‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 670 sur 686 · IV. 147. — Vaçté n'est pas « revêtu » mais « revêt · texte numérisé non relu

IV. 147. — Vaçté n'est pas « revêtu » mais « revêt

IV. 151. — Avadha aêtadha... vaêtheüti. M. D. «là bas, en enfer, la peine doit être aussi forte que dans ce monde. » Le texte ne contient pas de terme signifiant « peine» ou «punir. » D’ailleurs, là bas les peines sont toujours plus fortes qu’en cette terre.

NOTES

IV. 162. — M. D. traduit « qu’on empale son corps. » Rien ne justifie cette explication; rien dans le texte ne peut avoir ce sens.

IV. 166. — Çaoheûtavaiti signifier «contenant du safran. » Çaohenta peut désigner le safran par sa couleur brillante. Le texte pelilvi est incertain et peut signifier « safrané » ou « bienfaisante, »

Farg. V. 14. — Ishaçem jit ashem. M. D. « exclus de la voie de sainteté, » version contraire au texte (ou il n’est rien, signifiant exclus) et à la version pehlvie.

V. 71. — Amfrâdavaiti signifie couler {dav) en avant {frâ), par dessus (avi), recouvrir et non « aller plus vite. » (M. D.) La comparaison porte sur la grandeur et non sur la rapidité.

V. 78. — Niçrita de ni çri (insérer, faire pénétrer), ne peut signifier partagé.

Farg. VII. 75. — Aiwighnikhta ne peut signifier regarder et il ne s’agit point du çagdîd, puisqu’il est dit que le cadavre doit être aiwighnikhta par des oiseaux de proie.

VII. 132. — Dva mainyû. W. D. voit aussi dans ces deux esprits Ormuzd et Aliriman, et explique que la lutte a lieu entre six esprits. Ceci contredit ce qui précède.

VII. 151. — Gaeçns. M. D. traduit d’après le Farliang zand « chevelure bouclée ; » mais la version pehlvie antérieure de plusieurs siècles doit avoir la préférence.

Vil. 186. — Uzdath est « lever » et ne peut signifier frotter ; c’est fradav qui ace sens (IX. 122).

Farg. VIII. 1. — Ddwrw Mpactaranc,nc>nato rtftefnarané. Ce ne peut être « sous la charpente d’une maison, sous un couvert en chaume, » car en ce cas, on ne pourrait jamais imaginer de transporter la maison à charpente de bois.

VIII. 233. — Ce n’est point l’homme qui a allumé le feu qui doit être tué, mais c’est le feu qu’il faut abattre, ce sont les bois qu’il faut frapper pour éteindre la flamme; le texte est clair à ce sujet.

VIII. 271. — Razaiih ne peut être un champ (M. D.) Comp. le sanscrit rahas lieu écarté, abandonné.

VIll. 309. — Pâremnâi ashaonê pour le juste qui expie ; et non « qui sauve celui qui l’accomplit » sens qui n’a rien de commun avec le texte.

Farg. XII. 2. — Upamanayen. Les parents ne doivent pas quitter la maison du défaut et attendre tout le temps indiqué ici; un à deux mois pour les parents, six à douze mois pour les gens de la maison. Cette explication est fausse et contraire aux mœurs avestiques. Comp. V. 123. ss.

XII. 71. — Taokhmana,. dérive de taokhman, race, semen, et signifie précisément le contraire de « étranger. » (M. D.)

Farg. XIII. 18. — La raison de la bonté du nom de zairimyanuhra n’est pas dans le mot zairimya car zairimyâha le contient également. La différence ne peut être que dans la forme diminutive qui donne en quelque sorte un caractère affectueux au nom. Il est à remarquer que duzhdka est le nom resté en persan {zuzhak],

XIII. 26. — Pistrem jan. M. D. traduit «qui frappe un chien de manière à le rendre impropre à son travail. » Cette version est inadmissible. Pistrem signifie ou bien acte de broyer, meurtrissure ou classe sociale. Au Y. XIX il désigne les quatre classes, prêtres, guerriers, etc. Pistrem jan serait donc « frapper une des classes de la nation » et rien d’autre. L’explication est donc impossible sous tous les rapports. C’est simp'ement « frapper de manière à meurtrir, à broyer la peau ou bien un os » Comp. V. 166.

XIII. 49. — Dâityô gâtus est le lieu légal et non point le nom légal, convenable ; gâtus n’a aucun rapport avec le mot nom.

XIII. 80. — Avaeâo, sans voix, ne veut pas dire « qui mord sans aboyer » (M. D.) mais qui n’aboie pas quand il le devrait faire, quand il voit un étranger, un animal dangereux, etc.

XIII. 82. — Tâstem dâuru n’est pas un collier de bois qui ne servirait guère à empêcher les chiens de mordre, le sens est un morceau de bois dâuru charpenté, taillé tâstem.

XIII. 136. — M. D. donne comme traduction la glose pehlvie dont pas un mot n’est dans le texte, nous la citons dans la note h. l.

XIII. 168. — Impossible d’admettre chez l’auteur de ce Fargard une conception aussi bizarre que celle affirmée ici par M. D. Chaque couple de castor naîtrait de 2,000 âmes de chiens morts. Le texte ne dit pas du tout cela.

