‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 86 sur 686 · L’(animal) carnassier et (l’insecte) rongeur · texte numérisé non relu

L’(animal) carnassier et (l’insecte) rongeur

(') Le texte désigne ces effets de l’hiver qui entravent l’action de l’homme et rendent la terre stérile et morte en apparence (Compar. le néo-pers. Békhtan, impotentem reddere).

(*) Ou mieux encore: Le second des lieux... que j ai créé... (est) Gau, etc. Litt. : le second excellent des lieux... Le qualificatif zend indique une perfection de nature dont la religion mazdéenne est le principe et la cause.

(3) Sugdha. La Sogdiane, au S.-E. du Turkestan. — Gâu; nom du chef-lieu de cette contrée, ou peut-être du Polytimetus (le Kohik), fieuve qui traverse la Sogdiane et disparaît sous le sable. (Strab. XL II, 5; Q. Curt. VIL 10, init.-, Arr. anab. IV. 5. med).

(*) Insecte inconnu suçant le sang ou armé d’un aiguillon. Çkaiti., rac. skad. comp. dxxÇoj, lithuanien, kansti (mordre); goth. skatha'i Le nom pehlvi rappelle l'idée d’un scarabée (cf. korak). — Animaux à la mamelle : les veaux. Comp. lesser, dhayd.

(^) Mouru; la Merw actuelle du Khorassan, selon l’opinion reçue mais peu sûre. — La puissante {cûrem). Comp. çura, çùrala (sscr.) ; xüpoç, axopoç. Le pehlvi afzûr est ici Tadjeetif dont on trouve le comparatif afzartûr. — La sainte. La glose pehlvie prouve que ashava ne signifie pas seulement pur, mais aussi fidèle à la loi, qui en accomplit les œuvres.

(®) C.-à-d. l’injustice dans les comptes, contrats, etc. La traduction pehlvie porte: des jugements ondes comptes iniques ,pernicieux{c& qui pourrait être le sens)et non des bruits malveillants (Cf. Minokired XII. 12; XVIII. 3; XLI. 4, etc.; glose pehlvie du § 4.) Les §§ 3, 15. F. XIII, 6 et XV, ne se rapportent pas à la médisance comme on le prétend (Voy. ces passages.) — A vithusha comp. le sscr. vidushaka.

C) Bâkhdhi; la Balkh moderne du Khorassan, capitale de la Bactriane. Ces drapeaux élevés étaient peut-être la marque de la résidence du chef du pays. La seconde glose pehlvie, il est vrai, voit dans ces termes une indication des guerres fréquentes qu’entreprenaient les Bactriens, toujours prêts à tuer Vennemi ; mais le terme avestique indique plutôt des drapeaux dressés sur des tentes ou des tours.

(•) La glose pehlvie, assez obscure du reste, signifie, ce nous semble, que le pays de Bâkhdhi était exposé aux incursions des cavaliers ennemis (Cf. le sanscrit bharv attaquer et çad, çatru, ennemi). Les traducteurs asiatiques modernes voient, dans ces mots, la désignation d’insectes rongeurs. — A hravarem comp. bharv, manger et le grec uçadha, de uç ad, ronger.

TAROARD I.

VIII- 25. J’ai créé le cinquième des lieux, des séjours excellents, moi qui suis Ahura-Mazda :

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