SCÈNE IV
RAISINET, USA
USA- Elle entre ea frelf*aut l’elr de l'AiatanadriM.
Re|«?s«i, rejMise,
Rt-passcx, ropuise,
Re-piAK-z, rtpaite.
Repasse* demain.
RAISIMBT.
Ah! bon ! c'est Lisa! Ilestditqnejc ne déjeunerai pas ce matin.
LISA , cntraiit.
Tiens! c'est M. Raisin -t; bonjour monsieur Raisinct.
RAISINET
D’où venez-vous donc ainsi avec votre panier?
USA
Ma triste position.de blanchi*.* use m'oblige à me rendre tous les matins dans les chambres de garçon... c est bien humiliant!
HAKIKKT.
Oonsolet-vous !
USA
Ce matin je suis allée reporter deux cents faux-cols à un jeune Polka qui inc les avait demandes Aujourd’hui sans faute.
RAISINET
Je trouve la demande de cols.. . forte !
LISA
Ou* voutez-vous, monsieur Raisinct, on b’anrhit où l’on peut quand on nuque ça pour vivre et pour soutenir un vieux père.
IIAMMMT.
C'est vrai que vousavraétébien malheureuse vooset votre père?
LISA
Hélas ! Raisinct ! non* ommm été un jour, quatre jours sans manger, et la veille, nous u'avions pris qu’une brioche d’un sou, avec un verre d'eau... Et elles ne sont pas fortes lea brioches d'un sou !
RAISINST.
Triste! triste! triste!
LISA
i.’e»t une Uui< niable histoire ! un jnnr...
RVISINET.
Je ne vous demande pas l’histoire, mais ça ne fait rien, narrez-U toujours.
USA
Un jour un invalide de notre connaissance nous invite à partager sa ration, ça se trouvait doutant mieux que nous n'avions pas un radis à nous mettre sou* la dent? ca n était pas gai liiez!.. Nous omis dirigeons donc vers le dôme en question à pied, comme des insectes cl sans parapluie. Il pleuvait a tetiauùje dis scientix avec intention; pour que vous lie confondiez pas avec un village si je disais sceaux.] Enfin rions arrivons, trempes comme ries éponges et nous demandons à la cuisine noire amphxti iun. Le père Croûte an Pot? nous répond une jambe de bois qui gâchait serré un plat d'épinards, il ne dire* pas chez lui. Jugez de la ta le! Je remorquai mou père sous mon bras, et nous revînmes pédestremeot; il pleuvait toujours... ce n’était j»as gai, allez !. . dont avions l’estomac creux, nous primes un verre d'absinthe .. nous nom. embrassâmes rt nous nous conciliâtes .. Le lendemain, neu- n'avions pins film du tout!, vous viulesà la iwaâ"i) ; il vous restait trois francs s *i\an:e-quinze, je vous ks empruntai... je m'établis blanchisseuse de lin., et voilà.
tic récit esi poignant !... Mais rassurez-vous vos jours de débine vont enfin cesser,