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Voilà l'argumeDt par exceH^peë mistes ne peuvent guère objecter pratique d’une progression wpissai^e ;>
— S'il vous faut, disent^i^:, une macl^|i^JuE mille chevaux , dans un niégalornis,égalo|^#(raf nous serons bien avancés !
Pourquoi pas la machine aérienne ^dn père Galien, qui dans son art de jMviguer, airs ^ se sert d'un vaisseau plus long et que la ville d’Avignon ? \
M. Liais, calculant sur une force d’un vapeur, résout par l’affirmative la question bilité ; — d’après mes calculs élémentairesf^]|te propose d’enlever 1,000 kilogrammes au miHiij^iil|i| avec un système pesant en tout, moteur et orgalK^ 800 kilog. au maximum ; — plus tard, j’ai cru^p|^ voir conclure de nos expériences d'allégement force de quatre chevaux suffirait.
En conséquence^, M.ÿLiais peut doubler et nous six avant de dépasser les limites imw Si aj} par les lois du bon sens, attendu qu’une macfa^^^É 128 chevaux n'a rien d’effrayant et serai|ÿ«||B légère proportionnellement à la force qu'elle merait au navire aérien. ^
Et pour vider tout de suite une oÈje(^m^H| dente, relativement à la grandeur exagérée'
1 Avignon , 17.S'-1757
isa
raient les hélices d’ascension d’une aéromolive de 128 chevaux, c’est le cas de rappeler la possibilité d’ employer plusieurs mAts et plusieurs rangs d’hélices de longueurs manœuvrables.
Du reste, je me rallie aujourd’hui avec la conviction la plus profonde, et tous mes lecteurs, je suppose, en feront autant, — à l’opinion mathématique de M. Cabinet qui, — dans son bulletin scientifique du 10 octobre 1803, — s’exprime en ces termes :
« D’abord , il faut que vous sachiez qu’un poids a quelconque, un homme, si vous voulez, abandonné » à lui-même, et non soutenu, descend de cinq » mètres en une seconde par l’effet de la pesanteur. » Ainsi, un mécanisme qui monterait un homme de » cinq mètres par seconde le soutiendrait en l’air, et » si ce moteur avait assez de puissance pour le hisser » de six mètres par seconde, comme la pesanteur ne a l’abaisse que de cinq mètres, il lui resterait pour B s’élever une vitesse de un mètre par seconde. C’est B deux fois la vitesse de la promenade ordinaire. Cet a bomnie monterait donc continuellement à raison B d’une vitesse double de celle d’un promeneur. Voilà » qui est clair.
a II nous reste à trouver un moteur suffisamment a fort et à lui donner dans l’air même un point d’appui a pour exercer sa force. La vapeur fournira facilea ment ce moteur et l’hélice le point d’appui. Examia nons.
» Toutes les lenlalives qu’a faites l’homme pour » s’élever par sa propre force ont été saus succès. La » mécanique l’aurait dit d’avance. En effet, la force » d’un cheval suffit pour élever le poids d’un homme » de forte stature (75 kil.) de un mètre en une » seconde. La force de l’homme est au plus le quart » ou le cinquième de celle du cheval. Donc en une » seconde , la force de l’homme ne monterait son » propre poids en une seconde que d’un quart ou d’un » cimjuième de mètre. Or, la pesanteur, dans le B même temps , abaisse de 5 mètres le corps de » l’homme et généralement tous les corps pesants. Il » faudrait donc supposer un homme ayant vingt ou » vingt-cinq fois la force d’un homme ordinaire pour » que sa force bien employée pût le soutenir dans » l’air. Il y a donc impossibilité mathématique de » voler pour l’homme, et il faut qu’il ait recours aux » moteurs auxiliaires. Ceux-ci ne lui manquent pas , » et tout le monde pense de suite à la vapeur. Mais 1 ) attendons.
