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CANARDS DOMESTIQUES

lement et adoptent sans paraître en souffrir la façon de vivre des autres canards de nos basses-cours, si toutefois, est-il nécessaire d'ajouter, on leur enlève toute velléité de voyages lointains, par Véjointage, Ils ne s'accouplent que rarement

Fig. 120. — Canard sauvage à col vert.

avec eux. Le canard sauvage est en effet monogame, et ce n'est que lorsque sa femelle couve qu'il en adopte une autre. L'accouplement avec une des races domestiques ne se fait qu'autant que la différence de taille n'est pas trop grande et qu'il n'y a en présence que des mâles d'une espèce et des femelles de l'autre espèce. 11 ne présente d'ailleurs pas beaucoup d'intérêt, car, si le Canard sauvage est un excellent gibier, sa chair ressemble beaucoup à celle des canards domestiques lorsqu'il vit comme eux dans une basse-cour ; il n'en résulte, du reste, qu'un métis de moindre volume, moins précoce, donnant un moins grand nombre d'œufs.

Canards domestiques.

En raison de leur adaptation facile à l'existence des hôtes de nos basses-cours, les différentes espèces et races de Canards sauvages se sont, au cours de leurs pérégrinations, accouplées de temps à autre avec les races déjà modifiées par la domestication et ont ainsi contribué à uniformiser leurs caractères

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et à détruire les effets de la sélection naturelle. Les races communes de canards, dont certains auteurs ont fait le groupe des canards barboteurs, présentent des individus trop dissemblables, même considérés en un seul endroit, pour que leur étude ait quelque intérêt. Seules, les races qui ont été l'objet d'une sélection suivie, dont les caractères sont bien définis, dont les qualités et les aptitudes sont héréditaires, méritent de retenir Tattention.

Canard de Rouen.

Le Canard de Rouen est le canard domestique le plus modifié et le plus perfectionné. Son volume est énorme; son corps est non seulement large et épais, mais surtout très long et porté presque horizontalement.

Son nom lui vient de la ville de Rouen, aux environs de laquelle Télevage des canards a toujours été fort pratiqué et a acquis une réputation universelle.

Les Anglais, qui sont fort enclins à croire que toutes les races perfectionnées ont été obtenues par eux, n'hésitent pas à affirmer que ce nom de Rouen est une dénomination erronée qui dérive de roan, couleur rouanne, ou de rowan, nageur. Nous reconnaissons bien volontiers que ce sont des éleveurs émérites, mais nous leur contestons le monopole de la science de l'élevage et du perfectionnement des animaux. La race de Rouen est non seulement d'origine française, mais le perfectionnement dont elle a été l'objet, surtout durant ces trente dernières années, a été obtenu par des éleveurs français.

On distingue deux variétés dans la race de Rouen : la claire et la foncée. C'est à tort que l'on désigne la première par les noms de Rouen français et la seconde par les noms de Rouen anglais. Cette dernière a été obtenue, tout autant que la première, en France. Les Anglais l'estiment beaucoup et lui accordent dans leurs élevages une place aussi grande qu'à la race d'Aylesbury ; ce n'est pas une raison suffisante pour dénier tout mérite à nos meilleurs éleveurs.

La race de Rouen a le grand avantage sur les races à plumage uniformément blanc de permettre la distinction des

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