‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 609 sur 686 · I. AFRIGAN-GAHAAIBAR · texte numérisé non relu

I. AFRIGAN-GAHAAIBAR

Yathâ A. V. — Ashem Vohû. —

1. Je fais profession de foi en mazdéen, etc., pour le culte, l’honneur, la satisfaction et la gloire des chefs des jours, des parties du jour, des mois, des ans, des saisons, du maître sublime de la pureté, des chefs des jours, des Gahs, des mois, des ans, des saisons, des chefs, les plus grands de tous, qui président au rite, au temps Hàvani.

2. Aux chefs, Maidhyozaremaya, (Maidhyôshma, Paitishahya, Ayâthrema, Maidhyàirya et Hamaçpathmaedhaya (^), Khshnaothra pour leur culte, etc.

3. Offrez, ô mazdéens, ces présents, cette prière et ce myazda qui convient à Alaidhyozaremaya (^), du gras (^) d’une vache de chair fraîche, qui donne du lait en abondance, si vous pouvez l’avoir (^).

4. Sinon (®), ofïrez des liqueurs d’égale valeur et répandez-les Ç) par obéissance (aux prescriptions de la loi), en disant : O très-sage, très-véridique, en pureté le plus pur, en puissance le plus puissant, le plus exempt de peine (*), et plein de joie (®), le plus miséricordieux, le plus puissant protecteur du pauvre, connaissant le mieux (les exigences de) la pureté, procurant les ti'és u’s qui proviennent des femmes (*®).

5. Si vous pouvez y parvenir; si non, procurez à la nmâna du chef

(') On récite cet Afrîn pendant les Gahambârs, d’où son nom. Voy. aussi p. 556, note 3. — Spiegel, t. III, p. 192.

(-) S'^lon le Gahamhâr.

(3) Il est impossiMe de méconnaître le parallélisme de Ratn et de Myazda; ratu doit être pour ratufrîti.on myazda se rapporter à maidhyozaremaya. Ce dernier mot peut être ici un adjectif, car nous avons plus haut Mai Ihyozarcinaya pour le nom du Gah.

(*) Conip. Vend. IX, 152 note.

(*) î/s<a, vif. ayayata; a cansatif de ya.

(®) Lisez navâ avec certains manuscrits.

(^) Franhûray, de fra har, pour sar, aller. Comp. saraka, liqueur, sara, etc.

(8) Anazava ; probl. ananzavat, de anzô, opposé à vouru rafnô.

A la joie vaste, à l’aise.

(''>) Lait, fœtus, etc.

AFRICANS.

spirituel, des bois à brûler, bien taillés, séchés, par charge du plus gros volume. Si vous y parvenez ; sinon, procurez à la demeure du Hatus des bois à brûler bien taillés, secs, en fagot d’un volume tel qu’(ils atteignent) l’oreille, ou l’aisselle, ou la main (pendante),

6. Si on le peut ; si on n’est pas en état (de le faire) qu’alors on procure, par ses désirs (*), la puissance à celui dont la puissance est la plus parfaite, à Ahura-Mazda ; Que la puissance soit constamment au maître parfait ! C’est pourquoi nous la lui livrons (en tant qu’il est en nous), nous l’accumulons ({)Our lui), nous la faisons entièrement sienne, à lui Ahnraet a Asha Vahista. Ainsi lui est offertlemyazdaqui satisfait leschefs religieux.

7. Par le manquement à l’offrande du premier myazda (indiqué) en l’honneur de Maidhyozaremaya ('^), le Ratus qui y a droit, exclut celui qui ne l’a point offert et qui est soumis à sa juridiction, du sacrifice parmi les mazdéens.

8. Si l’on ne donne point le second myazda, ô saint Zarathustra, qui revient à Maidhyoshema (^), le Ratus qui y a droit, exclut de la prière (^), parmi les mazdéens, celui qui ne l’a point offert.

9. Si l’on ne donne point le troisième myazda, ô saint Zarathustra, celui de Paitishahya (®), le Ratus qui y adroit rend son subordonné, qui n’a point offert du myazda, incapable de présenter des offrandes acceptables (®), parmi les mazdéens.

