ici l’épithète de hitâçpa.

(2) « Le cheval attelé, » ce que justifie le contexte.

(*) Comp. Yesht V, § 50.

KHÜRÜA AVKSTA.

32. Et il lui demanda cette faveur : Donne-moi, ô Vayou à l’action supérieure que le mâle guerrier qui a réuni en un royaume les contrées aryaques, Iluçrava, ne nous frappe point ; que j’échappe à Kavi Huçrava et qu’alors Kava Huçrava le (‘) tue dans toute forêt de l’Arie.

33. Vayou à l’action puissante lui accorda cette faveur, comme le voulait le créateur, Ahura-Mazda, etc. (§ 5.)

34. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

35. A lui sacrifia Hutaoça ('^) aux nombreux frères, en faveur du clan des Naotaras, sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin dor, avec le bareçma formé et une abondance de dons qui déborde.

36. Et elle lui demanda cette faveur : Donne-moi, ô Vayou à l’action puissante, d’être aimée et accueillie avec bienveillance dans la demeure de Kavi Vîstàçpa.

37. Vayou à l’action puissante lui accorda cette faveur, comme le voulait le créateur, Ahura-Mazda, etc.(§ 5.)

38. Je veux honorer le génie des eaux et la puissance qui abat, et l’un et l’autre de ces (deux génies) qui font prospérer. Nous voulons le louer, nous voulons l’invoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et faitdes offrandes. Nous honorons (Vayou) le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) cprps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis.

39. A lui sacrifièrent les jeunes filles non encore livrées aux hommes (comme épouses) ; sur un trône d’or, sur un tapis d’or, sur un coussin d’or avec le bareçma formé et une abondance de dons qui déborde.

(’) Le texte contient un démonstratif qui indique une lacune entre ce membre de phrase et le précédent, car ce tem ne se rapporte à rien dans cette phrase; ou bien faut-il l’effacer comme inséré par erreur. Le sens serait alors que Kava Huçrava frappe toutes les contrées anariennes, qu’il les frappe toutes. En ce cas. il faudrait encore corriger atVé. Peut-être faut-il lire tf.

(-) Femme deVistâçpa.

YESHT XV.

40. Et elles lui demandèrent cette faveur : Donne-nous, ô Vayou à l’action supérieure, que nous trouvions un chef de maison, jeune et de très belle forme, qui nous enl retienne et protège parfaitement toute la durée de la vie et qu’il nous procure (') une postérité sage(^), soumise (^), parlant bien.

41. Vayou à Faction supérieure lui accorda cette faveur, comme le désirait Ahura-Mazda le créateur. Nous honorons Vayou le pur, etc.

42. Nous honorons le génie des eaux et la puissance qui abat, et Fun et l’autre de ces deux (génies) qui font })rospérer. Nous voulons le louer, nous voulons Finvoquer en faveur de cette maison, de son chef et pour celui qui apporte des Zaothras et fait des offrandes. Nous honorons (Vayou), le plus parfait des Yazatas, pour (la protection du) corps du taureau, digne de louange et du vainqueur de (nos) ennemis. Nous honorons (Vayou), appartenant à Çpenta-Mainyus, brillant, majestueux.

43. Je m’appelle Vayou, ô pur Zoroastre, je suis appelé Vayou, parce que je mets en mouvement (^) par mon souffle la double création, celle que créa Ahura-Mazda, celle que créa Anro-Mainyus. Je m’appelle celui qui chasse, et j’ai ce nom parce que je pousse (devant moi) les deux créations, celle que créa Ahura-lNIazda et celle que créa Anro-Mainyus.

44. Je m’appelle celui qui frappe tout, ô saint Zarathustra, et j’ai ce nom parce que je frappe les deux créations, etc. Je m’appelle celui qui fait le bien, ô saint Zarathustra, et j’ai ce nom parce que je fais le bien en faveur d’Ahura-Mazda et des Amesha-Cpentas.

45. Je m’appelle celui qui va en avant (^), je m’appelle celui qui poursuit, je m’appelle celui qui ploie, je m’appelle celui qui jette en avant, je m’appelle celui qui abat, je m’appelle celui qui détruit (ou brûle), je m’appelle celui qui renverse, je m’appelle celui qui atteint (tout), je m’appelle celui qui obtient la majesté.

46. Je m’appelle le prompt, je m’appelle le très prompt, je m’appelle le rapide, je m’appelle le très rapide, je m’appelle le ferme, je

(■>) Fasse ; comp. Yesht XV, 11.

(2) Danrô, comp. dasra, sage.

(3) Dantô, de la racine dam.

(*) Vaya, le texte fait un jeu de mots. (‘) Fracare ne peut être un causatif.

KHORDA AVESTA.

m’appelle le très ferme, je m’appelle le fort, je m’appelle le très fort, je m’appelle celui qui traverse facilement (‘), je m’appelle celui qui disperse aisément, je m’appelle celui qui abat, je m’appelle celui qui amène, je m’appelle celui qui opère l’expulsion des Dévas ; je m’appelle celui qui fend et sépare (^).

47. Je m’appelle celui qui est au-dessus (de toute atteinte) du mal; celui qui écrase la haine. Je m’appelle le puissant pour secourir, le puissant pour protéger, le puissant pour abattre (^); je m’appelle le pur, je m’appelle le purificateur, je m’appelle la pureté (‘), je m’appelle le succès (®), je m’appelle le caverneux, celui qui mugit (®) dans les cavernes, celui qui écume dans les cavernes.

