‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 93 sur 686 · Yima est (établi) dans le port du pouvoir royal · texte numérisé non relu

Yima est (établi) dans le port du pouvoir royal

VIII- 20. Trois cents régions (^) échurent (en partage) au roi Yima.

21 . Et cette terre se remplit de troupeaux, de bêtes de trait(®), d’hommes, de chiens, d’oiseaux, de feux et de flambeaux ardents (®).

22. Aussi les troupeaux, les bêtes de trait et les hommes n’y trouvaient plus de place.

IX- 28. Or j’avertis (^) Yima (et je lui dis); Yima, éclatant de beauté, fils de Vivanhâo :

29. La terre est entièrement couverte de troupeaux, de bêtes de trait, d’hommes, de chiens, d’oiseaux, de feux et de flambeaux ardents.

30. Les bestiaux, les bêtes de trait et les hommes n’y trouvent plus de place.

X- 31. Yima donc s’avança à la grande clarté (du jour) à l’heure de midi(®), suivant la route du soleil.

(') Dépérissement. La glose pelilvie indique que ce mot désigne tout ce qui s’altère par la vieillesie, l’usage, etc. L’édition de Westergaard contient ici un passage interpolé et obscur, ainsi conçu: «Il dit le même Manthra que le deva. «Nous honorons le Fravashi de Yima, fils de Vivanhâo, pur; après cela que les devas (soient) sans commandement, sans puissance sur les moy'telsl » Aussitôt il fit périr (le deva) par sa parole, (sa langue), par ce manthra il l’accaMa, par ce manthra il le fit périr. » Ce passage semble un fragment d’un récit de lutte semblable à celle de Gosht-i-Frgâno et du sorcier.

(*) Windischmann traduit: ran; Spiegel, lance; Justi et Kossowicz, charrue. qui nous détermine à admettre ce dernier sens, c’est l’usage que Yima fait de cet instrument au § 127, et surtout le mot néo-persan çupâr, soc de charrue.

(3) Ou bien au plus haut point (néo-persan barîn \ pehlvi, id. Voy. § 54 de la version.)

{‘) Rien n’indique la mesure dont il est ici question ; il serait plus exact de dire 300 terres. Toute autre est la version pehlvie : « trois cents années vinrent pour le royaume de Yima, c'est-à-dire se terminèrent, leur point extrême s’acheva. » Les §§ 35-41 semblent nous donner raison. Cette progression (3,6,9) avait aux yeux des Éraniens une vertu magique.

(^) Comp. le néo-pers. satar, hustar, etc.; sscr. sthurin', germ, stiur, steor.

(®) Il s’agit probablement ici des autels du feu. Ahura-Mazda veut insinuer que son culte était déjà en honneur à l’origine du monde. 11 nous était impossible de suivre ici le texte de Spiegel; trop abrégé il dénature l’ensemble des faits. Les §§ 28-36 doivent donc être répétés trois fois.

(") J’avertis. Dans la version pehlvie ce sont les animaux et les hommes eux-mêmes qui avertissent Yima, qui, selon la glose le sollicitent, ont recours à lui pour qu'il les aide. Mais on ne peut admettre que Yima ait eu ce pouvoir de lui-même ; le texte se refuse à cette interprétation.

(®) Et nou : vers le midi ; cette indication ne coïnciderait pas avec la suivante. Nous pouvons ainsi

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