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DIPHTÉRIE

on en badigeonne énergiquement le bec, une grande partie de l'œsophage et l'entrée de la trachée. Une grande plume de l'aile est à ce point de vue le meilleur pinceau dont on puisse se servir; en l'enfonçant et en la tournant alternativement à droite et à gauche, on enlève une grande quantité de fausses membranes. La cautérisation est ainsi plus efficace qu'avec un pinceau.

La teinture d'iode, préconisée par M. Pierre Mégnin, nous semble devoir être réservée, de même que le pétrole pur et le nitrate d'argent, au traitement des plaies ou des tumeurs apparentes de nature diphtérique, en raison de leur trop grande énergie qui ne permet pas de les employer en abondance et de les répartir également sur toute la surface ulcérée ou pouvant l'être. Le mélange d'huile et de pétrole peut, au contraire, y être porté en grande abondance.

M. Loir a cherché à immuniser les oiseaux de basse-cour contre la diphtérie par une , inoculation à deux reprises d'une culture atténuée du microbe spécifique. D'après Nocard, les résultats obtenus auraient été, non point négatifs, mais même désastreux. Nous ignorons qu'il ait été fait emploi de ce procédé avec succès par des praticiens.

M. Guérin, de l'Institut Pasteur de Lille, a recommandé à nouveau, et tout récemment, la double inoculation d'un virus atténué. Il n'est pas encore possible de se prononcer sur sa valeur.

Au point de vue pratique, un traitement curatif consistant en une inoculation de sérum, analogue en un mot à celui de Roux et Behring pour la diphtérie humaine, présenterait le plus grand avantage ; il reste malheureusement encore à trouver!

Les mesures prophylactiques les plus recommandables sont: l'isolement des sujets atteints, une désinfection fréquente des poulaillers et pigeonniers où la maladie a sévi, ainsi que de tous les ustensiles servant à distribuer la nourriture ou la boisson des oiseaux. Il faut en outre éviter l'introduction directe, sans quarantaine préalable, d'animaux provenant d'autres basses-cours.

Pour les pigeons, il y a lieu d'éliminer de la reproduction

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tous ceux qui ont été atteints, ou tout au moins leur retirer leurs petits dès leur naissance, la maladie ayant de grandes chances de leur être communiquée dès la première becquée.

Tout ce qui est de nature à éviter la présence du microbe si redoutable ne suffisant pas toujours, il est indiqué de ne pas lui procurer un terrain convenable à son développement. Toute inflammation des muqueuses nasale et buccale due à un refroidissement pouvant devenir funeste, on veillera à ce que la température des logements ne dépasse pas 16<» à 18» C. quand celle de l'air extérieur est au-dessous de 10<». De plus, l'état de misère caractérisé par la maigreur et la présence de parasites est à éviter parce qu'il est éminemment favorable au développement de toute maladie.

Tuberculose ou phtisie.]

Cette maladie existe chez les oiseaux comme chez l'homme et nos grands animaux domestiques. Elle est peut-être moins fréquente, mais nous l'avons constatée dans des situations très diverses ; nous l'avons vu sévir aussi bien sur des oiseaux vivant en liberté dans des exploitations agricoles, que dans des parquets d'amateurs.

La propagation de la tuberculose aviaire des oiseaux aux mammifères et celle des mammifères aux oiseaux ont été l'objet de nombreuses discussions scientifiques. A la suite des expériences de Straus, Wurtz et Gamaleia, on admit que la transmission ne se faisait pas, et qu'il y avait des tuberculoses distinctes. Celles de MM. Cadiot, Gilbert et Roger montrèrent qu'il pouvait cependant y avoir une demi-contagion, c'està-dire que la tuberculose humaine, par exemple, pouvait donner des lésions tuberculeuses chez les poules, mais que les microbes de celles-ci n'avaient plus une virulence assez grande à l'égard des oiseaux de la même espèce.

On reconnaît les oiseaux atteints de tuberculose à leur tristesse, à leurs plumes ternes et surtout à leur maigreur excessive, quelquefois aussi à une boiterie assez intense ; ils sont souvent atteints d'une diarrhée qui agglutine les plumes

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