48. Je m’appelle à la lance acérée, je m’appelle la lance acérée, je m’appelle à la lance large, je m’appelle la lance large, je m’appelle le manieur de lance, je m’appelle la lance vibrante, je m’appelle la splendeur, je m’appelle celui qui est au-dessus de la majesté.

49. Invoque ces noms, qui sont les miens, ô pur Zoroastre, lorsque (tu te trouves) au milieu des armées sanglantes, des rangs qui se choquent, des combats pour (la possession) des pays.

50. Invoque-les, lorsque quelque souverain Ç) dominateur des pays s’avance, fond (®) (sur le pays), attaque, fait avancer ses chars, veut piller (les biens de la terre qui servent) d’aliment, veut piller les moyens de guérison.

51. Invoque-les, lorsqu’un Ashemaogha impur s’avance, accourt, attaque ou vient en char, cherchant à s’emparer de la puissance, cherchant à s’emparer des aliments, cherchant à s’emparer des agents curatifs.

52. Invoque-les, lorsqu’un prisonnier est là, lié, lorsqu’il est amené.

(') Pare n’est pas une aile, c'est pareno.

(2) Faii’e dériver âiniva de d, ni, c’est difficile à admettre ; d an semble préférable avec i, comme dans anila. — Karedharisa. Comp. le sansc. kartarikâ.

(3) Ou en faisant une légère correction au texte : celui qui unit; qui écarte, qui sépare. Pa peut être, comme en sanscrit, pour apa; vîv pour viy, par erreur de copiste.

(^) Ou plutôt la propreté.

(*’) Ou ce qui fait accomplir les événements. Comp. le sansc. çad, triompher, çad)'i=jishnus.

(®) Comp. le sansc. Aad plutôt que khad. Oeredhô pourrait aussi signifier mugisseuv, mais gared existe-t-il?

(') Contre lui, pour l’arrêter par la puissance de Vayou.

(8) Zhar doit avoir un sens (dérivé) autre que se courber. Ici, se courber n’a pas de sens et moins encore au Yesht XIX, 52. Comp. du reste zharetha=dvarethra, pied. — Ish est venir vers pour saisir, et non désirer, demander ,

TESHT XV.

lorsqu’il est poussé en avant, afin que ceux qui le tiennent soient écartés, afin que ses liens soient détachés (*).

53. A'ayou ! Tu produis l’hésitation, la (crainte) chez tous les chevaux et les hommes, chez tous tu expulses les Dévas ; dans les lieux les plus profonds, enveloppés de mille ténèbres, il vient vers celui qui le désire (^).

54. Vayou est prompt, ceint haut, ferme, fort, il a les pieds hauts, large poitrine, de larges cuisses, un regard que rien n’effraie comme qui que ce soit des maîtres gouvernant avec empire, des souverains au pouvoir absolu. — Par quel sacrifice dois-je honorer, parquel sacrifice célébrerai-je ta gloire, par quel sacrifice se fera l’accomplissement des cérémonies de ton culte (^) ?

55. Toi, saint Zarathustra, procure-toi un bareçma en étendant, en cherchant (les branches) avec soin, un bareçma pendant les premières lueurs de l’aurore, au départ des astres, à l’arrivée de Taurore.

56. Si je veux que l’on m’offre un sacrifice (^), je te le dirai par la parole, création de Mazda, pleine d’éclat, guérissant (tous les maux), afinqu’Anro- Mainyus, le meurtrier, ne te tourmente pas, non plus que les Yàtus ou leurs adhérents, les Dévas et les hommes.

57. Vayou rapide, nous vous offrons un sacrifice. Vayou ô fort, nous vous offrons un sacrifice. Nous honorons Vayou, des rapides le plus rapide; nous honorons Vayou, dos forts le plus fort. Nous honorons Vayou au casqued’or; nous honorons Vayou au bandeau d’or ; nous honorons Vayou au collier d’or; nous honorons Vayou au char d’or ; nous honorons Vayou à la roue d’or; nous honorons Vayou à l’arme d’or; nous honorons Vayou au vêtement d’or; nous honorons Vayou au soulier d’or, nous honorons Vayou à la ceinture d’or, nous honorons l’air pur (Vayou).

58. Yathâ Ahû Vairyô. Je voue culte, hommage, force et puissance à Ràma Qàçtra, à l’air à l’action supérieure, élevé au-dessus de toutes les créatures. Cela t’est propre (ô Vayou) que tu appartiens à Çpenta-Mainyus.

(') Passage extrêmement obscur. Il nous paraît cependant que cette traduction nouvelle peut facilement se justifier; lisez fra dhâ; vadhay, causatifde vad; bâshé., sujet de fradhahuyê (pour le être plus loin). Comp. bâsJia/% que Neriosengh traduit psivnêtar. Vidhbuyé, pour le être détaché.

(2) Ou plutôt : il se répand avec puissance, ce (jui cadre mieux avec le reste.

(®) L’accomplissement t’atteindra-t-il? L’ordre des deux parties de ce paragraphe est évidemment interverti; nous l’avons rétabli.

(*) Litt. . Si je veux me faire honorer par un sacrifice. ,

KHORDA AVRSTA.

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