‹ Aviation ou Navigation aerienneChapitre 12 sur 36 · MOYENS PRATIQUES · texte numérisé non relu

MOYENS PRATIQUES

AVERTlSSEMEVr. Avant d'aborder la délicate question d’argent avec les détails qu’elle me parait comporter dans la situation actuelle , — • avant de parler du bon emploi d’un capital d'estai que , dans une première hypothèse , je suppose composé de vingt mille actions de cent francs intégralement versés, quittes et nettes de tous frais de publicité, de perception, etc... (sans repousser , bien entendu , des bases encore plus larges et conséquemment plus eflicaces) — il m’importe au plus haut point de répéter ici , — pour ne contrarier les vues, les projets, ni les combinaisons utiles de qui que ce soit , — que les propositions émises dans le présent chapitre n’émanant que de moi seul,

A l’exposé des Moyens pratiques , encore plus s’il est possible qu’à tout autre passage de ce livre , s’applique la profession de responsabilité toute personnelle que j’ai faite très-explicitement page 68 ci-dessus.

Je ne veux que servir la grande cause , dans la mesure de mes forces ; et il en est de mes idées sur la combinaison financière comme de toutes les autres. Je les donne pour ce qu’elles valent avec l'espoir qu’elles peuvent être utiles , ne serait-ce qu’à conduire, selon mon désir ardent , à faire trouver des idées meilleures.

8 1. - Du Cspitol d’CMUi et de «on emploi.

Question d’argent, oui, mais à deux conditions pourtant ; savoir : d’une part , que cet argent soit en < quantité suffisante , ce qui est presque une na'iveté , *

mais qu’on ne saurait dire assez haut ; — et , d’autre part, qu’il soit bien administré.

Les deux tiers des affaires industrielles qui périssent , périssent par malversation ou gaspillage , et plus souvent encore par défaut d’ordre , de méthode, en un mot d’intelligence.

Donc : intelligence et probité , ou insuccès même avec plus d’argent qu’il n’en faudrait pour l’opé^ ration.

Je vais examiner successivement la question de l’emploi des fonds , sur trois bases différentes :

l'' En supposant le capital d’essai de deux millions;

2” En le supposant d’un million ;

3" En le supposant de cent mille francs.

8 U. — Première hypetbèse.

( Deux millions et deux ans au plus ).

La première hypothèse , d’après laquelle on opère à coup sûr, est celle que j’ai constamment indiquée en évaluant la somme convenable au prix d’un îlot de maisons , — et non certes d’un grand îlot , — dans un des nouveaux quartiers de Paris.

Avec deux millions , à partir du jour où , le capital étant souscrit , les premières commandes ont pu être faites aux constructeurs , j'estime qu’il ne faut pas plus d’un an pour obtenir les résultats conduisant à la fondation d’une colossale compagnie d’exploitation.

Mais attendu : 1® Que l’organisation intérieure de , l’administratioi> demandera au moins trois mois, et 2° qu’il fautfaire une part aux retards par force majeure, je raisonnerai sur deux ans pleins à partir du Jour où les deux millions seraient souscrits, opération intérieure à celles que je me propose d’examiner.

La loi française , objecte-t-on , ne permet pas l’émission d’actions de moins de cinq cents francs. S’il n’est pas possible de faire autrement , l’œuvre étant internationale, le siège nominal de la Compagnie d’Aviation sera transporté à l’étranger.

J’établis pour commencer le budget des dépenses ;

J’indiquerai ensuite sans chiffres le budget des recettes que devra ou que pourra faire la société.

Budget des dépenses.

Page 1