III. AFRIGAN RAPITVIN
1. Yâthâ Ahû Vairyo. — Je me reconnais mazdéen, etc. En l’honneur de Rapithwina (*), chef pur du monde pur, et de Frâdatfshu et Zantuma, chefs purs du monde pur, pour leur culte, leur honneur, leur satisfaction et leur gloire.
2. Khshnaothra, etc., à Ahura-Mazda, brillant, majestueux, aux Amesha-Çpentas, à Asha Vahista et au feu, fils d’ Ahura-Mazda, à tous les purs Yazatas, célestes et terrestres et à tous les Fravashis des justes, forts, impétueux, aux Fravashis des premiers croyants, aux Fravashis des Nabânazdistas... Yathâ Ahû Vairyô.
3. Or donc, Ahura-Mazda dit au saint Zarathustra, la prière enseignée pour le Ratus Rapithwina : demande-nous (dit-il), ô saint Zarathustra, ce que tu dois nous demander. Car ce qui nous est demandé par toi est de telle eflâcacité que celui qui a sa puissance de toi, permet d’accomplir les désirs qui demandent de la puissance (^).
4. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Ahura-Mazda, esprit trèssaint, etc. De combien (de biens) l’homme acquiert-il la possession,
(•) Gah de Midi et son génie.
(2) Ce passage est pris du Yesht XLII, 10, mais les rôles sont renrersés; ce qui est dit là d'Ahura- Mazda, l’est ici de Zoroastre.
AFRIGANS.
quelle est l’étendue de la pureté qu’il acquiert, quelle sera la récompense de l’homme,
5. Qui par la prière de bénédiction prescriteen l’honneur de Rapitlnvina, récite les invocations qui lui sont atlressées, les mains lavées, les mortiers lavés ; avec le bareçma étendu et le hôma levé (vers le ciel) ; ranimant la flamme du feu (en y jetant des parfums) et récitant l’Ahuna vairya, d’une langue mouillée de hôma (*), d’un corps soumis (dans ses actes) aux obligations de la loi (^),
6. Ahura-Mazda répondit : Comme le vent (soufflant) de la région à laquelle préside Rapithwina(le midi), ô saint Zarathustra, fait prospérer et grandir, comble de biens (^) et fait croître en joie le monde corporel tout entier, (ainsi) cet homme s’assure la possession d’autant de biens ; autant est grande la récompense de cet homme,
7. Qui par la prière de bénédiction, prescrite en l’honneur de Rapith- "wina, récite les invocations qui lui sont adressées, les mains lavées, les mortiers lavés ; avec le bareçma étendu et le hôma levé (vers le ciel) ; ranimant la flamme du feu (en y jetant des parfums) et récitant l’Ahuna vairya, d’une langue mouillée de hôma, d’un corps soumis (dans ses actes) aux obligations de la loi.
8. Ahura-i\Iazda a dit à Zarathustra-le-saint la parole proférée en l’honneur du Ratus Rapithwina.