EXEMPLES DE RATIONS DE PRODUCTION
10 De H gr. de blé et 5fif',4 de sang desséché. 2^ — 13 — — et 4ff^",8 de farine de viande. 30 __ 14 d'avoine et 5k%8 —
40 — 12 — de blé et 20 gr. d'insectes.
La ration d'entretien se trouve ainsi augmentée seulement d'environ un cinquième et peut évidemment être ingérée plus facilement que cette ration formidable de grains seuls dont nous avons précédemment montré l'absurdité.
La ration du quatrième exemple ne peut cependant être facilement ingérée, non parce que son volume est trop grand, mais parce qu'il est très rare qu'une poule puisse trouver 26 grammes d'insectes dans une'journée.
La faible production d'œufs n'a pas, le plus souvent, d'autre cause, même dans les exploitations agricoles, que la pénurie d'insectes . On a beau faire de larges distributions de grains sans compter, elle reste proportionnelle à ce que les volailles peuvent ingérer d'insectes. Sans une distribution d'aliments d'origine animale, il n'y a pas de production intensive d'œufs qui soit possible .
Avec les grains seuls, on provoque, par l'excès des matières hydrocarbonées, l'engraissement des poules pondeuses, et le lymphatisme qui en résulte entrave l'activité de l'ovaire. C'est ce qui arrive bien souvent dans les fermes.
Est-il possible que des rations analogues à celles qui précèdent, mais établies pour une production de 15 œufs du même poids en vingt jours ou en quinze jours puissent être ingérées? Assurément oui, mais non sans danger, surtout si elles le sont d'une façon constante. Les sujets susceptibles d'absorber et de digérer d'emblée de telles quantités sont plutôt rares, même dans les races dont l'aptitude à la ponte est la plus développée. Il est nécessaire de les amener graduellement à recevoir une alimentation intensive.
11 est indiqué, pour cela, de donner avant le commencement de la ponte des aliments relativement volumineux, comme l'avoine et le maïs, puis de les remplacer à ce moment par le petit blé, de substituer ensuite, à une partie de la ration, du chènevis, du sang desséché ou de la farine de viande, et d'en augmenter progressivement la proportion.
Ch. Voitellier. — Aviculture. 21
362 FOiNCTIONS ÉCONOMIQUES.
Importance des aliments minéraux,
La production des œufs nécessite le passage dans l'organisme des oiseaux d'une quantité de matières minérales relativement considérable.
11 n'est pas sans intérêt pour l'éleveur de savoir jusqu'à quel point et dans quel cas elle peut être insuffisante.
La formation de la coquille en exige la plus grande partie, environ 120 grammes pour un kilogramme d'œufs; celle du jaune et du blanc seulement 6«^,1 pour la même quantité.
La quantité de carbonate de chaux contenue dans les coquilles seules est en moyenne de 0,937 X 120, soit 112k'*,4. Les phosphates représentent de leur côté 0,75 X 120, soit 08'^,90.
Y en a-t-il suffisamment dans les rations habituelles, ou même dans celles que nous avons données en exemple?
D'après MM. Mûntz et Girard, les quantités de chaux et d'acide phosphorique contenues dans les graines données habituellement aux volailles sont les suivantes :
Acide phosphorique. Chaux.
Blé 0,82 0.06
Avoine 0,55 0,10
Maïs 0,55 0.03
Sarrasin 0,60 0,10
Avec une ration journalière de 120 grammes de blé, on fournit en 25 jours à l'organisme de Ja poule pondeuse 20s'',5 d'acide phosphorique équivalant à 44 grammes environ de phosphate de chaux. Il est donc de toute évidence que les grains usuels, quels qu'ils soient, apportent assez d'acide phosphorique. En est-il de même de la chaux ?
La même ration n'en procure pendant le même laps de temps que0,06 X 120 X 25 : 100, soit ls^80 équivalant à 3«^,2 de carbonate.
11 manque donc, pour satisfaire à la production de 15 œufs pesant 1 kilogramme, environ 109e^'',2 de carbonate de chaux (112,4 — 3,2). Avec la môme ration d'avoine, il n'en manquerait
dbyGoogk