‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 85 sur 686 · IV- 9. Il y eut alors dix mois d’hiver et deux d’été · texte numérisé non relu

IV- 9. Il y eut alors dix mois d’hiver et deux d’été

10. Et ces (deux) mois sont froids pour les eaux, froids pour la terre, froids pour les plantes (®).

(') Voy. supra. A) p, 5. — Un lieu ; on pourrait traduire peut-être ; le sol, la terre.

(*) h'Airyana Vaêja; la terre productrice des Aryas, le berceau de la race aryaque se trouvait, selon l’opinion de Burnouf, au pied du Belourtagh entre le Yaxartes et l’Oxus (Comp. Minohhired, LXII. 13). Les auteurs persans la placent dans l’Atropatène au S. O. de la mer Caspienne, mais leur témoignage est des plus suspects, car ils ont transformé toutes les traditions aryaques. La montagne de» Dieux elle-même, est pour eux un mont de la Médie.

(*) Ou bien ; fut la première et la seconde (création) ; mais il y eut aussi un être opposé, trèsmeurtrier, etc. V. plus haut, B) p. 5. Tontce paragraphe se compose de trois lambeaux de commentaires avestiques primitifs cités dans la traduction et insérés ici par erreur de copiste.

(*) V. supra, C) p. 6. — Littéralement ; en destruction essentielle.

(*) V. Fargard II. § 44, note, page 19.

(®) Litt. : créa unechose hostile ; une opposition est équivoque et ne rend pas le texte. — Le meurtrier. Litt. : qui est la mort de beaucoup.

(") V. supra, D.) p. 6.

(®) Le Minokhired nous apprend qu’il s’agit ici des mois d’été (C. XLIV. 19,20). L’Arye était froide et peu fertile ; les Éraniens avaient dû l’abandonner. Mais elle restait à leurs yeux le berceau de la nation, la terre bénie vers laquelle se reportaient les souvenirs et les affections. Il semhlait donc à ces peuples, que ces contrées avaient dû être, à l’origine, riantes et fécondes ; Anro-Mainyus, seul, avait pu y apporter l’hiver et scs maux. C’est donc le berceau des Aryas transformé par l’imagination orientale en lieu légendaire et non un lieu mythique devenu terrestre.

VENDIDA».

11. Or (vient) le milieu de l’hiver, or (vient) le cœur de l’hiver.

12. Alors le froid envahit (tout), alors (surgit) la plupart des fléaux (*).

V- 13. J’ai créé le second des lieux et des séjours excellents (^) moi qui suis Ahura-Mazda :

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