O Si le lecteur, tel agile qu’il soit, veut bien se D mettre au bas d’un escalier ou d’une colline » en pente convenable et que partant du repos, sans » prendre d’élan par la course, il voie avec une montre » à secondes de combien de mètres il montera dans un » temps donné et, par suite, de combien dans une » seconde, il verra qu’il est bien loin de monter de » cinq mètres. Cela reviendrait, comme je l’ai déjà
» dit, à escalader les tours de Notre-Dame en douze » secondes qui font la cinquième partie d’une minute.
» N’oublions pas que MM. de Ponton d’.Amécourt et J) de la Landelle, avec de petits ressorts moteurs , » ont enlevé et soutenu de petits poids à une petite » hauteur pendant tout le temps que durait l’action » de ces ressorts. Il ne reste donc plus, comme il vient » d’être dit tout à l’heure, qu’à se procurer un » moteur suffisant pour élever de 5 mètres en une » seconde les 75 kilogrammes qui font plus que le » poids d’un homme ordinaire, et si nous mettons un » poids pareil pour la machine et le combustible , » nous n’aurons qu’à doubler cette force.
» Puisque la force d’un cheval élève le poids d’un » homme de un mètre en une seconde, il s’ensuit » qu’avec la force de cinq chevaux , ce même poids » serait soulevé de cinq mètres et, par suite, soutenu » en- l’air. Avec une force de dix chevaux, l’homme » et la machine seraient soutenus. Est-il donc bien » difficile de se procurer cette force au moyen de la » machine à vapeur?
» Nullement. Tout le monde sait qu’au travers d’un » mètre carré desurface, dans lesmachinesordinaires » et à basse pression , il passe a.s.sez de chaleur pour » engendrer la force d'un cheval. Donc avec un » cylindre de fer qui aurait dix mètres carrés de sur- » face, on aurait la force de dix chevaux, et le poids O de ces dix mètres carrés en fer mince serait d’en-
» viron 75 kilogrammes. En mettant plusieurs cn- » vcloppes cylindriques les unes dans les autres,
» on aurait facilement dix à douze chevaux de » force; avec un générateur de vapeur égal en » grosseur et en hauteur à celles d’un homme et à » haute pression, ce serait beaucoup moins. Donc » toujours, non seulement po.ssibilité, mais même » facilité d’exécution.
» Pour les premiers essais , un combustible de » choix , comme l’alcool ou le pétrole, pourrait être U employé. Mais ce sont des détails. »
D’après tout ce qui précède, la saine logique et la bonne foi s’accorderont à reconnaître que la question vitale de la force motrice n’est encore, comme toutes les autres , qu’une affaire d’argent.
Mais ce qu’un simple particulier ne peut tenter sous peine, comme Dallery, de se ruiner sans avoir accompli son projet , ne sera pas une difficulté pour une compagnie disposant d’un capital d’essai suffisant.
En effet , cette compagnie fera d’abord exécuter une machine de quelques chevaux qui , si elle ne s’enlève pas, s’allégera nécessairement comme s’allégèrcnt notre appareil à bras d’homme pourvu d’ailes de deux mètres et notre premier cylindre à vapeur muni d’ailes d’un mètre, et enfin comme s’allégc la jolie petite machine de M. de Ponton d’Amécourt. — Ceci n’est pas contestable.
Considérée comme objet d’études, la première machine servira de point de départ pour la construction d’une machine de force double ou triple, dont la légèreté relative aura sensiblement augmenté. — De là des calculs comparatifs , excellentes données pour poser nettement les proportions de la machine dclinitive.
Il est dans l’ordre des probabilités les plus vraisemblables que trois essais successifs conduiront au but , dont on se serait chaque fois de plus en plus rapproché.
Mais fallût-il un quatrième, un cinquième effort, une compagnie d'essai , procédant avec un capital équivalent, comme je l’ai déjà dit par deux fois, au prix d’un ilôt de maisons, pourrait aisément en supporter les frais, en vue du gigantesque résultat qu’il s'agit d'atteindre.
Hnfiu , une compagnie, aussi riche que je la suppose, ne saurait reculer devant l'emploi des matériaux les plus chers et les plus précieux, ce que n’osera jamais faire un simple particulier.
Ce mode de procéder n'est pourtant pas le seul ,