10. Si l’on ne présente pas le quatrième myazda, celui (que l’on offre) en l’honneur d’Ayàthrema Ç), le Ratus qui y a droit, prive (*) son subordonné, qui n’offre point le myazda, de l’animal de charge, de grande taille, qu’il veut avoir parmi les mazdéens.

11. Si l’on ne présente pas le cinquième myazda, ô saint Zarathustra,

(1) L’offrande doit être remplacée par la prière. Cette prière tend à augmenter la puissance d’Ahura auquel les Dévas et les hommes pervers résistent.

(*) Le premier Gahambâr. Le Ratus qui n’a point reçu le myazda prescrit, exclut son subordonné délinquant.

(3) Second Gahambâr.

(t) Vacô doit être ici interprété d’après ce qu’indiquent les phrases précédentes et suivantes; or, celles-ci se rapportent au culte. Vaeâ est donc la prière. La glose parsie ne peut avoir plus de valeur ici qu’au paragraphe suivant.

(®) Troisième Gahambâr.

(®) Litt. : le rend comme aux offrandes brûlantes, nuisibles, inacceptables (?) C’est-à-dire l’exclut des offrandes et de la communauté religieuse mazdéenae.

(^) Ce nom et les deux noms propres suivants sont ceux des trois'derniers Gahambârs.

(*) Litt.: fait passer plus loin, écarte, exclut, ce mot doit avoir le même sens dans les trois paragraphes semblables et consécutifs.

AFRIGANS.

celui de Maidhyâirya, alors le Ratus qui y a droit, prive son subordonné, qui n’a point fait l’offrande, de sa part des biens de la terre parmi les mazdëens.

12. Si l’on ne présente pas le sixième m3'azda, (3 saint Zaratbustra, celui deHamaçpatlimaeda^m, alors le Ratus qui y a droit, exclut son subordonné, qui ne fait point l’offrande, delà loi Ah urique parmi les mazdéens.

13. Qu’après cela, le (mazdéen) qui est sans faute, élève la voix contre lui et le chasse (‘) ; qu’après cela le (mazdéen) sans faute, le constitue à l’état d’homicide ('^); qu’ainsi agisse le Ratus à l’égard du fidèle, et le fidèle à l’égard du Ratus. Asliem-Voliû.

14. Je demande par mes prières de bénédiction, pour les chefs royaux qui appartiennent à Aliura-Mazda, brillant et majestueux, la puissance, la solidité du pouvoir, la longue durée de la puissance, la longue vie du principe vital, la santé du corps, afin qu’ils aient force, défense et puissance supérieure à tout.

15. (Je demande pour eux) la force bien faite, majestueuse de taille, victorieuse, créée par Mazda et la supériorité qui abat, le don d’observer ceux qui cherchent ti nuire, d’abattre les ennemis, d’écraser les adversaires actifs pleins de haine.

16. Je fais ces prières de bénédiction pour que, dans les luttes des combats, (le chef fidèle) soit vainqueur de tout ennemi qui cherche à nuire, de tout méchant qui cherche à nuire, aux pensées, aux paroles, aux actions contraires à l’ordre ;

17. Pour qu’il triomphe, par penser, par parler, par action conforme aux règles, de tous les ennemis, de tous les dévicoles ; qu’il parvienne à une récompense excellente, à une bonne renommée, à un état de bonheur parfait pour l’àrne.

18. Je (le) demande par mes prières : Vis longtemps, vis plein de vigueur pour secourir les justes et opprimer les criminels. Je demande le paradis des justes, brillant de toutes les splendeurs. Qu’il arrive comme je le demande.

19. Yathâ Ahû Vairyô, etc. Je voue culte, honneur, force, vigueur aux chefs des jours, des Gahs, des mois, des ans, des saisons, pour leur culte, honneur, satisfaction et gloire ; pour le maître élevé de la pureté, pour les chefs des jours, des Gahs, des ans, des saisons, des années, pouf les chefs

(') Lire: fraca zayoit ou fracit zayoit, avec quatre manuscrits.