Farg. XIV. 48. — Paitisharezanem de harez, répandre, ne peut signifier «creuser, bêcher. »

XIV. 67. — Nâméni ne peut être « en âge de puberté » mais «de bonne renommée.»

Farg. XV. 54. — Çaérè verezânê n’est point « grande route; » ce pourrait être « champ. »

NOTES

XV. 132. — Athrô (ou âthrê selon les manuscrits) est le complément et non le sujet, ce n’est pas lui qui veille (M. D.).

Farg. XVI. 1. — La distinction de cithra, sang coulant hors temps de règles et dakhsta menstruation régulière n’est nullement fondée. Selon la version pehlvie cithra serait les flueurs blanches (zarti^ pâle), dakhsta, la menstruation régulière, vohù une perte de sang extraordinaire.

XVI. 9. — Yêzi nôit nûirika (si non la femme...) ne peut signifier Æc peur que la femme ne prenne des forces, le préfixe ni qui marque abaissement ne peut entrer dans un mot signifiant prendre des forces, ce serait le contraire. Le mot pehlvi est mal écrit, il faut nyûruzdih au lieu de nyürudzîh.

XVI. 18. — Frâshnavât.l.l.T).: a si l’enfant la touche en prenant le lait» traduction que rien nejustifle; le pehlvi porte « si l’enfant vient de la menstruation. » Frâshnao de fra aç ne veut pas dire toucher. XVI. 25. — Les ca répétés ne permettent pas de rapporter veredhaeibyô à un autre mot que açmaèîbyô. Farg. XVII. 19. — Çruûbya. Geldner traduit : pour les ongles. Le duel ne permet guère d’admettre cette interprétation, très satisfaisante quant au sens.

Farg. XVIII. — Qatô est un ablatif et ne peut signifier pour soi.

XVIII. 37. — Niçta ne peut se rapporter à ashem ; niçta daêva, les Dévas soient (ou sont) perdus. XVIIl. 58. — Haghdanha de hakh comp. hakha. La version pehlvie porte sir, rassassié, pourvu de ce qu’il lui faut ; sens difficile à justifier.

XVIIL 40. — Qafça dareghô,mashyâka,noittê çaeaiti", dans cette phrase il n’est pas un mot qui signifie temps et çaeaiti n’est pas « est venu » ; mais « convient. » Le sens est trop clair pour être discuté.

XVIIL 68. — Tanumazô géus dadhât, donne sa satiété de viande, ne peut se rapporter au coq; on ne nourri tpas le coq de viande ; ici d’ailleurs il y a menace; comp. la note p. 182.

XVIIL 92. — Frabdô drâjô signifie au delà d’une distance d’un fragadha ou frabda et non « sur le devant du pied, » drâjô indique le terme de lieu a quo \ comp. III. 56, IX. 8, etc. Il n’est guère nécessaire de défendre d’uriner sur son pied.

XVI1I.116. — Yat nâ jahika fragataiti anaiwyâçta,elc.1^Q signifie pas si un homme ou une femme s’en va, etc. Le mot ou n’est pas dans le texte et le verbe est au singulier ; jahika ne signifie pas femme mais courtisane dont il ne serait pas question ici, en ce cas. Le seul sens admissible est celui qui est donné à cette phrase, p. 185.

Farg. XIX. 12. — Parsta ; rien ne permet de supposer des énigmes proposées à Zoroastre comme celles de Yakhta le Yâtu ou du monstre thébain.

XIX. 22. — Zâvîs. La version pehlvie indique qu’il faut lire zânis, tu es né ; dans l’alphabet primitif w et n avaient la même forme. Le sens est alors très simple « tu es né d’une mère portant son fruit, tu es un homme ordinaire, assure-toi le bonheur et la puissance en reniant la vraie foi. »

Farg. XXII. 11. — On ne peut traduire « afin que tu honores Çaoka,» car ce nom et les qualificatifs sont au vocatif.

Yaçna IL 21. LXIV ; 53. etc. — Khshathriya royal. La version pehlvie fait dériver ce mot de Âh5haf/ira,femme,épouse.Ces femmes seraient des personnifications des nuages ou des ondes terrestres. Yaçna IX. 44. — Il faut lire : célèbre dans l’Aryâna Vaêja, etc.

IX. 81. — Quelques auteurs rendent gaurvanim par gleïades; les étoiles formeraient la ceinture de Haoma. Mais rien ne justifie cette explication. Pour désigner ces étoiles il faudrait un terme au pluriel. En outre, la position fixe qu’on assigne aux pleïades n’est pas admissible. L’auteur fait ici de Hôma le premier porteur de la ceinture sacrée, comme de Çraosha, le premier porteur du bareçma. Voy. Yaçna LVI, IL

Yaçna. X. 31. — Pawmataw. Ce mot est rendu comme en pehlvi. Il pourrait à la rigueur signifier montagne comme le garvata védique.

