‹ Aviation ou Navigation aerienneChapitre 7 sur 36 · Ü AVIATION · texte numérisé non relu

Ü AVIATION

A nies spirituels confrères et amis , raille remercîments joyeux.

Enfin, le 4- octobre , l’infatigable Nadar exécutant à la lettre son programme, a fait sa première ascension triomphale avec le ballon le Géant , qui , — ne nous*lassons pas de le répéter, — n’est pas le but, mais le moyen, ou du moins l’un des principaux moyens choisis pour parvenir à la réalisation de la machine hélicoptère.

Le même jour paraissait le premier numéro du journal l’Aironaute , dans lequel se retrouve le Manifeste de l'automotion aérienne, document capital pour les annales de l'Aviation. Tiré à plus de cent mille exemplaires , fondé et dirigé par Nadar, l’Aéronauie est l’organe du grand progrès auquel tous nous sommes voués.

Le 18 octobre eut lieu une deuxième ascension non moins belle que la première *.

La manifestation et la vulgarisation en éiaientlà , lorsque la première édition de cey),uvrag^fut livrée au public. Les approbations etjes adhésiôusJes plus chaleureuses nous étaient données de toutes parts. Nadar, M. d’Amécourt et moi, ^ nous "en recexions sans cesse , chacun de notre côtéT

M. Le Sire-Fruger, inventeur du*plus grand mérite, doit être signalé parmi les habiles praticiens qui

< Voir la note E, — Ascensions du Géant.

ont offert à Nadar les fruits de lenr expérience et de leurs travaux.

L’un des plus savants correspondants de l’Institut, M. Séguin aîné qui, digne d’être allié par le sang , comme il l'est en effet, à la glorieuse famille* des Montgolfier, s’est longuement occupé de la question et a fait, de son cdté, des expériences très-sérieuses, écrivait, après la lecture de la Conquête de l’air par M. d’Amécourt , une lettre louangeuse.

Avec la grande autorité de son grand nom et des innombrables services qu'il a rendus à l’industrie française par ses inventions et l’application de ses travaux mécaniques , il déclare que l’auteur de la brochure raisonne parfaitement , est dans le vrai et suit la bonne voie.

L’illustre baron Séguier, l’un des juges les plus compétents que nous pussions trouver, s'est prononcé dans le même sens, après avoir pris la peine de venir visiter notre petit atelier.

Heureux et fiers d'être encouragés par de tels maîtres, comment aurions-nous pu nous douter du mal que ferait à nos idées la voix d'un seul contradicteur, celle du rédacteur du journal obscur qu’à la page t34 ci-dessus je me suis abstenu de nommer. Mais .son journal naissant est distribué dans les bureaux de plusieui-s journaux très-importants , tant d e Paris que de province. Ces journaux ont reproduit, sans contrée suffisant, tout ce qu’il lui a plu de dire.

Me voici donc réduit à réfuter l’article blessant du 6 août parla citation textuelle d'un article élogieux, du 7 mai précédent, sur même sujet, sorti de la même plume , et inséré par le même journal . Ce document récréatif et curieux à tous égards donne lieu aux notes H et H bis ajoutées à la fin du présent volume; je les recommande à l’attention imparlialem lecteur.

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