MARQUAGE POUR RECONNAITRE L'ÂGE
Dans la plupart des exploitations agricoles, le médiocre rendement de la basse-cour a pour cause première la difficulté que Ton éprouve à prendre les volailles. On peut cependant obvier d'une façon bien simple à cet inconvénient.
11 sufQt de posséder une épuisette du genre de celles qu'ont les pécheurs pour soulever hoi*s de l'eau les poissons accrochés à leur ligne, mais plus large, à filet beaucoup plus long, rétréci vers son fond, et à monture plus sohde.
Les dimensions à donner au filet, que l'on fait avec de la ficelle ou du fil fouet, sont 70 centimètres de longueur et 50 centimètres de diamètre à son extrémité ouverte ; le cercle de fer sur lequel il est monté peut avoir de 6 à 8 millimètres d'épaisseur et le manche doit avoir 1™,50 à 1",70 de longueur et de 3 à 4 centimètres de diamètre.
Pour s'emparer des volailles, on s'approche de celles-ci et on pose tout d'un coujp l'épuisette dessus ou bien on la présente brusquement sur leur passage au moment où elles fuient et de telle façon qu'elles s'y engagent; il suffit alors d'appliquer l'orifice sur le soi.
C'est excessivement simple et facile et, comme les volailles ne sont jamais ainsi abîmées comme cela arrive en les attrapant à la course ou dans un local où elles se sont réfugiées, on ne conçoit pas pourquoi cet instiximent si utile est si peu répandu.
Marquage pour reconnaître Vâge,
Pour reconnaître l'âge des volailles, il est nécessaire de ne pas chercher à le faire uniquement d'après les modifications qu'il apporte. Si bon praticien que l'on soit, on s'expose à des méprises.
De tout temps, on a essayé de marquer les volailles; on leur a coupé certaines plumes, on leur a percé la membrane interdigitée, on leur a entouré les tarses d'un ruban de couleur, mais ces procédés ne sont pas très faciles à exécuter ou réclament surtout un temps assez long.
On fabrique maintenant des sortes de bagues en celluloïd qui rendent de très grands services parce qu'elles sont
faciles à poser, ne perdent pas leur teinte et ne gênent pas les oiseaux, même lorsqu'on les leur a mises avant l'achèvement de leur croissance et que leurs tarses grossissent. On en fait de différentes couleurs, de telle façon que Ton peut voir l'âge des oiseaux qui les portent si l'on a soin de n'employer que des bagues d'une couleur par année.
Fig. 137. — Bague en celluloïd.
Fig. 138. — Façon de poser une bague en celluloïd.
Elles se posent autour du tai'se comme si on passait une clé dans un anneau porte-clés. 11 y en a de plusieurs calibres pour pouvoir les poser sur des pattes de grosseurs différentes. Bien ajustées, elles ne sont jamais cassées.
Moyens d* empêcher les oiseaux de voler.
On doit aussi empêcher bien souvent les oiseaux de voler, notamment les poules des races de petite et moyenne gros-
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MOYENS d'empêcher LES OISEAUX DE VOLER. 385
seur, les pintades, les canes de Barbarie et de Labrador, les dindes, etc., pour éviter qu'ils ne passent par-dessus les clôtures des propriétés ou ne se perchent sur les arbres et sur les toits.
On y parvient facilement en liant solidement avec une ficelle six à sept des rémiges primaires les plus externes appartenant à une des deux ailes. On peut aussi les couper ou les arracher, mais ces différents moyens ne présentent pas beaucoup de garantie et il arrive fréquemment que l'on perd les oiseaux que l'on estime le plus, soit parce que la ficelle s'est rompue, soit parce que les plumes enlevées ont été remplacées par d'autres.
Pour obvier à ces inconvénients, on peut éjointer les oiseaux, c'esl-à-dire amputer la main sur laquelle les rémiges primaires sont placées. La section doit se faire au milieu de la première phalange ; il est inutile de l'enlever complètement.
Cette opération se fait facilement avec de forts ciseaux ordinaires ou avec un sécateur, ou encore avec un ciseau à bois. Dans ce dernier cas, on fait placer, par un aide l'extrémité de l'aile bien à plat, la face interne apparente, sur une table ou un billot; on pose le fer du ciseau entre la septième et la huitième rémige primaire, comptées à partir de l'extréniité de l'aile et, par un coup de marteau appliqué sur la tète du ciseau, on opère la section de l'extrémité de l'aile.
Il en résulte une légère hémorragie qui est sans danger pour l'animal et que l'on peut d'ailleurs arrêter instantanément par une cautérisation avec un fer rouge ou avec du perchiorure de fer.
Les oiseaux ne paraissent jamais souffrir de cette opération, qui ne doit évidemment être faite que sur une aile pour que l'équilibre soit rompu.
En laissant, comme nous l'avons indiqué, une partie de la première phalange de façon à conserver deux ou trois rémiges primaires, on ne dépare aucunement les oiseaux.
Beaucoup de personnes hésitent cependant à faire une
opération aussi peu grave. 11 y a d'ailleurs des cas où l'on
ne cherche qu'à priver momentanément les oiseaux de voler,
notamment les faisans et les perdreaux dont on veut favoriser
Gh. Voitellier. — Aviculture. 22
la reproduction en les plaçant dans de grands enclos non cou verts de grillage, plutôt que dans des parquets étroits.
On peut alors se sevw'iv d'entraves, qui laissent aux animaux toute liberté d'allure, mais ne leur permettent pas de s'en-
Fig. 139. — Entrave Voitellier.
a, b, chaînette; c, porte-mousqueton; rf, e, chaînette garnie de peau.
voler. Elles consistent en une petite chaînette formant bracelet et munie d'un porte- mousqueton destiné à recevoir
Fig. 140. — Aile droite relevée pour montrer la position de l'entrave.
les deux extrémités d'une chaînette j^arnie d'une peau souple.
Pour poser ces entraves, on introduit six ou sept rémij^^es