C^) Lire : ndrishnê skyaothm; nar shnn (comp. nar xan), tuer un homme. C’est-à-clire qu’il «oit traité comme un homicide.

AFRIGANS.

les plus grands detous ceux qui sont les chefs du monde pur, au Gah Hâvani. Khshnaothra au Ratu Maidhyozareinaya ; au Ratu Paitishahya; au Ratu Ayàthrema; au Ratu Maidhyàirya; au Ratu Hamaçpathmaêdaya, pour leur culte, honneur, satisfaction et gloire. — Yathâ Ahû Vairyô.

IL AFRIGAN GATHA.

1. YathâAhûVairyô. Ashem Vohû. Je fais profession de foi en mazdéen, etc, en l’honneurd’Ahura-Mazdabrâllant, majestueux, des Amesha-Çpentas, des saints Gâthâs qui président aux temps, purs, du Gàthà Ahunavaiti, du Gàthà Ustavaiti, du Gàthà Çpenta-Mainyu, du Gàthà Vohu Khshathra, du Gàthà Vahistôisti.

2. Khshnaothra aux Fravasliis des justes, forts, impétueux, aux Fravashis des premiers croyants, et des Nabànazdistas, pour leur culte, honneur, satisfaction et gloire.

3. Nous honorons Ahura-Mazda, brillant, majestueux ; Nous honorons les Amesha-Çpentas, maîtres bons, sages ; Nous honorons les saints Gàthàs. chefs des temps, purs ; Nous honorons le Gàthà Ahunavaiti, pur, chef du monde pur; Nous honorons le Gàthà Ustavaiti pur, chef du monde pur. Nous honorons le Gàthà Çpenta-Mainyus, pur, chef du monde pur; Nous honorons le Gàthà Vohu Khshathra, pur chef du monde pur. Nous honorons le Gàthà Vahistoistis, pur, chef pur du monde pur.

4. Honorons les bons puissants et saints Fravashis des justes, qui reviennent au viç,auGah Hamaçpathmaêdaya et làcirculent pendantdix jours et dix nuits désirant connaître le secours (qu’on leur demande) : qui veut chanter nos louanges, qui veut nous offrir un sacrifice, qui nous exaltera, nous hénira? qui nous accueillera d’une main pourvuede viande et de vêtements, par une prière qui atteigne la (vraie) pureté ? De qui d’entre nous proférerat-on le nom ? De qui d’entre nous honorera-t-on l’àme par un sacrifice ? Auquel présentera-t-on cette offrande qui lui soit une nourriture comestible, une nourriture impérissable à jamais, à toujours ?

Si quelque homme leur offre un sacrifice d’une main munie de viande et de vêtements, avec une prière qui atteigne la pureté, alors les puissants Fravashis des justes, contents, non offensés, non lésés, les comblent de bénédictions. Il y aura alors dans cette maison, des troupeaux de bétail et d’hommes ; il y aura des chevaux rapides et des chars solides. Il sera

AFRICANS.

stable dans sa sagesse, l’homme qui nous offre constamment des sacrifices, la main munie de viande et de vêtements, avec une prière qui atteigne la pureté.

5. Que les Fravashis, puissants, impétueux, torts, victorieux, des premiers croyants, les Fravashis des Nabânazdistas viennent dans cette demeure avec satisfaction ; qu’ils circulent joyeux dans cette demeure.

6. Que contents, ils répandent des bénédictions dans cette demeure, qu’ils fassent venir la sainte Ashi, qui en devienne la chose propre ; qu’ils emportent de cette demeure la louange et les (dons) déposés (sur l’autel) en l’honneur d’Ahura, le créateur, des Amesha-fpentas. Que jamais ils ne s’éloignent en se plaignant de cette demeure, à nous, mazdéens ! Je souhaite (par mes prières), bénédiction, honneur, louange, puissance, force à Ahura-Mazda, aux Fravashis des premiers croyants et des Nabânazdistas. — Qu’il arrive comme je le demande.

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