X. 55. — Mânîrê. Mâ s’emploie avec l’indicatif de l’imparfait.

X. 61, — Nous lisons açtavaifiti. Le texte des manuscrits devrait se traduire « ou le loue lui étant victorieux. »

Yaçna. XIII. 1. — Nâçmi daêvô ou même nâçyâmi-daêvâ, ne peut signifier « je péris Déva, je cesse d’être Déva. » La finale ô se trouve d’ailleurs employée pour l’accusatif pluriel en plus d’un endroit ainsi que son équivalent é.

Yaçna. XIV. 5. — Ashethwôzga ou asthwôvarsta ; le premier de ash, thwash, ga.

Page 373. LVI. I. 5. — Les mots zends qui correspondent à maitre et créateur sont au duel ainsi que

NOTES

le verbe qui en dépend. Cependant quelques manuscrits ont ‘pûyûm à l’accusatif du singulier. Il est également à noter que le verbe, s’il est au duel, serait au présent de l’indicatif, ce Jqui n’est guère admissible. On devrait ce semble admettre une corruption du texte.

Page 385. LXI. 26. — HaghdanhAm. Le mètre assure cette lecture au lieu de haghad... Le sens serait plutôt « en amitié, en camaraderie; » racine hakh.

Page 408. Yesht III. 1. — Les mots « chantre, Zaota » et suivants sont au vocatif et cette forme semblerait indiquer qu’ils sont adressés à Zoroastre, et que c’est lui le chantre, le Zaota, etc. dont il est question. Mais le paragraphe 2 prouve le contraire, car les mêmes mots s’y retrouvent aussi au vocatif, et là il ne peut être question d’admettre cette tournure comme normale. 11 y a simplement ici négligence de l’auteur, altération de la langue.

Page 434. Yesht VIII. 14. — Il faut lire vîrô et non vîrem ; vîrem s’est introduit par fausse imitation de ce qui précède. Peut-être aussi est-ce erezusha qu’il faut corriger.

Page 413. Yesht IX. 18. — Kainê. Ce mot est encore rendu par «fille.» Spiegel propose de lire kaênê et de traduire « pour la vengeance, pour venger. » Certes le sens est en ce cas bien plus satisfaisant et la difficulté de fait est évitée. Mais la forme du mot ne permet guère d’admettre cette interprétation. Il faudrait Âaénaydt ; kaêna même n’irait pas ici comme au Yesht XV. 28, à cause de la différence de construction. üCafné au n )ininatif pour le génitif est comme darayavus aux inscriptions cunéiformes et urvakhshaya auYt.XV.28.Le motputhrô devait être ici déplacé puisqu’il se rapporterait aÇyâvarshâna et à Aghraèratha ; cependant Huçrava ne peut être fils que d’un des deux. Il faut toutefois remarquer que ce mot est peut être interpolé, car le mètre est troublé. Il faudrait ici kaênayâi çydvarshânahê ou kainê, kaênê. Le vers suivant est également défectueux : agraèrathàhê ca naravahê. La variante agraèrathâica n iravâi ferait l’affaire.

Quoiqu’il en soit la modification proposée par Spiegel a, quant au sens, quelque chose de très satisfaisant. Il faudrait traduire alors « que Kava Huçrava le tue, lui fils, vengeur (vengeance) de Çyâvarshâna tué par violence, et d’ Aghraèratha. »

Page 452. Yesht X. 46. — Pavâo, protégeant, comp. le vieux persan pâva, dans khshathra-pâvan (Behistân III. 55) d’où Satrape.

Page 476. Yesht XII. 21. — Vimaidhîm ; opposé à karana ce mot ne peut signifier « extrémité. » C’est ce qui est entre le milieu et les limites.

Yesht XIII. 16. gaotema. — Quoique l’on puisse dire, l’explication la plus naturelle de ce mot et la plus satisfaisante est celle qui y voit le nom du gâutama bouddha et une allusion à la lutte soutenue par les mazdéens contre les bouddhistes ; que la forme gaotema ne corresponde pas phonétiquement d’ane manière exacte au mot indien cela ne fait rien à l’affaire. Il ne s’agit pas ici d’un mot dérivé par voie naturelle, mais d’un terme emprunté et transféré avant même d’avoir été écrit. Les Éraniens ont dit gaotema, comme ils le prononçaient, et c’était très naturel chez eux vu qu’ils n’avaient pas la diphthongue médiale âu ou n’en usaient que rarement.il s’agit donc ici des luttes, des controverses contre les bouddhistes répandus à l’est de l’Éran.

Yesht XV. 28. — « Que j’aille punir, » litt. : que j’aille châtiment à cause de mon frère U. ou vengeance de mon frère.

La sentence finale « Ainsi il est un seul chef, etc. » est une interpolation, une sorte d’antique formule qui représente le Gandareica comme « génie des eaux célestes probablement, les dérobant à la terre. » Peut-être cette formule était-elle censée apaiser sa colère. — Qui habite les eaux, Litt. : « subaquatique. »

Nyàyish I. 8. — Çaoke'Ja signifie brillant, couleur du feu et ne désigne le safran (si tant est qu’il le fasse) que comme épithète. Le mont çaokenta n’est donc point le mont de safran, mais le mont illuminé.

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